-Chap 67-

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PDV Harry

Je conduisais en direction de l'adresse qu'avait eue le malheur de nous dire Rauch hier soir, agacé au plus haut point par ma copine. Cette fille devait aimer le danger et ne devait pas se sentir bien quand elle était en sécurité, Bordel. Elle aurait été dans cette putain de boutique sans m'en parler. Je croyais qu'on s'était mis d'accord pour ne plus rien se cacher, pourtant, elle ne faisait qu'à sa tête. C'était à croire qu'elle le faisait parfois exprès. A quoi devais-je m'attendre ?Depuis le début, Élisabeth avait toujours fait à sa manière en s'en foutant largement de mon opinion. Je mis mon clignotant quand mes mots sortirent de ma bouche sans retenue.

-Tu es vraiment une meuf soulante, crachais-je.

-Ne commence pas Harry, siffla -t'elle pendant que je sentais qu'elle se retenait de ne pas s'énerver.

-Tu serais allé là-bas sans moi ! Bordel ! Tu ne peux pas savoir comme ça me soule de savoir à quel point tu n'es pas prudente.

-J'aurais été prudente, dit-elle en haussant le ton.

-Oui, mais tu y aurais été quand même, seule.

-J'avais besoin d'y aller.

-Moi, j'ai besoin de savoir que tu ne joues pas les héros en solo constamment.

-Tu ne sais pas ce que c'est Harry lâcha t'elle et mon cœur se serra. « Tu ne sais pas ce que c'est être observé pendant des mois et savoir qu'il y a un endroit proche de chez toi ou tu pourrais découvrir une part du mystère qui plane au-dessus de ta tête. »

-Tu as raison, je ne sais pas ce que c'est, répondis-je sur un ton plus calme. « Je ne t'aurais jamais empêché d'y aller Élisabeth, on est tous les deux têtus comme des mules, alors, je sais que quand on a une idée en tête, on ne la perd pas aussi facilement. Le truc qui me gonfle c'est que Je SUIS LA. Quand mettras-tu dans ta putain de tête qu'on est une équipe, des putains de partenaires, bordel ? »

Elle me fixa, silencieuse et se calla dans son siège en boudant. Elle devait avoir marre que je sois continuellement le gars qui lui cassait les couilles avec tous mes blâmes, mais elle faisait toujours tout de travers quand il s'agissait de cette satanée histoire de B. C'était à croire qu'elle pensait toujours être la petite brune qui travaillais dans le business de Bruce et qui devait se méfier de tout le monde. Élisabeth était aussi impulsive, bornée et casse-cou que moi, je croyais souvent qu'elle était la meilleure de nous deux malgré cela sur certains domaines je me trompais lourdement.

On arriva devant une petite boutique ou l'enseigne « St Marck book shop » trônait sur le sommet du bâtiment. Il n'y avait aucun doute sur le fait que nous étions à la bonne adresse. Je coupai le moteur pendant que Beth plaquait son nez à la vitre pour détailler tout le bâtiment et sa devanture. Nous pouvions voir à travers de grandes baies vitrées qu'il y avait une immense quantité de livres et de journaux. Rien d'étonnant vu le nom de la boutique.

Je scrutais ma brune qui détourna les yeux de la vitre pour me considérer, toujours irritée par notre dispute, bien que je sache que j'avais raison. Ca arrivait tellement rarement que j'avais le droit de le faire remarquer. Elle me fixa, les bras toujours collés à son torse.

-Je t'aime, lâchais-je sévèrement, les sourcils froncés vu le reste de l'énervement qui me restait à moi aussi.

-Je t'aime... partenaire ! marmonna-t-elle en roulant des yeux et ouvrant sa portière, ce qui me fit rire.

Nous pénétrâmes dans la boutique et une fois que la porte s'ouvrit un cliquetis de cloche résonna indiquant à tous notre entrée. Il n'y avait pas plus soulant que ces merdes-là. L'intérieur était plutôt conforme à toutes les bibliothèques poussiéreuses que l'on pouvait croiser à Londres. On pouvait d'ailleurs retrouver cette odeur de livres emplis de poussière qui m'irritait tant quand j'allais dans des lieux aussi pourris. Plusieurs étagères délimitaient les rayons et quelques tables présentaient des piles gigantesques de livres. La librairie n'était pas très fréquentée et on pouvait voir au grand maximum cinq clients. Était-ce là que le putain de roi des trafics de drogues New-Yorkais, Byron LockHart venait faire ses emplettes comme un petit vieux ?

I'm too bad for you (H.Styles)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant