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- Hey ! Aujourd'hui tu vas me dire ce que tu as !!

- Aïssa laisse moi, j'ai mal à la tête.

- je m'en fou complètement. Wa Sada est-ce que tu te rends compte que ça fait une semaine que tu es enfermée dans cette chambre ?! Tu ne vas même plus a ton job, c'est quoi le soucis ?

- Rien.

- ok, tu répondras ça à papa, car crois moi aujourd'hui par A où par B il veut savoir ce qui se passe avec toi.

- je n'ai pas le droit de tomber tranquillement malade ? J'ai juste une grippe et je veux me reposer.

- On peut très bien avoir une grippe ma chère, mais en faire presqu'une dépression c'est autre chose ! Quand tu vas arrêter ta crise, on discutera.

- oui va dans ton foyer, ton mari ne devrait plus tarder.

- c'est ça, tu m'en diras tant.

Oui ça fait une semaine que je ne sors plus. Et alors quoi ? J'ai bien le droit de vivre mon mal être je pense. J'ai été blessée de la pire des manières par celui que j'aimais plus que tout. Même si j'en ai envie, je ne peux pas faire semblant comme si tout allait bien. Je ne peux pas pendant que mon cœur se consume à petit feu. Je crois que je n'ai plus de larmes. Je m'en veux tellement d'avoir aimé si profondément ! Ça fait si mal quand cet amour est brisé. Je ne me suis jamais imaginé dans une situation pareille, pour moi pleurer et se morfondre pour un homme était une honte et je me moquais même des filles qui le font...
Aujourd'hui me voici dans le même lot, comme quoi ne jamais dire jamais. Au moins une chose est sure, je ne m'aventurerai plus à tomber amoureuse bêtement in sha Allah ! J'aime tellement Amane que le simple fait de l'imaginer avec sa femme me vaut une balle dans le cœur... Le pire est que je n'y peux rien, car je ne contrôle rien. Je ne peux pas m'empêcher de penser au fait que ça fait 7 jours qu'ils vivent ensemble mariés, sous le même toit, dans le même lit... J'essaye tant bien que mal de me dire que si ça s'est passé ainsi c'est qu'il y a une bonne raison et que Dieu ne fait rien pour rien. Peut être que mon bonheur n'était pas avec lui, ou que le tient n'est pas avec moi. Je ne sais pas, mais tout ce que je sais c'est que j'ai mal.
J'étais toujours là dans ma chambre à regarder cette télé sans la regarder vraiment, quand la ménagère est venue m'appeler pour aller manger et j'ai esquivé comme toujours ces derniers temps. Mais cinq minutes après elle est revenue me dire que mon oncle m'appelle tout de suite. Je suis sortie pour lui répondre, tout le monde était à table.

- Tu vas dans la cuisine tout de suite, tu laves tes mains, et tu viens t'asseoir pour manger.

- Ton..

- je ne me répèterai pas.

Continua-t-il sans un regard pour moi. Il était bien ferme et je ne voulais pas lui manquer de respect en lui désobéissant. Donc j'ai fais ce qu'il m'a dit. Je me suis efforcée à manger. Après le dîner il m'a directement appelé sur la terrasse.

- As-tu un problème à l'entreprise ?

- non.

- je l'avais vérifier de toute façon, le contraire m'aurait étonné. As-tu des problèmes financiers ?

- n..non.

- Est-ce que quelqu'un dans cette maison t'a fait quelque chose ?

- non tonton Bachir.

- Tu as des ennuis avec quelqu'un au dehors ?

- non plus.

- ok, je crois que le tour est fait. Tu es une grande fille instruite et intelligente. Tu es bien éduquée et tu es pieuse. Donc je ne vais même pas te demander si tu te mets dans cet état pour un homme. Ce que je vais te demander c'est que le lundi in sha Allah tu te lèves et que tu ailles travailler. Tu es la dirigeante, tu es là et en bonne santé Al hamdoulillah tu n'as aucun problème pouvant t'empêcher de faire ton travail. Donc tu iras et feras ce que tu as à faire.

Braise de feuOù les histoires vivent. Découvrez maintenant