Chapitre 13

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« Vise toujours la lune.

Même si tu la manques,

Tu atterriras parmi les étoiles »

-L.Raymond Brown

Ils avaient atterri sur le pont de cristal, et Paige se hâta de prendre la main d'Amiel pour l'aider à retrouver son équilibre mais, celui-ci, beaucoup plus grand qu'elle, la déséquilibra et ils tombèrent tous les deux dans l'eau. Cléophée ne put retenir un éclat de rire. Les deux compagnons se hissèrent aisément hors de l'eau, et Amiel affirma qu'il avait fait exprès.

- Menteur ! pouffa Cléophée.

Ils arrivèrent rapidement chez Morad alors que le soleil se couchait.

- Je crois que nous devrions dormir ici cette nuit et partir tôt demain matin, dit Morad.

- Mais nous devons nous dépêcher ! s'obstina Cléophée. Le temps passe et des humains meurent pendant que nous restons ici !

- C'est dangereux de voyager la nuit, lui répondit Morad. Arbollis est un endroit qu'il est préférable de visiter le jour. Si tu veux risquer ta vie et celle de tes amis, tu ferais mieux de rester ici.

La jeune fille ne sut que répondre et resta silencieuse. Pourquoi lui parlait-il ainsi ? Elle ne voulait mettre personne ne danger et il devait le savoir.

- Donc nous sommes d'accord pour partir demain matin ? poursuivit Morad.

Amiel et Paige hochèrent la tête tandis que Cléophée fulminait ; il la considérait comme une petite fille gâtée pourrie.

- Tu te trompes, lui dit Morad en refermant la porte d'entrée derrière elle, ce qui la fit sursauter.

- Quoi ? fit-elle, déroutée.

- Je ne te considère pas comme tel, répondit-il en marchant vers la cuisine. Seulement un peu entêtée !

Ça alors ! Plus jamais elle ne pourrait réfléchir en paix ! Une autre surprise du bracelet, sans doute !

Les lèvres de Morad se retroussèrent. Ils entendaient Cléophée cogiter et suivait ses pensées avec amusement.

- Je n'ai pas été à la maison depuis plusieurs semaines, alors je n'ai pas grand-chose à manger, mais il doit me rester une pizza dans le congélateur. Je la garde pour des cas comme celui-ci.

Paige hocha la tête tandis que Cléophée et Amiel fronçaient les sourcils, ne comprenant visiblement pas ce qu'était une pizza. Un peu plus tard, ils arrondirent les yeux en goûtant le nouveau plat.

- C'est génial ! s'exclama Amiel entre deux bouchées. Je n'ai jamais savouré quelque chose d'aussi succulent !

Cléophée, quant à elle, trouvait la pizza un peu trop grasse avec tout le fromage sur le dessus, mais se contenta de prendre une autre bouchée, affamée.

Lorsqu'ils furent repus, Paige et Amiel se retirèrent et Cléophée s'apprêtait à faire de même lorsque Morad la retint.

- Tu devrais te détendre un peu avant d'aller te coucher. Je te trouve tendue.

Cette dernière phrase la piqua.

- Si tu ne m'avais pas rabaissé devant mes amis, peut-être que je serai plus sereine, rouspéta-t-elle.

Morad soupira et s'arrêta en déposant ses mains sur les épaules de sa fiancée. Il plongea ses yeux émeraude dans les siens.

- Calme-toi, lui dit-il. Ton esprit est si agité que tu interprètes mal mes propos. Je ne t'ai jamais jugée, et ça n'arrivera pas non plus.

La Saga des Syrès : Dévastation ( tome 3) (TERMINÉ)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant