Chapitre 15

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« On est tous obligés de vivre avec notre passé, on bousille tous notre présent et on a tous des moments où on ne voit plus trop l'intérêt de continuer à se battre pour avancer » de Dennis Lehane.

David me reprend dans ses bras pour me porter. Il monte les escaliers délicatement, tandis que ma tête se pose sur ses épaules. Je le sens bouger sous moi, je ferme délicatement les yeux comme pour me laisser porter.

Il me dépose sur le lit. Je le vois s'éloigner, mais avant que j'ai eu le temps de me lever, il revient du dressing avec une couverture épaisse. Il me demande de rester couchée. J'obéis en me remettant sur le dos. Il lance la couverture sur mon corps pour le recouvrir entièrement. Il se place à côté de moi. Je mets ma tête sur le torse.

- Reposes-toi maintenant, tu as l'air fatigué, me dit-il d'une voix très autoritaire.

J'aurai voulu me battre contre lui, mais je n'y arrive pas... Il n'a pas tort, j'ai besoin d'un peu de repos. Je m'enfonce bien dans le cousin et je me cale sur son torse. Il patiente quelques instants avant de me caresser les cheveux. En fermant les yeux, je m'endors tout de suite.

Il me donne des coups dans les hanches, dans les jambes, dans les côtes. Je n'arrive presque plus à respirer. Je ne bouge plus par peur de souffrir. Mon corps ne réponds plus de moi. Il est comme mort.

Il me relâche alors pour se déshabiller. Je détourne la tête, mais il me gifle alors en hurlant encore une fois. Une fois nu, il se positionne au niveau de ma tête et m'oblige à coup de poing à ouvrir la bouche. Il enfonce alors son sexe dans ma bouche jusqu'à ce que je suffoque.

- Non, je hurle en ouvrant les yeux.

Je regarde autour de moi, je suis seule. Je transpire beaucoup, je n'arrive pas trop à respirer. J'entends alors des pas accourir dans la chambre. David apparait à la porte et vient dans ma direction. Ses mouvements sont rapides au départ. Mais quand il s'approche de moi, ils sont plus lents comme s'il voulait m'apprivoiser.

Je me mets alors contre son corps pour me rassurer. Ainsi, il passe ses bras autour de mes épaules pour me tapoter et me caresser doucement le dos. Je sens sa respiration qui se calme au même rythme que la mienne.

- Un mauvais rêve ? Me demande-t-il tandis que je me redresse.

Je hoche la tête avant de retirer la couverture de mon corps. Je me lève pour me diriger vers la salle de bain en passant prendre une robe dans le dressing. J'aperçois alors David refaire le lit et plier la couverture. Je passe un coup de gant sur mon corps avant d'enfiler une nouvelle robe couleur cassis.

Je reviens le voir. Il me complimente longuement en me faisant tourner sur moi-même. Je lui dis que je mets des robes que pour lui, cela le fait un peu rire. Il me prend par la taille pour m'emmener en dehors de la chambre.

Nous rejoignons la mezzanine, il s'assoit alors au piano noir au milieu de la pièce. Il est placé sur un tapis après que l'on descende deux marches en marbre beige. La pièce est assez vaste et donne vue sur le salon avec une rambarde en verre.

Je n'ose pas trop le rejoindre. Cet endroit – même s'il a beaucoup changé – reste l'endroit où il m'a dit de rester dans ma chambre pour une soirée et après l'on s'est disputés... Et je me suis enfuie quelques heures plus tard.

- David, tu veux que je reste dans la chambre ? Dis-je avec une certaine appréhension.

- Non, me répond-t-il en se tournant vers moi. Je veux juste jouer un morceau que j'ai composé pendant ton absence...

Liaison dangereuse 2. Un amour de prof...Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant