Tome 2 : Chapitre 30

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- 19 février 2024, Charles-

🎶 Je te promets - Johnny Hallyday 🎶

Sofia me serre fort la main alors que la sage-femme lui conseille de pousser un peu plus. Putain de merde, j'ai l'impression qu'à tout moment je vais perdre ma main. Ce n'est pas grave. Je conduirais qu'avec une main. Ça devrait le faire.

« Continue mon cœur...

- La ferme ! » Hurle-t-elle en poussant un peu plus.

Je hoche la tête et respire pour aider Sofia à se concentrer. Selon les dires de la sage-femme, ça fonctionne à la perfection puisqu'elle affirme qu'elle voit la tête de notre petite fille. Les larmes aux yeux, je continue d'aider Sofia à respirer. J'embrasse son front et elle me remercie d'être là.

Les derniers mois ont été intense. Mais Sofia a su s'accrocher. Elle n'a pas pu me voir au dernier Grand Prix, bien trop fatiguée. Je ne voulais pas la laisser seule, alors j'ai supplié ma mère de rester à ses côtés afin qu'il ne lui arrive rien. Je m'en serais voulu toute ma vie.

Notre fille aurait dû naitre le 29 février mais apparemment, elle a décidé de pointer le bout de son nez maintenant. Hier soir, Sofia hurlait de douleur. Et c'est là qu'elle a perdu les eaux. Dieu merci, Arthur était là pour nous aider. J'étais tellement paniqué. Comme d'habitude me direz-vous... Quand Sofia a été admise à la maternité, les contractions se rapprochaient de plus en plus. Mais la sage-femme ne pouvait pas programmer l'accouchement à ce moment. La nuit a été horrible, Sofia n'a pas trouvé le sommeil et moi, j'ai bu 4 litres de café pour rester auprès d'elle.

C'est seulement ce matin à 8 heures, que le réel déclenchement s'est produit. J'ai cru que j'allais m'évanouir. J'aurai eu mon frère pour m'aider de toute manière. Car oui, il est resté toute la nuit avec nous.

Mon cœur fait un bond dans ma poitrine en entendant un hurlement. Sofia souffle de soulagement et toute la pression retombe d'un coup. Elle éclate en sanglot en murmurant mon prénom. Je caresse ses cheveux et embrasse son front tout en lui affirmant que je suis fier d'elle.

« C'est fini... » Je lui dis.

Elle hoche la tête et sourit malgré les larmes roulant sur ses joues. La sage-femme essuie le bébé et le pose directement sur la poitrine de ma compagne. Maintenant, c'est à mon tour de pleurer. Pour la virilité masculine, on repassera plus tard...

« Mon bébé...

- Vous avez un prénom pour la jolie poupée ? » Demande la sage-femme.

Sofia et moi, nous nous regardons et disons ensemble :

« Juliette.

- Juliette Bianchi-Leclerc. » Je prononce.

Bien avant l'accouchement, Sofia et moi, nous nous étions mis d'accord concernant le nom de famille de Juliette. Leclerc. Étant donné que Sofia avait accepté d'être ma femme il y a quelques mois, c'était une évidence que notre fille allait porter mon nom de famille.

Mais j'en ai décidé autrement. Juliette est une Bianchi. Si elle porte ce prénom, c'est pour rendre hommage à son oncle, Jules... Il serait si fier, j'en suis persuadé. Fier de la femme que devient Sofia. Elle me surprend de jour en jour, vous n'avez pas idée.

« Je vous laisse. Je viendrais nettoyer correctement la petite Juliette dans quelques heures. » Nous informe la sage-femme.

Elle nous sourit avant de sortir de la chambre, aux côtés de quelques infirmières. Je regarde ma fille et je me mets à sourire. C'est le plus beau cadeau que je peux avoir... Elle est magnifique même si elle est toute fripée.

Et si c'était écrit ? || Charles Leclerc Où les histoires vivent. Découvrez maintenant