Chapitre 68

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« La peur est sensée. Ne fais jamais l'erreur de la confondre avec la lâcheté » de David Gemmell.

Nous saluons les deux avocats, habillés en costume noir chemise blanche comme à leur habitude, qui entrent dans l'appartement. Je commence alors à trembler. David les accompagne dans le salon et leur demande quelques instants.

David revient vers moi pour me porter vers notre chambre. Il m'installe dans le petit salon qui se trouve près des fenêtres à l'autre bout de notre lit. Il me met sur lui et me demande de lui parler de ce que je ressens. Je le regarde un peu bizarrement, sans trop savoir quoi dire.

- Tu sais... Je commence doucement. Je me sens un peu bizarre par rapport à tout cela. Je ne sais pas si... Mais tes couilles doivent...

- Ce mot sortant de ta bouche, c'est bandant Mon Ange. Ne t'inquiète pas pour moi d'accord. Je ne suis pas dans ta tête, mais je sais ce que je veux : construire quelque chose avec toi. Et si tu dois te reconstruire avant, j'accepte.

- Mes rêves te font peur ?

- Oui, avoue-t-il en me regardant droit dans les yeux. J'ai peur qu'ils te fassent du mal, que tu souffres encore. Mais je reste là pour te soutenir, car tu es la personne que j'aime et que j'aimerai toujours.

Je l'embrasse alors en le remerciant. Il passe ses mains dans mon dos pour m'attirer plus contre lui. Sa langue vient délicatement rencontrer la mienne quand ma bouche s'entrouvre. Je le laisse faire en penchant un peu ma tête.

Je ne sais pas vraiment si notre couple peut tenir, si j'arriverai à me reconstruire pour revenir vers lui sur un plan beaucoup plus intime. Mais peut-être que la première fois, nous sommes allés trop vite... J'espère en tout cas qu'il ne va pas trop m'en vouloir, voire se venger en me trompant. D'un autre côté, nous sommes deux à croire en notre amour.

Il finit par se détacher de moi en disant que l'on ferait bien de retrouver nos « invités » pour parler de choses importantes. Il pose une dernière fois ses lèvres sur les miennes avant de me pendre la main pour redescendre.

Je me dirige alors vers la cuisine pour faire du café et servir des petits gâteaux. Je n'ai pas très envie de les voir en fin de compte. Je vois que David leur parle sérieusement et sans crier. Je finis par mettre tout sur un plateau avant de les retrouver.

Je m'assois contre David, qui passe sa main dans mon dos. Il me comprend totalement, cela fait du bien de se sentir autant soutenu autant en sécurité. Je pense que cela est réciproque quand l'on est ensemble : il se sent bien et en sécurité en ma compagnie. Puis, je le comprends aussi très bien, je sais quand il a besoin de moi.

- Ah mademoiselle Meyer a décidé de venir, se moque De Marinez, tandis que je baisse la tête et que David se raidit sans rien dire. Demain, le juge vous demande, vous n'avez pas vraiment le choix, il n'y a qu'une occasion.

- Excuses-toi De Martinez avant que je m'énerve. Elle est assez stressée comme cela, s'écrit David, alors que je prends sa main.

- Je te défends depuis des semaines auprès de ton père pour expliquer que tu n'es jamais là aux réunions, que tu es absent à chaque fois qu'il veut te voir, que tes gardes du corps refusent de lui ouvrir ! Tu n'imagines pas comme cela me mets dans une mauvaise position.

Les larmes commencent à me couler aux yeux. Je sais que David me protège, mais j'aimerai quand même savoir quand il a des problèmes ou quand ses parents cherchent à le voir. Le fait qu'il me cache des choses me donnent l'impression d'être une garce avec lui...

- Je t'ai rien demandé, juste de respecter ma vie privée, hurle David en me donnant un coup de coude dans le ventre en se relevant très rapidement pour s'éloigner.

Liaison dangereuse 2. Un amour de prof...Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant