27

1.9K 344 2
                                    



- Donc tu m'as amené ici pour te regarder manger ?

- haha...si on veut.

- c'est désert ici Amane.

- je sais. Mais tu n'as même pas le droit d'avoir peur alors que ton chéri est là !

- mdr...c'est ça.

Nous étions sur une côte, non loin de la plage, qui donnait la vue sur un côté de la ville. Il y a quelques lampadaires pour illuminer mais pas vraiment de gens. Une brise fraîche circulait et c'était quand même agréable je l'avoue.

- Amane ?

- hum.

- C..Comment ça se passe avec ta femme ?

Je ne sais même pas pourquoi je lui ai posé la question, j'avoue que j'y pense pas mal. Aimer c'est vraiment des problèmes, je n'arrivais pas à contrôler les battements de mon cœur tellement que j'appréhendais la réponse. Rien que d'y penser j'ai la gorge nouée.

- Aatifah ne me parle pas d'elle. Elle n'est rien pour moi et tu le sais.

- Est..est-ce que.. tu la touche comme avec moi ? hun, plus... ironie des faits.

Continuais-je sans vraiment l'écouter. Oui je pense aussi à ça, au fait qu'il est avec elle toutes les nuits. Et puis ça reste sa femme et forcément il doit bien se passer des choses meme si tout au fond de moi, une petite voix espérait le contraire.

- ...

Il n'a pas répondu à la question et il ne m'en fallait pas plus pour deviner la réponse. Je suis descendue du capot de sa voiture pour m'arrêter au loin devant faisant semblant d'admirer la vue alors que je cachais mes larmes. J'ai entendu ses pas derrière moi, et je me suis retournée. Il attrapé mon bras et m'a attiré contre lui, je l'ai serré si fort.

- Arrête ça, s'il te plaît. Ça me brise le cœur quand tu pleures.

- je.. j'aurais dû m'en douter que nous deux c'était trop beau pour être vrai.

- Ne dit pas ça. Aatifah je sais que tu me reproches beaucoup de choses et tu en as parfaitement le droit je te l'accorde. Mais est-ce que tu m'accorderais ce que moi je te reproche ?

- ...

- La seule chose que je te repproche c'est que tu n'aies pas fais l'effort de me comprendre ne serait-ce qu'un instant. Pourtant tu me connais et tu sais que je peux être tout sauf hypocrite. Tout ce que je dis ou fais est sincère, Sada je ne mens pas.

- je..je ne peux pas Amane. Désormais tu es un homme marié !

- regarde moi.

-...

- regarde moi ma chérie. Je n'ai aimé et je n'aime que toi Aatifah.

Ce regard intense qu'on s'échangeait m'a procuré un long frisson dans tout le corps. Un frisson qui s'est rallongé quand il a effleuré mes lèvres et que j'ai entre-ouvert les miennes pour l'accueillir. Un moment pendant lequel j'ai faillis tout oublier, y compris ma crainte de Dieu, car j'étais là entrain de vouloir un baiser d'un homme appartenant à une autre. Et ça, ça reste un pêché quelqu'en soit les circonstances. J'ose espérer qu'il me pardonnera, parce que l'amour était bien trop fort.

- Tu me manques mon amour...

Murmura-t-il contre mes lèvres.

- Amane...ramène moi chez moi.

J'avais envie de pleurer mais je me suis retenue, j'avais envie de pleins d'autres choses à cet instant mais bon, il fallait bien voir la réalité en face... Il m'a déposé chez moi. Et le lendemain je suis allée travailler, pendant l'après midi son chauffeur m'a ramené ma voiture, car je l'avais laissé chez Izak pour aller avec Amane.
J'étais concentrée sur un dossier quand tonton Bachir est entré dans mon bureau accompagné d'un homme. Après les salutations ils s'installent pour parler affaires. En effet mon oncle m'avait parlé d'un partenariat avec la Turquie, pour exporter leurs betteraves à sucre. On a beaucoup discuté et nous avons conclu que je devais aller à Istanbul dans une semaine pour signer officiellement avec leur entreprise.

Braise de feuOù les histoires vivent. Découvrez maintenant