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- Aida je ne sais pas quoi faire. Ton frère me surprend de jour en jour !

- Ah Fatima, tu connaissais très bien les sentiments d'Amane pour toi. Tu sais qu'il t'a toujours placé au même titre que moi, malgré ça tu as tenu à l'avoir, eh bien tu l'as eu. Il est même tout à toi.

- Mais je suis sa cousine bordel !

- surveille ton langage devant mon fils.

- désolée je me suis emportée. C'est que je suis à bout ! Je l'aime Aida. Je ne sais plus quoi faire, il ne reste même pas cinq minutes avec moi dans la chambre. Il me fuit et ne m'a pas encore touché.

Aida regardait Fatima se morfondre et elle lui a vraiment fait pitié, la pauvre. Elle ne savait plus où se mettre d'un côté il y a Sadate en qui elle a trouvé une formidable amie et qu'elle apprécie beaucoup, et de l'autre Fatima reste tout de même sa cousine. Même si elle savait que dans cette histoire c'est la romance d'Amane et Aatifah la vraie. Et que l'autre n'est que mascarade et arrangement. Elle la consola du mieux qu'elle pouvait et lui conseilla d'avoir une vraie discussion avec son frère.
Mais ce qu'elle ne savait pas c'est que Fatima ne jouait que comédie et avait déjà prémédité cette scène avant de venir lui rendre visite. Son plan est de se faire passer pour la victime et avoir toute la famille de son époux dans ses filets.
Dans la maison, chaque jour elle jouait de nouveaux tours à sa belle-mère, agissant comme si cette dernière était sa propre mère entre cadeaux par ci, compagnie par là, elle se confiait même à elle et était tout le temps à ses côtés. Asma Sidibé répondait naturellement à l'approche de sa nièce, elle savait que celle-ci n'était pas très correcte aux dernières nouvelles mais ne disait rien et agissait tout simplement normalement tout en sachant ce qui se trouve au fin fond du cœur de son unique fils.
Après sa visite chez Aida elle alla chez sa mère et trouva celle-ci confortablement allongée sur le canapé. Elle sorti un sachet noir et le lança par terre devant sa mère.

- Maman c'est trucs sont inutiles ! Ce vieillard est un charlatan ! Ça ne marche pas, Amane ne me regarde même pas !

- hey c'est quoi cette manière de me parler ? Suis-je de ton âge ? Tu te calmes tout de suite.

- ...

- Fatima tu me déçois vraiment. Je pensais que tu étais une vraie femme mais tu n'en est rien ! Ne peux-tu pas séduire ton mari par tes propres moyens ? Tu es une jeune fille belle et séduisante. Quoi qu'il puisse laisser paraître, Amane reste un homme. Et qui ne sait pas que la femme reste la plus grande faiblesse de l'homme ?!

- qu'est ce que tu veux dire par là ?

- j'ai déjà dis tout ce que j'avais à dire. Libre à toi de comprendre et d'appliquer, où d'aller au diable.

...

Aatifah venait de terminer son cinquième cupcake à la vanille que tata Fanta avait fait. Elle et Djena sont allées chez tata Fanta pour papoter et discuter.

T.Fanta : Parfois nous les femmes devrions aussi faire l'effort de comprendre les hommes. Tu as bien vu que c'est son grand-père qui l'a un peu forcé tout de même.

- Je ne dis pas le contraire. Mais qu'est-ce que ça lui coûtait de m'en parler ?... De me prévenir à l'avance ? Il..Il m'a vendu du rêve Fanta, je n'arrive pas à..à..

Djena : Mais ce n'est pas comme s'il t'avait menti. Il t'aimait malgré tout. Ce mariage n'est qu'une mascarade, à ta place j'aurai récupéré mon homme très rapidement.

- Je ne peux pas être sa maîtresse. Désolée mais je ne peux pas affliger ça à une autre, et commettre un pêché en même temps !

T.fanta : je comprends aussi que tu te sente trahie, dans le sens où il t'en a pas parlé et il a quand même grave fauté. Mais je reste convaincue qu'il ne l'a pas fait dans le but de te faire du mal.

Braise de feuOù les histoires vivent. Découvrez maintenant