Les bleus rentrent sur le terrain et les gars remplaçants et le staff allons nous assoir sur les bancs.
Ils s'échauffent.
- Vous avez parler ? Me demande Flo.
- Ouais.
- Et donc ? Me demande Presnel.
Je regarde Antoine s'échauffer. Je me mord la lèvre inférieure.
- C'est ni le moment ni l'endroit pour parler de ça. Dis-je simplement.
- C'est ça, change de sujet. Me dit Flo.
Nous rions. Le fait qu'Antoine a avoué qu'il m'aimait, me met dans tous mes états. J'ai envie de me battre pour lui. Maintenant que je sais que ce que je ressens est réciproque, je n'ai pas l'intention de le laisser partir.
Le match commence. Je suis tellement stressé. Si on gagne ce match, on est en demi-finale.
À la 40ème minute, Griezmann tire un coup franc et Varane met le ballon dans les filets avec sa tête.
- Buuuut !! Hurlons-nous.
Nous sautons de joie.
À la 61ème minute, Griezmann tire. Le gardien Uruguayen tente de repousser le ballon mais c'était bien trop tard, celui-ci rentre dans le filet.
Nous hurlons. On est en folie. Antoine ne célèbre pas son but par respect pour l'équipe adverse où est un de ses meilleurs amis.
À la 66ème minute, Mbappe tombe au sol. Un joueur Uruguayen tente de le lever assez agressivement mais Kylian ne se laisse pas faire.
Tous les joueurs courent vite vers eux ainsi que l'arbitre. Certains Uruguayen sont en train d'embrouiller Kylian tandis que d'autres joueurs français embrouillent les Uruguayens.
L'arbitre essaie de comprendre et mettre les choses au clair pendant que les bleus essaient de tenir à distance l'équipe adverse de Kylian.
- Oh la la, qu'est-ce qui se passe ? Nous demande Didier.
- Ils veulent frapper Kyky. Répond Adil.
Kylian vient vers Didier et lui explique la situation.
Paul s'énerve très vite contre un joueur et tape sur sa nuque. Antoine et d'autres gars le résonnent. C'est sous tension là. Antoine résonne aussi les Uruguayens. Tout le monde se calme et le match reprend.
Le coup de sifflet final retentit.
- OUAIIIIS !! Hurlons nous.
On saute de joie. La chanson « magic in the air » est diffusée dans le stade. Je saute dans les bras de Paul. Avec Paul, Presnel, Benjé et Antoine, on fait notre petite danse. On passe au grand écran.
- On est en demi ! On est en demi ! On est, on est, on est en demi !! Crions-nous.
On est tous en folie. Ce qui est certain, c'est qu'on ne rentre pas en France. Objectif: la finale !
On rentre dans le bus.
- Benjamin Pavard, Benjamin Pavard ! Je crois pas que vous le connaissez ! Il sort de nulle part, une frappe de batard ! ON A BENJAMIN PAVARD !! Chantons-nous en tapant sur les vitres du bus.
On hurle, on chante, on saute. On est clairement en folie.
Nous rentrons au camps de base, où nous sommes très bien accueillis.
Le cameraman qui s'occupe du best-of nous filme. L'euphorie ne s'arrête pas de la soirée. On toque aux portes de tous les joueurs qui essaient de dormir et quand ils ont le malheur d'ouvrir, on fou le bordel dans la chambre. On saute sur le lit, on danse, on chante.
Nous toquons à la porte d'Adil. Celui-ci ouvre la porte et quand ils nous voit en folie. Il referme la porte. Il l'a réouvre quelques instants après et nous asperge de fumer à l'aide de l'extincteur.
- ON EST EN DEMI, ON EST EN DEMI, ON EST, ON EST, ON EST EN DEMI !! Hurlons-nous tous ensemble à travers la fumée.
- N'GOLO KANTÉ PALALALA, N'GOLO KANTÉ PALALALA, IL EST PETIT, IL EST GENTIL. IL A STOPPÉ LÉO MESSI. MAIS ON SAIT TOUS, C'EST UN TRICHEUR N'GOLO KANTÉ ! Chantons-nous.
- BENJAMIN PAVARD, BENJAMIN PAVARD, JE CROIS PAS QUE VOUS LE CONNAISSEZ ! IL SORT DE NULLE PART, UNE FRAPPE DE BATARD ! ON A BENJAMIN PAVARD !! Chantons-nous encore et encore en sautant partout.
On ne voit plus rien à cause de la fumée. On se saute dessus. Impossible de nous calmer. On retourne tout le camp de base. Nous entendons l'alarme incendie.
Un homme de la sécurité nous demande de sortir. Toutes les personnes qui sont dans le camps de base doivent sortir, y compris Didier. Il sort en pyjama et parle avec le responsable des lieux. Didier nous jette un regard noir, parce qu'à mon avis il a deviné que c'était un de nous.
- T'es dans la merde mon gars. Disons-nous à Adil.
On part tous en fou rire. Après plusieurs minutes dehors, les hommes de la sécurité nous indiquent que nous pouvons rentrer. Didier vient vers nous. Il nous regarde tous un par un. Je me force à ne pas rire. J'entends Presnel en train de presque s'étouffer à côté. Je ferme les yeux un instant pour ne pas craquer.
- Hors de ma vue. Nous dit-il d'un air furieux y désespéré. (Wejdene en sueur)
Nous rentrons à l'intérieur en explosant de rire. On se calme et entrons tous dans nos chambres respectives.
Le lendemain
Je me réveille doucement. Je repense à hier soir et le sourire gagne mes lèvres. On était tous en folie. J'espère que ça durera jusqu'à ce qu'on est la coupe entre nos mains.
Je poste une photo sur Instagram et ensuite file sous la douche.
@roxana_vasquez
Dans ma tête tout divague
Je me fais un chignon vite fait et descend en bas. Je déjeune tranquillement avec tout le monde. Le reste de la journée les bleus s'entraînent. La demi-finale se joue dans trois jours et nous jouons soit contre le Brésil, soit contre la Belgique. Dans tous les cas, ça va être un match très difficile. Les deux équipes ont un très bon niveau.
Alors que je mange tranquillement des chips en écoutant les petits potins de Kelly, Paul vient vers moi.
- Prépare toi. Fais toi belle et vas dans le jardin à 19h, pas avant. Je te réserve une surprise. Me dit-il.
Je fronce les sourcils.
- Je ne peux pas rester comme ça ? Lui dis-je en montrant ma tenue qui est mon pyjama.
- Surtout pas. Dit la pioche.
Je lève mes sourcils.
- Habille toi chic et sexy.
Je fronce une seconde fois les sourcils.
- Fais moi confiance. Conclu-t-il.
Puis Paul part comploter avec Flo. Ils me font peur les deux. Après avoir fini de manger, je monte dans ma chambre et me change donc.
Je fais mon shampoing pour avoir des boucles on fleek. Je sors de ma douche avec une serviette autour de moi. Je ne sais pas comment m'habiller. Paul m'a simplement dit « chic et sexy ».
Après plusieurs minutes d'hésitation, je m'habille.
(Tenue de Roxana)
Je me maquille et regarde l'heure. 19h07. Bon, je descend.
- Ah ouais t'es vraiment sexe Rox'. S'exclame Flo.
Je rigole avec lui.
- C'est pas trop ? Demandais-je.
- Alors là, pas du tout. Tu es vraiment magnifique. Me complimente Paul.
Je leur sourie. Ils m'emmènent tous les deux à l'extérieur, dans le jardin. Je vois une table avec deux chaises en face. Une décoration telle un dîner au chandelle. J'aperçois Antoine assit sur une des chaises.
Flo se racle la gorge, Antoine lève la tête de son téléphone et son regard dérive direct sur moi. Il me regarde de la tête au pied.
Je m'assois en face de lui.
- Ça mène à quoi tout ce cirque ? Demandé Antoine aux gars.
- Après la fin chaotique du jeu des problèmes, on s'est dit qu'il fallait que vous vous parliez comme deux adultes. Nous explique Flo.
- Malgré que Roxana tu sois un bébé mais bon. Précise Paul en riant.
J'esquive un sourire.
- Mais du coup on vous laisse pas le choix. Vous devez parler. Continue Paul.
- Les marseillais vous a monté à la tête les gars. Répond Antoine en roulant des yeux.
Nous rions et ils partent. Antoine me regarde un moment.
- Tu es vraiment sublime. Finit-il par dire.
- Merci, toi aussi tu es très beau. Le complimentais-je en retour.
On se regarde. Antoine se racle la gorge. Il nous sert du vin.
- À toutes cette histoire vraiment... folle. Dit Antoine en levant son verre.
Je rigole légèrement et nous trinquons. Je bois une gorgée de mon verre.
- Je... disons-nous en même temps.
Nous rions.
- Vas-y, je te laisse commencer. Me dit le footballeur.
- Tu sais, mon discours n'a pas changé depuis la dernière fois. Je t'aime et... Commençais-je.
- Roxana...
- Laisse moi finir. Oui demandais-je.
Antoine me sourit et je continue.
- Je t'aime et maintenant que je sais que ce que je ressens pour toi est réciproque. Je n'ai pas l'intention de te laisser filer. Le prévenais-je.
- Est-ce que tu te rend compte que tu as 17 ans ? Me demande le beau blond.
- Mais je m'en tape tellement que tu sois plus âgé que moi. Je veux juste être avec toi. Lui dis-je en plongeant mes yeux dans les siens.
- Je veux la même chose. Répond le numéro 7.
- Alors pourquoi tu compliques autant les choses ? Lui demandais-je.
Antoine soupire.
- Ça n'est pas du tout simple pour moi. Je suis marié. M'explique Antoine.
- Je ne veux pas ni casser ton couple ni t'obliger à faire quoique ce soit. Toi seul as les cartes en main Antoine. Dis-je dans un soupire.
J'allais me lever mais Antoine me prend la main.
- Reste.
- Pour quoi faire ? Pour qu'on se regarde dans le blanc des yeux ? Pour que tu me dises que c'est compli... Commençais-je en haussant le ton.
Antoine s'empare de mes lèvres pour me faire taire. Nous nous embrassons avec passion. Mes mains reprennent leurs places dans les cheveux d'Antoine. Je suis tellement accro à ses lèvres. On se sépare à bout de souffle.
- Je t'aime Roxana. Ce que je te dis est sincère. Tu me fais ressentir quelque chose d'exceptionnel. Quand je suis près de toi, j'ai l'impression que plus rien autour existe. Tes lèvres me font tout oublier. Me déclare Antoine.
Je lui sourie.
- Je t'aime tellement. Lui dis-je en souriant.
- Ton sourire me fait tellement craquer. Me dit Antoine.
Mon sourire s'agrandit encore plus. Antoine se penche et m'embrasse une nouvelle fois. Je suis sur un petit nuage. Je l'aime tellement.