Alors Diego me lâche, si doucement que je ressens parfaitement le moindre picotement sur ma peau, et il me faut prendre une seconde de trop à observer les traits tirés de l'ancien numéro Deux. Ses lèvres s'entrouvrent, les miennes aussi, et j'hésite presque à attraper son bras pour le retenir à tout jamais auprès de moi. Mais le vibrement de mon cellulaire me rappelle l'urgence de la situation, et mon corps réagit plus vite que mon esprit. Je m'éloigne, le plus loin que je le peux pour qu'aucun agent n'intercepte ma discussion, et plonge ma main dans mon décolleté pour en saisir mon téléphone.

— Où est-il ?

Un silence de quelques secondes planent suite à ma question lorsque la voix grésillante de mon bras droit me parvient.

— On l'a aperçu pour la dernière fois auprès de Quinn.

Je ne réponds pas, attendant simplement la suite. Le lien entre Klaus et le chef des Mother of Agony est d'ordre public, et il était de ce fait évident que c'est là-bas qu'irait mon frère, la queue entre les pattes, pour se fournir en drogues. Parce que Quinn est bien loin d'être un enfant de chœur et, à mon instar, Klaus a toujours aimé se jeter dans des merdes trop grosses pour lui lorsque rien n'allait.

— Une de nos taupes nous a affirmé qu'il avait réussi à s'enfuir, poursuit-il effectivement. Mais Quinn et ses hommes se sont tous mis en route il y a une dizaine de minutes jusqu'au cimetière animalier de Sycamore, rapidement suivi par une autre femme, sans doute la meuf de ce cher Kennet. Ça sentait mauvais, en tout cas.

J'acquiesce dans un juron, sentant chacune des fibres de mon corps s'enflammer brutalement.

Putain de merde, Quinn est un véritable connard. Le genre à tuer pour le plaisir, à s'en prendre aux femmes, aux enfants, à tout ce qui peut lui donner la trique. Et savoir Klaus avec cette ordure, probablement dans une horrible situation, me rend tout simplement folle.

— Voulez-vous que l'on envoie des hommes, ou...

— Non, je coupe brutalement.

Quinn et son gang cherchent la merde depuis trop longtemps, et si j'avais décidé de laisser couler, par pure flemme, s'en prendre à mon frère a signé son arrêt de mort.

— Je m'en occuperais personnellement.

Nigel ne répond pas durant quelques secondes, comme s'il hésitait à me contredire, et le soupir qu'il lâche me rejoint dans cette pensée. Mais mon bras droit n'a jamais connu la Gabriella d'avant, celle qui évitait de se battre pour ne pas abîmé son visage et qui retenait son côté trop sanguin. Lui, il connait la cheffe de gang, celle qui tuerait sans hésiter une seule seconde si l'envie lui prenait, et c'est exactement ce que je comptais faire.

Qu'il soit dix, vingt, ou même trente, chacun d'eux périra pour avoir touché ne serais-ce qu'un seul cheveu de Klaus Hargreeves.

— Bien, Gabriella.

Lorsque le tintement signifiant la fin de l'appel retentit dans mon oreille, je n'hésite pas une seule seconde et m'éloigne de la scène de crime. Le temps presse et je suis certaine que cet enfoiré de Quinn a déjà remarqué la capacité qu'avait mon frère de revenir à la vie. Ce qui ne l'empêcherait certainement pas de le tuer, encore et encore, juste pour s'amuser dans sa petite vie monotone.

Une fois assez loin de tout ces foutus agents de la CIA, je matérialise une batte en bois que j'explose contre la fenêtre de la première voiture qui m'est présentée. Le verre explose et je passe ma main en travers pour déverrouiller la portière. Je m'y faufile alors, traficote les fils comme me l'avaient appris mon frère, il y a quelques années, lorsque des cris me parviennent alors.

Ꮜꮇᏼꭱꭼꮮꮮꭺ Ꭺꮯꭺꭰꭼꮇꭹ ///Terminée\\\Hikayelerin yaşadığı yer. Şimdi keşfedin