Chapitre 74

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« Tous les meurtres sont prémédités. Ils sont simplement d'une stupidité variable » de Indrioason.

Je me détache de lui. J'ai un peu peur de ce que je vais lui dire, peur d'être jugée. Aussi bien, il ne pense pas comme moi. Mes esprit est complétement perdu. Mais je me dis qu'en même temps, une relation ne peut pas se construire sur un mensonge.

Je recommence à trembler, mais David ne se rapproche pas, comme s'il attendait que je parle pour me reprendre dans ses bras. Cela ne me rassure pas franchement, mais je me décide quand même à parler. Je prends une grande respiration avant de continuer :

- Je voudrais qu'il meure...

David me regarde bizarrement de haut en bas. Je me sens alors gênée et je baisse la tête pour éviter de croiser son regard. Il me caresse alors le bras comme pour me rassurer. Quand je relève la tête pour croiser son regard, il me sourit alors en posant sa main le long de ma joue.

- Tu ne m'en veux pas ? Enfin, je souhaite quand même...

- Sa mort. Oui. Mais avec ce qu'il t'a fait, je trouve cela normal, me dit-il en souriant. Je pense que tu avances chaque jour dans ta reconstruction. Je suis fier de toi.

Il encadre mon visage avec ses mains. Ses lèvres viennent se poser sur les miennes. Je passe doucement mes mains dans son cou. Il est tendre, il n'a pas l'air de m'en vouloir. David me comprend vraiment en toutes circonstances.

- Si je pouvais, j'aimerai m'en débarrasser pour être sûr que tu sois bien, me sourit-il en se détachant de moi.

Nous restons encore quelques instants sans se parler face à face. Il me caresse le visage tendrement en me lançant des sourires. Je passe mes mains autour de sa taille pour mieux le sentir près de moi.

Tout à coup, je lui dis que je vais préparer le repas. Il accepte en rigolant. Je ne lui cuisine presque jamais rien par peur qu'il se moque ou qu'il n'aime pas. Il me dit alors qu'il va se doucher et me retrouver après. Il me pose un baiser au coin des lèvres avant que je parte de la salle de bain.

Je descends rapidement dans la cuisine. Je prends des œufs, des champignons, des lardons, des pommes de terre et du poivre pour réaliser une omelette - ma grande spécialité. Cela fait un petit moment - depuis que j'ai quitté l'appartement de Steph et Richard - que je n'en ai pas mangé, alors que j'adore cela.

Pendant que le tout cuit, je mets la table et fait deux canards avec nos serviettes. Quand David descend, il a l'air tout content. Il m'embrasse le haut de la tête en disant qu'il veut bien que je m'occupe du repas plus souvent.

Il s'installe, tandis que je sers nos deux assiettes. La présentation n'est pas vraiment top, mais David a l'air tout content quand même. Il me remercie et me complimente encore une fois pour ce petit repas en tête à tête.

Nous commençons à manger doucement. Je l'ai réussi, même après tant de temps. Puis, il a l'air d'aimer. Je me rends vraiment compte qu'il est très diffèrent d'Émilien, même si je le savais déjà avec le soutien qu'il me donne et l'aide qu'il me fournit.

- J'adore ce que tu nous as cuisiné mon Ange. En plus, je n'ai plus faim du tout, me dit-il en reposant les couverts dans son assiette.

- Merci, mais je n'suis pas une super cuisinière comme Linda, je réplique en baissant la tête.

Il se lève en me disant qu'il va faire la vaisselle. Je le remercie en m'asseyant sur le plan de travail pour que l'on puisse continuer à discuter. J'observe les mouvements de ses muscles et j'avale ses paroles sans trop l'écouter.

Liaison dangereuse 2. Un amour de prof...Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant