Je suis réveillée par une pluie de baisers sur mon cou, et ma mâchoire. Je souriais, trouvant cette sensation plutôt agréable. Mais je repris vite conscience que celui qui était l'auteur de tous ces baisers était Connor, ce qui me fit rapidement ouvrir les yeux.
Je me tournais vers l'Alpha, qui me regardait intensément.
— Que ce soit clair. Ce n'est pas parce que tu as dormi avec moi, que tu es pardonné. Dis-je, fermement.
Autant imposer le message directement.
— D'accord, d'accord ! Dit t'il, en levant les mains au ciel.
Il se leva du lit, puis il sourit malicieusement, ce qui me fit plisser les yeux. Que préparait t'il ?
— Pourtant, tu avais l'air d'aimer ça ! Reprit t'il, en rigolant avant de partir en quatrième vitesse.
— Connor ! Hurlais-je.
Je me levais à mon tour et partais en courant à sa recherche. Il ne perd rien pour attendre, cet idiot. Je dévalais les escaliers, et l'aperçus depuis le deuxième courir dans les couloirs du premier étage. J'accélérais et ne tardais pas à me trouver dans le même endroit que lui. Il s'était enfermé je ne sais où. J'ouvrais donc chaque porte et examinais chaque pièces pour voir s'il s'y cachait.
Au bout de la sixième porte, je commençais sérieusement à m'énerver. Où était t'il passé ? Alors que je refermais une autre porte, je fermais les yeux et inspirais l'air.
Je suivais son odeur, attirée par celle-ci comme un aimant. Je rouvrais les yeux, pour finalement me retrouver devant une porte grise moderne. Je posais ma main sur la poignée et la tournais lentement avant d'ouvrir complément la porte.
Je fus surprise de voir que c'était un spa. Des chariots sur lesquels étaient posés des matelas, étaient alignés le long des murs. J'aperçus un sonna au fond de la pièce ainsi qu'un jacuzzi. Je fronçais les sourcils. Pourquoi avait t'il choisit cette pièce ?
Ne le voyant nul part, je fus guidée vers le sonna. Je posais ma main sur la poignée avant d'ouvrir violemment la porte. Une fumée blanchâtre s'échappa de la cabane et je toussotais légèrement en fermant les yeux.
Je m'avançais à l'intérieur en refermant la porte derrière moi. Je n'y voyais strictement rien. Je sentais juste son odeur. Il était ici, mais où ? Ce sonna n'était pas si grand, pourtant je pourrais mettre des heures à le trouver là dedans. La brume chaude et blanche m'empêchait de voir correctement. Je ne voyais que du blanc tout autour de moi.
— Où t'est passé !? M'écriais-je.
Je grognais légèrement, mais je sursautais lorsque deux bras musclés vinrent me soulever.
— Juste ici chérie. Murmura t'il.
Je fus soulevée et déposée sur quelque chose de moue, allongée. Une masse s'allongea sur moi et je pus distinguer son visage dans la brume. Je le poussais mais son poids et sa force étant supérieure à la mienne, il ne bougeait pas. Il rapprocha son visage du mien alors que je grognais.
Puis, je sentis ses lèvres brûlantes se coller contre la peau de mon cou, puis remonter jusqu'à mon lobe qui mordilla légèrement, sans que je ne puisse rien y faire.
Malgré moi, je sentis le plaisir s'infiltrer dans mon corps, et j'entendis Connor grogner plus bestialement. Il posa ensuite ses mains sur mes hanches qu'il plaqua contre son bassin, et mes mains se posèrent sur son torse, qui était nu. Il était torse nu. Mon dieu. Il avait osé. Sous ma main, je sentis son cœur s'accélérer à mon touché, ce qui me laissa stupéfaite. Alors je lui faisais réellement de l'effet ?
Possible. Après tout, il y a ce "lien" qui nous unis. Pourtant.. il ne s'était pas privé d'aller voir ailleurs. Cette pensée me fit revoir ce qui m'avait déchiré le cœur la veille. Son baiser avec la blonde, m'avait mise hors de moi. J'avais ressentie cet immense vide, comme lorsque nous étions séparés.
Nous sommes censés avoir un lien puissant.. mais tout nous bloque. Je m'empêche d'aller vers lui, parce que je sais pertinemment qu'il finira par me rejeter. De plus, j'ai un père complètement atteint qui cherche quelque chose de bien précis ici. Il y'a également cet autre Alpha qui en a après moi.
Je n'ai pas le temps pour des stupidités telles que le lien d'âmes-sœurs. Cette chose me fait souffrir davantage qu'il ne le faut. Ce n'est qu'un problème de plus, parmi tant d'autres. La colère m'envahit soudainement, lorsque je repris conscience de ce qu'il me faisait.
Je grognais puissamment, assez fort pour le faire réagir. Il recula et ouvrit la porte.
Je me relevais, énervée et sortais à l'extérieur du sonna. Je refermais la porte derrière moi, et aperçus Connor devant moi, les sourcils froncés.
— Tu n'avais pas le droit. Dis-je, fermement.
Je serrais les poings, enfonçant mes ongles dans mes paumes pour essayer de garder le contrôle.
— Je.. je suis désolé. Dit t'il, perdu.
Je sentis des larmes monter et piquer mes yeux. Je battais plusieurs fois des cils pour essayer de les faire partir, mais rien n'y fit. Je pris une grande inspiration et sortais de la pièce en le bousculant. Je partais en grimaçant tandis qu'il était resté de dos à moi, sans bouger. Je regrettais un peu d'avoir cogné aussi fort.
J'avais oublié pendant un instant, que ce gars est fait de pierre, et qu'il est l'Alpha Suprême. Mon épaule me lançait légèrement, suite au coup que j'avais donné.
Alors que je descendais les escaliers pour aller au salon, j'entendis quelqu'un ruminer à l'étage au dessus.
— Putain ! grogna t'il.
Je fermais les yeux et décidais finalement d'aller courir. Je remontais en haut, et échangeais mes vêtements contre une tenue de sport. J'enfilais mes baskets, et attachais mes cheveux en hauteur avant de redescendre. Aller courir était apaisant, et ça allait me calmer. Avant la pleine lune, j'ai des crises de colère.
Mais encore après, je reste facilement irritable. Cela ne disparaît que quarante-huit heures après la pleine lune. Et ensuite, tout redevient à la normale.
Comme Connor n'était pas dans mon champ de vision, je décidais de sortir sans l'avertir. De toute façon, je reste sur le territoire. Je ne risque rien. Il se rendra compte bien vite que je suis partie, mais je sais qu'il ne viendra pas.
Tout simplement parce qu'il sait que c'est de sa faute. Et moi, je sais que je n'aurais jamais dû le laisser faire. Mais ce lien me fait perdre le contrôle de mon propre corps, et je ne peux pas résister, car ça fait parti de moi.
Je suivais le chemin jusqu'à l'entrée de la forêt, et commençais à marcher un peu plus rapidement. Une fois que j'étais parmi les arbres, j'accélérais mon rythme et bien vite, mes pieds foulaient le sol plus régulièrement. J'essayais toujours d'évacuer mon emportement en m'épuisant physiquement.
Je pensais à une autre forme de douleur, et généralement, ça fonctionnais. Il suffisait juste de courir, jusqu'à que je n'en puisse plus.
Alors que je courais, je me concentrais sur les bruits extérieurs. Le chant des oiseaux raisonnant dans la foret, et l'air frais me faisait du bien. Cette odeur sauvage, de fleurs et de plantes variées, me faisait sentir plus libre. Je continuais de courir, sans m'arrêter.
Tant que la colère était à son maximum, je ne serais pas fatiguée.
Cela faisait désormais presque une heure que je courais, et mon rythme n'avait toujours pas changé. Je courais toujours aussi vite, sans savoir où j'allais. Peu importe, j'étais encore dans cette forêt, et je m'y sentais bien. Je regardais autour de moi, constatant que les bruits des animaux sauvages avaient disparus. Tout était calme. Trop calme.
Alors que je posais de nouveau les yeux devant moi, en continuant de courir, j'aperçus une silhouette masculine debout, à plusieurs mètres de moi.
Je fronçais les sourcils, intriguée. L'homme était droit, et ne bougeait pas d'un millimètre. Je continuais de courir, et arrivée à environ cinq mètres de lui, je ralentissais ma cadence jusqu'à complètement m'arrêter. La respiration haletante, j'observais ce loup-garou me regarder, d'un air impassible.
— Qui êtes-vous !? Demandais-je.
L'homme, plutôt baraqué, croisa ses bras sur son torse avant d'esquisser un sourire malicieux. Il ne dit aucun mot, se contentant de me regarder attentivement.
Je le regardais, méfiante. Qu'est-ce qu'il faisait ici ? Qui était t'il ? Qu'attendait t'il ?
Toutes ces questions tournèrent en rond dans mon esprit, et mes yeux se posèrent sur ses bras musclés d'où ressortaient des veines sous la peau.
Il ne portait qu'un tee-shirt noir, mais sur sa peau nue, je pouvais très bien voir un tatouage. Celui qui indiquait d'où il venait. Celui de sa meute. C'était une tête de loup, et la lettre vicking P était inscrite juste à côté. Je déglutis en reconnaissant ce symbole qui n'était autre que celui de mon ancienne meute, celle de mon père. Je fis alors un pas en arrière, sachant ce qui m'attendait.
Essoufflée, mes muscles me brûlèrent, et la fatigue se fit ressentir. Je grognais et me retournais, m'apprêtant à partir en courant dans le sens opposé. Mais j'heurtais rapidement un torse, me faisant de nouveau reculer. Je levais les yeux et aperçus un autre homme baraqué, aux yeux vairons. Lui, je le reconnaissais très bien.
Il faisait parti de la meute de mon père, c'était d'ailleurs l'un de ses bêtas complètement barges. Il s'appelle Jake. L'homme sembla avoir vu que je l'avais reconnu puisqu'il ria sadiquement.
— Alors, ma chère petite Amber. Comment vas-tu ? Ta vie s'est t'elle améliorée depuis que tu as quittée la meute ? Demanda t'il.
Je grognais, et laissais la colère reprendre le dessus.
— Je vais très bien, et sache que ma vie est beaucoup mieux depuis que je suis partie de cette meute de tarés ! Répliquais-je.
Je mentais légèrement, mais je n'avais pas tout à fait tort. Malgré tout mes soucis, je n'étais plus torturée toutes les nuits par mon géniteur, et c'était déjà ça de moins.
Le loup grogna et ses yeux virèrent au jaune. Il s'avança brusquement vers moi et m'attrapa l'épaule avant de la serrer.
Je ne me laissais pas faire, posant ma main droite sur son bras musclé. J'y implantais profondément mes griffes de louve, et du sang commença à couler. Il grimaça et je grognais en laissant mon aura s'échapper.
Le loup grimaça encore plus, avant de me lâcher. Il recula, en titubant. Je me retournais rapidement pour m'occuper du deuxième, mais il n'était plus là. Fatiguée, je secouais rapidement la tête et restais sur mes gardes, sentant son odeur encore proche. Je restais immobile, écoutant attentivement le moindre bruit.
Soudain, je ressentis une présence dans mon dos. Je me retournais immédiatement, mes yeux passant au rouge, en levant mon avant bras devant mon visage pour me protéger. J'interceptais alors le premier coup qu'il voulu me donner, puis le deuxième.
J'attrapais ensuite ses poignets et tentais de les briser.
Mais un bras entoura mon cou par derrière, ce qui me pris au dépourvu. Je lâchais alors ma prise, étouffée. Je tirais aussi fort que je le pouvais, mais quelque chose de pointu transperça la peau de mon cou. Je sentis quelque chose s'infiltrer en moi, une substance qui n'était pas très agréable. Je donnais un puissant coup de coude dans le ventre de mon agresseur, qui me relâcha.
Je me tournais pour voir un troisième homme, qui tenait dans sa main gauche une seringue. Je compris alors qu'on m'avait injecté un produit. Mais quoi ?
— Qu'est-ce que vous m'avez fait !? Demandais-je, en touchant mon cou.
L'un des trois hommes rigola.
— On t'a juste un peu calmée. Comme ça ce sera plus facile pour nous de nous amuser.
Je paniquais, me demandant ce qui allait m'arriver. Je reculais et commençais à courir mais bien rapidement, un autre loup vint me bloquer le passage. Il me poussa violemment et je tombais en arrière sur le sol de la forêt. Je reculais sans regarder où j'allais, pour m'éloigner de l'homme qui me dépassait largement d'au moins trois têtes.
Il s'approcha de moi et empoigna mon cou d'une main alors que je me débattais.
Il me traîna jusqu'aux autres et me jeta vulgairement par terre. Mes doigts touchèrent l'herbe humide, et je me redressais sur mes coudes pour me relever. Je n'eus pas le temps d'en faire plus, que je reçu un coup de pied dans les côtes. Je serrais les dents et grognais, mais alors que je voulais me défendre, un mal de tête me fit grimacer.
Je fermais fortement les yeux, sous la douleur. Un deuxième coup percuta mon ventre, et je lâchais un couinement. L'image de mon père tournait dans ma tête, et je voulais le détruire. Je voulais le saigner. La haine s'empara de moi, et je me servais de cette force pour me relever malgré les nombreux coups que je recevais.
Une fois debout, je vis à travers leurs yeux de la peur. Je grognais plus fortement, avant de m'attaquer à l'un d'eux.
Je l'envoyais contre un arbre, et ce dernier ne se releva pas, sa tête percutant violemment le sol. Je me retournais pour apercevoir un autre loup se jeter sur moi.
Il élança son poing vers moi mais je l'interceptais d'une main avant de balancer mon pied dans son ventre, le faisant voler en arrière. Les deux autres loups se mirent ensemble pour m'affronter, alors que ma vue commençait à se flouer.
J'aperçus tout de même l'un des hommes venir me mettre une belle droite, qui me fit légèrement tanguer. L'autre en profita pour venir derrière moi, et me tenir les bras dans mon dos pour ne plus que je puisse bouger. Le bêta de mon père revint, et m'assena d'autres coups de poings bien placés. Le goût du métal se propagea dans ma bouche, et le loup se rapprocha de mon visage, en souriant.
— Alors, ça fait quoi, d'être une Alpha incapable de se défendre ? Ria t'il.
Je recrachais alors le sang qui s'était afflué dans ma bouche sur son visage.
— C'est facile à dire quand on est quatre contre une. Répliquais-je, sur un ton cinglant.
Le loup grogna et sortit ses crocs, mais je ne fis rien. Impassible, il flanqua son poing dans mon ventre, alors que je geins de douleur. Je crachais instantanément du sang par terre, en cherchant une bouffée d'air.
— Ton père aurait tellement voulu assister à ça. Mais bon, je vois qu'il avait raison.
Je levais le regard vers lui, mes yeux exprimant la rage. J'attendais qu'il prononce la suite, je voulais savoir. Il reprit la parole après quelques secondes.
— Tu es aussi faible que ta salope de mère ! Cracha t'il.
Immédiatement, la haine reprit possession de mon corps, et je lâchais un grognement flippant. Je ne m'étais jamais entendu grogner aussi fort, et c'était tout simplement parce que j'étais à bout. Je détestais qu'on me compare à ma mère. Je voyais alors rouge, et je repris totalement le contrôle de moi.
Ma vue redevint normale, malgré que les maux de tête soient toujours présents.
Le bêta, ahurit, recula légèrement, mais pas assez. Je donnais un violent coup de tête au loup qui me maintenait derrière, si fort que j'entendis un craquement. Je me retournais pour lui asséner une droite qui le projeta au sol. Il ne se releva pas. Un bras entoura mon cou, et je sentis le bêta de mon père dans mon dos. Je grognais et me penchais brusquement en avant pour le faire basculer par dessus moi.
Le loup atterrit sur le sol, et je m'empressais d'aller entourer son cou de mes mains.
Le guerrier se débattit, mais la rage qui m'aveuglait et me guidait était encore plus forte.
— Comme tu l'as si bien dit, je suis une Alpha. Et c'est parce que je ne suis pas comme ma mère, que tu ne te relèveras pas. Dis-je, sur un ton cinglant.
J'aperçus une lueur de panique dans les yeux du loup, mais c'était trop tard. J'enfonçais mes griffes dans son cou, et appuyais de toutes mes forces. Sous mes doigts, je sentis ses veines éclater et le sang jaillit des trous qu'avaient fait mes griffes. Je compressais son cou le plus possible, recevant du sang en plein visage. Je perforais profondément sa chair, jusqu'à que du sang ressorte par sa bouche.
La couleur de sa peau devint soudainement plus pâle, et son visage n'exprimait plus aucune émotions. Je retirais alors mes mains de sa gorge, et posais l'une d'elles sur sa joue. Il était froid. Il était mort.
Je me relevais immédiatement, en titubant. J'allais au milieu du chemin, en regardant tout autour de moi le carnage que je venais de commettre. Ces quartes loups étaient morts. Je les avais tués. Les larmes me montèrent aux yeux, malgré moi.
Je posais une main sur ma bouche, recouverte de sang. Ce n'était pas la première fois que je tuais. Mais l'horreur avec laquelle je l'avais fait, me prouvait bien que j'étais en train de devenir comme lui. J'étais le reflet de mon géniteur. Je n'étais qu'un monstre. Et c'était tout sauf ce que je voulais être.
Un sanglot s'échappa d'entre mes lèvres, et je m'écroulais au sol, à genoux.
L'image de mon père réapparut dans mon esprit, et je le voyais sourire victorieusement.
Les larmes coulèrent sur mes joues et je posais mes mains sur la terre de la forêt, avant de pousser un long hurlement de douleur, en pleurant.
Il avait réussit. Il avait fait de moi un monstre qui ne savait pas se contrôler, une tueuse.
____________________________________________________________
Hellooo !🎓
Alors, ce chapitre ?🤞🏽
{ au passage, comment était votre rentrée ? Personnellement j'étais un peu déçue au début, j'étais pas contente de ma classe mais finalement ça passe après je verrais dans l'année 😂😆
Et je sais pas vous mais moi j'ai un emplois du temps trop nul 😭}
Selon vous :
- Amber est t'elle vraiment comme son père ?
- Comment Connor peut t'il se rattraper ?
- Connor va t'il la rejeter après ce qu'elle a fait ?
Réponses aux prochains chapitres 😆
Suite vendredi !
- Dynastiies