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La musique résonnait doucement dans la pièce pendant que le jeune garçon dessinait avec attention sur sa table de bureau. Il jeta un coup d'œil circulaire à son œuvre et sourit, satisfait de son travail. Il aurait peut être dû aller dans une école d'art au final.

On entendit une porte claquer violemment au bout du couloir et Minhyuk releva la tête, les sourcils froncés. Pourquoi fallait il toujours qu'il y est du bruit dans cette foutue maison. Jamais il ne pouvait se concentrer réellement pendant plus de cinq minutes. Du silence c'était trop demandé ? Manquerait plus que les deux jumeaux de la voisine se pointent pour qu'enfin il puisse ouvrir un zoo.

Maugréant dans sa barbe, il se concentra de nouveau sur son dessin. Des bruits de pas lourds dans le couloir attirèrent néanmoins son attention. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre de qui ils provenaient, toute fois leur martèlement rapide l'alarmèrent, c'était comme si la personne s'était mise à courir. Il n'eut pas à compter trois secondes dans sa tête que sa porte fut violemment assaillie de coups de poings déchaînés, qui furent bientôt suivis par des exclamations saccadées.

"Minhyuk ?!" Un nouveau coup de poing. "Ouvre c'te porte c'est SUPER urgent !" Deux coups de poing. La voix féminine était étouffée par le bois mais assez audible pour comprendre son effarement.

Minhyuk se leva à contre-coeur pour délivrer sa pauvre porte des griffes de la lionne qui se trouvait derrière. En temps normal il ne se serait pas donner la peine de se lever pour aller ouvrir, mais compte tenu que Dior ne demandait jamais la permission pour entrer dans sa chambre, Minhyuk pouvait faire une exception.

"MINHYUK OUVRE LA PORTE JE TE JURE QUE C'EST D'UNE IMPORTANCE CAPITALE"

Alarmé, il ouvrit la porte. Dior entra en trombe dans sa chambre, les cheveux encore gorgés d'eau d'après son passage à la douche. Le blondinet fronça les sourcils de plus en plus anxieux. La dernière fois qu'il avait vu sa sœur dans un état pareil c'était quand elle avait découvert l'étiquette de Toys R Us sur un de ses cadeaux de Noël quand elle avait sept ans. Ça l'avait profondément bouleversée.

Dior s'était mise à faire les cent pas dans sa chambre. "Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu" Elle ne cessait de répéter ces mots en se torturant la lèvre, les yeux exorbités.

"QUOI ?!"

Dior s'arrêta d'un coup sous les yeux méfiants de son frère. Elle baissa les tête, semblant chercher ses mots. Son expression épouvantée ne l'avait pas quitté une seule seconde et la patience de Minhyuk s'égouttait de plus en plus. Qu'est ce qui avait bien pu la mettre dans état pareil. Une vague de préoccupation effleura le blondinet qui fixait sa sœur avec anticipation.

Dior le regarda avant de baisser la tête une nouvelle fois et commença d'une voix hésitante. "Il- il, il..." Elle inspira et laissa sa phrase en suspens.

"Mais qu'est ce qu'il y a ?!"

Elle releva la tête et plongea son regard dans celui de son frère. Cette fois, son expression avait changée et l'inquiétude de Minhyuk s'agrandit.

Le blondinet décida de l'appeler d'une voix hésitante. "Dior ?"

"Il a répondu"

"Qui ?" Les sourcils de Minhyuk se froncèrent.

"Wonho... Il.. Il a répondu..." Un sourire rempli d'espoir illumina le visage de Dior. "Wonho a répondu ! Minhyuk ! Il a répondu ! J'arrive pas à y croire ! Il a vraiment répondu !"



[...]



Vous connaissez sûrement cette sensation lorsque vous vous éveillait d'un rêve merveilleux que vous ne désiriez pas quitter ? Vous voyez de quoi je parle ? Eh bien dites-vous que c'était exactement ce que ressentait Changkyun en ce moment-là, seul sur sa petite colline.

𝐑𝐞𝐦𝐞𝐦𝐛𝐞𝐫 𝐌𝐞Où les histoires vivent. Découvrez maintenant