💫• Chapitre 41 : Inventions à foison

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Krom

Observant le corps d'Elryc s'éloigner dans les bras de Lazarus, je ressens une vague d'inquiétude m'envahir. Ses tremblements avant notre enlèvement et sa crise d'aujourd'hui ne correspondent pas à son comportement habituel.

Je soupire, espérant qu'il se rétablisse rapidement.

Je tourne ensuite mon visage vers la fille à côté de moi, immobile. Un silence pesant s'installe entre nous, chacun attendant que l'autre rompe le mutisme. Finalement, elle cède en se raclant la gorge et détournant le regard.

Je souris intérieurement. Elle ne semble pas ravie de devoir me surveiller, mais moi non plus. Après tout, c'est elle qui nous a entraînés jusqu'ici.

- Alors, Morke, dis-je sarcastiquement, sachant que personne ne l'appelle ainsi, tu me fais visiter ?

- La ferme, râle-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine. Ici, c'est la colline. Là-bas, le village. Plus loin, la forêt. Et ça, c'est le lac, conclut-elle.

- Parfait, je réplique en faisant demi-tour, décidé à me balader seul.

- Eh ! Tu vas où comme ça ? s'écrie-t-elle en me suivant. Je suis censée te surveiller jusqu'au retour d'Eïris et de Fr-

Elle s'interrompt brusquement, plaquant ses mains sur sa bouche.

- T'as rien entendu, c'est clair ? me menace-t-elle, comme si cela pouvait me concerner.

Elle est peut être musclée, mais face à moi, elle ne semble pas aussi sûre d'elle.

- Tu vas arrêter d'être têtu et t'arrêter, oui ? grogne-t-elle en se plaçant devant moi, tentant de me bloquer le passage.

J'arque un sourcil et m'arrête, attendant qu'elle fasse une proposition. Je suis têtu, mais je suis également têtu, et je n'ai pas besoin de plus de temps pour en être certain.

- Alors, suis-moi vraiment, me menace Ashrav en tapotant son index sur mon torse. Sinon, tu auras affaire à moi. Ou à Laz, vu qu'il te met au tapis sans difficulté.

Mon air moqueur s'évanouit, remplacé par la colère. Il ne me met pas au tapis "sans difficulté", c'est juste que j'étais blessé et que la cavale m'a affaibli. Je n'étais pas au meilleur de ma forme.

- Je te suis, Morke, pas de souci. Pas envie de te voir t'énerver, lui assuré-je.

Elle me donne un coup de poing sur l'épaule et je ris, amusé. Elle est agaçante, mais elle a l'air drôle, pas comme Aeyon, qui lui est juste agaçant.

Il ne me manque pas du tout, c'est fou. 

Nous traversons le village, et plusieurs personnes viennent la saluer. Et effectivement, personne ne l'appelle Morke.

En marchant derrière elle, je porte un regard plus attentif à son physique. Ses cheveux sont tressés en mèches épaisses et attachés dans un chignon désordonné. Des tatouages dorés ornent ses bras, et son haut court révèle qu'elle en porte également dans le dos. Sa peau est d'un teint sombre, mais moins que NoMercy. Elle doit avoir mon âge.

Son style contraste avec celui que j'ai l'habitude de voir au Royaume. Du cuir, un pantalon ample, un haut court et moulant, des chaînes, et plusieurs bijoux aux oreilles.

J'aime bien.

Nous nous éloignons un peu du village et de l'agitation pour arriver vers un grand lac. Un arbre imposant trône près de celui-ci, et une balançoire pend de l'une de ses branches.

Elle monte dessus et en tirant sur une des cordes, elle actionne un mécanisme qui fait remonter la balançoire toute seule. Une fois en haut, elle me jette sa balançoire.

NoMercy : Entre Ombres Et Lumière Où les histoires vivent. Découvrez maintenant