Chapitre 13

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« Quelques chose de tellement céleste que personne au paradis n'aurait pu l'inventer le soin qu'un enfant prenait d'un adulte » d'Alice Sebold.

- Mon Ange, je vais nettoyer tout cela, me dit-il en me regardant du haut en bas.

Il me prend par la main pour m'emmener jusqu'à notre salle de bain dans notre suite. Je le suis difficilement. A son regard, je sais qu'il est dégouté de ce qu'il a fait, mais qu'il me fait confiance pour l'aider.

David rentre dans la salle de bain et commence par retirer son T-shirt. Ses abdos sont toujours aussi magnifiques. J'aime le voir comme cela. Il le sait, mais en se retournant, il a peur de ma réaction à cause de ce qui m'est arrivé avec Emilien. Je le vois à son regard, mais je le rassure en passant mes mains sur son torse. Il m'embrasse rapidement sur la joue.

Il commence ensuite à me déshabiller délicatement en évitant que mon regard croise celui de mon reflet dans le miroir. Calmement, il me prend un gant et me nettoie délicatement. Je respire profondément à chaque fois qu'il passe sur une de mes blessures. Je ne veux pas lui montrer qu'il m'a fait mal.

Quand il finit, il me regarde en passant une serviette autour de la poitrine et me dit de le suivre dans le dressing. Il me montre lors ce qu'il a acheté pour moi. Je le remercie en le prenant dans les bras.

Il me passe un ensemble de sous-vêtements dans les tons bleus et une robe bleue marine un peu courte. Mais il aime quand je mets des trucs courts. Il m'aide à faire la fermeture dans mon dos.

- Je peux choisir pour toi ?

- Oh non surement pas, je m'habille toujours pareil Miss, rigole-t-il.

Il attrape un caleçon, une chemise et un jean avant de retourner dans notre chambre pour se changer. Il revient deux minutes plus tard pour que l'on déjeune. Il me prend par la main en m'embrassant sur le coin de la bouche.

Son téléphone sonne lorsque nous sommes dans les escaliers. Il s'excuse et se dirige vers son bureau. Je vais dans la cuisine et je dis bonjour à Horia, qui semble préparer le déjeuner pour David. Je lui demande si elle a besoin d'aide, mais elle ne répond pas.

Je commence à sortir ma tasse de café violette que David a toujours pour moi. D'un coup, Horia se retourne et me prend ce que j'ai dans les mains et la balance au sol. Je regarde cela un peu tétanisée. Elle commence à dire :

- Non, mais faut pas chercher d'accord ! Tu n'es qu'une nana dans la vie de David. J'ai pris ce poste pour David, pas pour une mioche.

Je la regarde un peu perplexe par ce qu'elle vient de dire. Je me recule un peu pour éviter de la gêner. Et surtout, j'ai peur qu'elle m'envoie quelque chose à la figure.

- De toute façon, tu es qu'une pauvre fille.

A ce moment-là, David arrive. Il me regarde bizarrement. Un peu gênée, je baisse la tête pour éviter de rendre mal à l'aise Horia. Mais cette dernière lance alors à David d'une voix insupportable :

- Oh Mademoiselle est un peu folle, elle a lancé sa tasse au sol.

Les larmes commencent à me monter aux yeux. David s'approche de moi et me cherche du regard pour me demander si c'est vrai. Je ne réponds pas et m'enfuie dans mon bureau en claquant la porte.

Je me mets à pleurer assise contre la porte, recroquevillée sur moi-même avec les genoux contre la poitrine. J'entends des pas dans le couloir. Quelque frappe à la porte, c'est surement David. J'ai un peu peur de ce qu'il peut dire...

Liaison dangereuse 2. Un amour de prof...Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant