31- Il n'est plus là

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Eyana :

Je ne m'étais jamais imaginer que quelque chose comme ça puisse se produire. J'ai si mal au coeur d'avoir penser pouvoir y échapper.
Echapper a cette douleur qu'est la réalisation.
La réalisation que je ne peux plus faire comme si mon père n'avait pas quitter ce monde. J'ai été emporté dans un déni fou, j'y ai cru si fort.

Maintenant je chute, et j'ai comme l'impression que l'atterrissage va faire un peu trop mal.

Il me manque, mon papa me manque. Tellement d'enfants dans ce monde n'ont pas la chance d'avoir un père qui les aiment pour ce qu'ils valent, mais moi j'avais cette chance. Mon père était un homme bon qui me traitait comme une princesse.
Certes nous avions eu des disputes, parfois lourdes de propos insultant et blessant, mais le froid ne restait jamais longtemps, parce que l'amour est plus fort que tout.
Mais ils me l'on prit, ils m'ont volé mon père.

Mes joues sont inondées par la tempête que mes yeux on crée lorsque je lisais nos textos de ces dernières années :

- Tu me manques ma fille, reviens nous vite, avait-il écrit lorsque je suis partie en vacances avec ma classe.

- J'ai vu la photo que tu as publié aujourd'hui, tu es magnifiques ma princesse, avait-il écrit lorsque j'ai publier cette photo de moi mangeant une glace a la fraise.

- La vie est compliquée tu sais, et quand tu trouves que c'est trop dur a supporter, n'oublie pas que je suis la et que je peux t'écouter parler sans t'interrompre Eyana, avait-il écrit lorsque j'ai eu mon premier chagrin d'amour et que je me suis cachée dans la salle de bain pour pleurer.

Je me suis arrêter la, incapable d'en lire plus dans mon état actuel.

C'est si compliqué a vivre. Quand on parle a nos proches on a sans arrêt l'impression que nous pourrions tout reporter au lendemain, mais c'est faux. On ne sait pas de quoi demain est fait, et c'est si triste a réaliser.

Il était malade, je le savais, mais ça ne m'empêchais pas de penser que quand je mourrai, il serait toujours vivant pour me dire au revoir.
Je n'aime pas me dire que c'est a moi de dire au revoir. Je ne veux pas dire au revoir a qui que ce soit, surtout pas mon père, celui qui a contribuer a me donner la vie.

Mes yeux sont gonflés par les larmes, mes ongles n'existent même plus a cause de mon acharnement sur eux, et je ne parlerai même pas de l'état mes lèvres.
Mes mains tremblent, comme tout mon corps finalement.

- Eyana ? me demande une voix masculine.

- Je ne veux pas te parler Gage, je te l'ai déjà dis.

- Eyana tu dois manger.. il me dit avec une voix assez triste.

Qu'est-ce qu'il ne comprend pas dans " Je ne veux pas te parler" ? Est-ce que ce n'est pas assez clair ?

- Laisse.moi.tranquille. Je crache.

Je ne sais pas s'il a remarquer mon état, mais j'aime le fait qu'il n'en fasse pas tout un plat. Je ressemble a un tas d'ordures mais il ne se moque même pas un petit peu.

J'ai a nouveau envie de pleurer, mais je ne peux pas parce qu'il est là. Je veux juste qu'on me laisse tranquille..

- Eyana je ne plaisant-

- Bon sang mais laisse moi tranquille ! je gueule tout en craquant.

Ma voix s'est brisé a la fin de ma phrase, comme pour prouver que je ne suis rien de plus que ce mot : faible.
Mes tremblements reprirent de plus belle et me voila repartie dans un cauchemars sans fin.

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⏰ Dernière mise à jour : Jan 12 ⏰

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