Tome 2 : Chapitre 8

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- 17 aout 2023, Charles -

Comme à chaque fois, ce sont toujours les filles qui prennent plus de temps à se préparer. On avait dit qu'on partirait à 23 heures, et il est déjà 23h15, et les filles, c'est-à-dire Charlotte, Carla et Sofia ne sont toujours pas prête. C'est notre dernière soirée ici car je reprends bientôt la compétition, Arthur aussi et Lorenzo suit évidemment notre petit-frère. En revanche, la famille de Sofia et ma mère ont décidé de prolonger leurs vacances, et ils ont bien raison d'ailleurs. Je pense que Sofia veut rester avec eux... C'est compréhensible, en réalité. Je vais retourner à Monaco et je ne sais pas si Sofia voudra venir avec moi... C'est bizarre entre nous. D'ailleurs, nous n'avons pas encore eu cette conversation. Donc, je crois que c'est mieux si elle reste ici. Puis, ça me rassure. Au moins, Tommy et Philippe seront là pour veiller sur elle.

Carla et Charlotte descendent les escaliers et Arthur ainsi que Lorenzo les regardent, des étoiles d'amour dans les yeux. Je souris tristement en remarquant que Sofia n'est pas là. Elle est sortie seulement hier de l'hôpital donc je comprends qu'elle ne veuille pas venir.

« J'ai essayé de la convaincre mais...

- T'inquiète, ce n'est pas grave. Merci d'avoir essayé. Je... Je vais rester ici avec elle. Allez-y sans moi.

- Tu es sûr ? » Me demande Arthur.

Je hoche la tête. J'aurais préféré aller avec mes frères en boite, histoire de décompresser un peu mais Sofia a besoin de moi, et je n'ai pas envie de la laisser.

« Amusez-vous bien.

- Ah mais nous aussi on va s'amuser, Leclerc. »

Je tourne la tête et croise le regard charmeur de ma douce. Je fronce les sourcils en remarquant que son bandage est enlevé. N'est-ce pas trop tôt pour le retirer ? Est-ce que la blessure a bien cicatrisé ? Les cheveux de Sofia sont relevés en une queue de cheval bien haute, et mes yeux se posent sur son corps qui est habillé d'une robe en satin rouge. Ses hanches sont parfaitement sculptés et ne parlons de ses belles jambes qui n'attendent que mes mains. Bordel, elle est juste magnifique.

« Charles, tu m'écoutes ?

- Non. Pas du tout. » Je réponds à Arthur, ne détachant pas mon regard de Sofia.

Arthur me donne un coup de poing sur l'épaule et me prend par le bras pour que je puisse reprendre mes esprits.

« Chéri, attend ! » Me dit ma mère.

J'affirme à mes frangins et aux filles qu'ils peuvent sortir et que je les rejoins très rapidement.

« Oui, maman ?

- Henri n'est plus en Sardaigne.

- C'est vrai ? Comment tu sais ça ?

- Bilal... Je lui ai téléphoné. Charles... Il est à Monaco. »

Putain... S'il est là-bas, c'est soit pour moi, soit pour Sofia... Il veut la récupérer pour la détruire un peu plus, j'en suis persuadé... Je m'assieds sur le canapé du salon et prends ma tête dans mes mains. Quand est-ce que ce putain de cauchemar va enfin s'arrêter.

« Mon cœur, écoute... Ce n'était pas mon rôle à le faire mais j'ai demandé à Bilal à ce qu'il engage quelqu'un pour sécuriser ta maison.

- C'est vrai ? Merci maman... Je suis désolée de t'emmêler dans mes histoires...

- Vous n'êtes pas seuls, tu le sais mon fils...

- Je sais.

- Comment tu vas faire demain ? Tu vas rentrer à Monaco ? »

Et si c'était écrit ? || Charles Leclerc Où les histoires vivent. Découvrez maintenant