Chapitre XXIII - Pour tout

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Et le voilààààà.

Enfin, Le dernier chapitre de la partie 2 ! 

Je ne vous embête pas plus, je vous souhaite une très bonne lecture, on se retrouve en fin de chapitre pour  discuter un peu plus longuement ;).

.

« Alors tu pars ?

- Ouais.

- C'est vraiment ce que tu veux ? »

Malefoy hocha la tête. Il fixa un point au hasard dans le vestiaire. Il était hors de question qu'il regarde Parkinson. Il la connaissait, il savait qu'à cet instant précis, ses yeux étaient grands ouverts, humides et tristes. Il refusait de les croiser. Le pire, c'est qu'elle devait s'efforçait de rester digne, mais c'était sans compter sur ses fichus émotions de Madame guimauve qui ne s'assumait pas. Alors, non, l'ancien Serpentard ne regarderait pas sa meilleure amie. Ce serait une conversation aseptisée, sans effusion. Tout ceci était déjà bien assez déplaisant, inutile d'en rajouter.

« T'as prévenu Blaise ?

- Bien sûr que je l'ai prévenu. Pour qui tu me prends ?

- Pour Drago Malefoy, tout simplement. »

Il s'esclaffa, elle eut un petit rire triste.

« Tu pourrais au moins me regarder, tu sais. Au moins ça. »

Touché.

Elle le connaissait si bien. Drago passait son temps à prétendre le contraire, qu'il était suffisamment verrouillé de l'intérieur pour que personne ne l'atteigne. Mais, en réalité, Pansy Parkinson savait faire sauter les serrures et voir au-delà de la porte qu'il gardait close.

Parfois, il comprenait les autres, ceux qui se demandaient pourquoi ils n'avaient jamais fini ensemble. Lui-même se demandait pourquoi il n'avait jamais été fichu de la choisir. Ils auraient pu être des âmes sœurs, après tout. Il avait longtemps repoussé cette idée, la trouvant saugrenue, mais les années avaient eu raison de son entêtement. Pansy Parkinson aurait pu être la femme de sa vie. Un jour, il y a longtemps. Finalement, elle était devenue sa meilleure amie.

C'était mieux ainsi. Pour elle, surtout.

Il l'aurait sûrement fait souffrir, car il ne savait faire que ça. Se comporter comme sur un jeu d'échec où chaque pièce luttait pour remporter la partie. Dans son esprit, tomber amoureux signifiait déclarer « échec et mat ». L'autre remportait votre cœur, votre ego, votre fierté. C'était un jeu dont il n'aimait pas les règles, dont l'intérêt lui semblait limité. Ah quoi bon s'y frotter, si c'était pour se ramasser ? Malefoy avait connu l'amour en pointillé, l'éphémère qui amuse un temps mais qui s'oublie vite. Celui qui n'a que le temps de devenir amer. 

« Je pourrai venir te voir ? »

Pansy effaça à la hâte une larme qui coulait sur sa joue. Elle savait qu'il haïssait ce genre de scène mélodramatique. Il se remercia mentalement qu'elle s'en souvienne.

« Si tu es prête à affronter des températures en dessous de zéro, pourquoi pas.

- Je viendrai avec Blaise, alors. On ira visiter la Cathédrale Saint-Sauveur tous ensemble.

- Non, ça c'est à Saint-Pétersbourg. Pas à Moscou. »

Pansy grimaça. Il réprima un sourire. Une vraie petite fille gâtée. En vrai, c'était pour ce genre de choses que Malefoy n'aurait jamais pu l'aimer d'amour. Elle était trop souvent comme lui. Insatisfaite et capricieuse. Il avait besoin de voir chez les autres ce qui était introuvable chez lui. Cela lui donnait un peu l'impression d'être ce qu'il n'était pas. D'entretenir l'illusion qu'il pouvait changer. Devenir différent.

Après les ruines (Dramione)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant