Chapitre XIV - Confrontation (partie 1)

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Un immense merci pour vos commentaires très positifs sur le dernier chapitre !

Bonne lecture !

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« Drago ? J'ai reçu un hibou de ma mère, elle me demande ce que tu préfères entre du poulet de l'agneau. »

L'intéressé releva la tête du journal qu'il lisait. Astoria Greengrass venait de se planter sur le seuil du salon, tenant un parchemin entre ses mains. Face au regard vitreux de son petit ami, elle agita la feuille.

« Pour samedi ! Elle désire avoir ton avis, elle n'arrive pas à trancher ! »

Drago haussa un sourcil.

« Mais de quoi tu parles ?

- Le repas de samedi, répéta Astoria plus distinctement. »

Elle soupira.

« Ma parole, c'est toujours la même chose ! Dès que tu rentres de l'hôpital tu n'écoutes plus rien. »

Malefoy serra les poings, plissant les pages de la Gazette du Sorcier qu'il parcourait. Il était facile de reprocher à quelqu'un d'être épuisé lorsqu'on ne réalisait pas à quel point son métier était particulièrement stressant.

Venant d'Astoria, ce n'était pas étonnant. Mais à part aller prendre le thé avec ses amies et faire du lèche-vitrine sur le Chemin de Traverse, rien ne semblait la passionner. Et quand il rentrait, il devait être aussi vif d'esprit et énergie que sa petite amie car elle n'attendait que lui afin de profiter de sa compagnie.

Le sorcier aurait pu être flatté mais c'était en réalité tout l'inverse. Parfois, Astoria était vraiment déconnectée des réalités. Quand elle se plaignait de s'ennuyer, il lui avait proposé de se trouver une occupation (pour éviter de dire "métier") : elle l'avait regardée, outrée, comme s'il lui avait proposé de devenir un Elfe de Maison.

« Pourquoi je travaillerai ? Toi-même je ne comprends pas pourquoi tu t'embêtes avec ça. Nos parents sont assez fortunés pour...

- Non rien, laisse tomber, lui avait-il répondu la dernière fois qu'ils en avaient parlé.»

Mais cette fois-ci, Drago n'avait pas envie de flancher. 

Ces temps-ci, il était épuisé et Astoria ne l'aidait pas à garder son sang-froid. Pourtant, il était Guérisseur : il était censé conserver son calme peu importe les situations. Mais elle était comme Granger, elle arrivait à lui faire perdre patience.

Enfin, non, avec Granger c'était différent. Il n'aurait su dire exactement pourquoi -il avait bien d'autres chats à fouetter-, il savait juste que c'était... pire.  Quand Granger ouvrait la bouche, il voulait l'étriper. Quand c'était Astoria, il avait surtout envie de lui lancer un sortilège de Bloclangue. La voix de Granger tinta dans son oreille comme dans un écho. "Tu ne l'aimes pas... tu ne l'aimes pas... tu ne l'aimes pas...". Drago secoua la tête.

« Je t'ai parfaitement entendu, mais samedi je travaille, répliqua-t-il avec un haussement d'épaules. Je te l'ai déjà dit. »

Astoria croisa les bras. Oh non, pas ça. Quand elle prenait cette position, cela signifiait qu'elle n'allait pas tarder à s'énerver et forcément... à pleurer. Malefoy détestait le coup des larmes de crocodiles.

« Je t'avais dit de te libérer le 23 février.

- Et je suis libre le 23 ! s'exclama Malefoy, perdant patience. Mais je bosse ce samedi.

Après les ruines (Dramione)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant