Voici ma toute première fiction. Cela fait très longtemps que je n'ai pas écrit et donc ai choisi de rester dans l'univers d'origine du manga afin de me donner un trame solide. Cependant, il est possible que je change la chronologie des événements pour pouvoir se raccorder au mieux à ma fiction.
En tout cas, n'hésitez pas à me partager vos avis, je suis preneuse de toutes les critiques constructives, et aurais plaisir à débattre avec d'éventuels lecteurs.
Sachez toute fois que même si j'ai quelques chapitre d'avance, si l'histoire vous plais, mieux vaut s'abonner à la fiction car je risque d'avoir un rythme de publication aléatoire. Au moins vous serez prévenu à chaque nouveau chapitre publié.
En espérant que ce premier chapitre un peu flou, vous donne envie de poursuivre.
Votre dévouée Hana.
Chapitre 1
Le saule Pleureur.
Des ombres s'élevaient dans les branches d'arbres de l'épaisse forêt. Silencieuses, telles des fantômes, seul un œil aguerri pouvait espérer entre-apercevoir ces spectres. Ils filaient à toute allure, pressés de pouvoir regagner leurs foyers. Une légère brise caressait leurs visages ruisselant de sueur, leur apportant une certaine félicité, dans cet enchevêtrement tortueux et noueux de larges branches sur lesquels, leurs pieds experts s'élançaient au travers de cet épais feuillage, permettant à peine aux rayons du soleil de percer la canopée.
À la lisière de la forêt d'émeraude, ils aperçurent une petite clairière, au milieu de laquelle se trouvait un unique saule pleureur. Bien que sa taille n'eut rien de ridicule, elle paraissait presque minuscule à côté de ses frères qui l'entouraient. L'on put apercevoir le ciel dépourvu de nuage, imposant alors la chaleur écrasante de l'astre solaire.
Une odeur qu'il ne connaissait que trop bien se fît sentir au travers une légère brise. Une odeur de métal humide, qui ne lui provoqua aucune nausée, tant il y était habitué. Le premier stoppa net sa progression au bord de la clairière, intimant aux deux autres de faire de même, d'un mouvement de poing. Toujours perché à la cime, dans l'ombre, à l'abri des regards, il se tourna vers ses deux coéquipiers pour leur indiquer silencieusement cette impression étrange. Ils étaient aux abords de leur village dans le Pays du Feu. Bien que l'atmosphère de ces derniers mois n'indiquait rien de bon quant à la paix, il restait tout de même anormal de sentir cette odeur si forte qui ne laissait qu'imaginer la quantité qui devait en découler.
D'un geste de main précis, il ordonna a ses deux compagnons de se disperser de sorte à entourer la petite trouée d'herbe. L'odeur venait de cet arbre. Ses longues branches parsemées de feuilles, tel un épais rideau de velours, empêchaient d'apercevoir son tronc et cet émanation. Il se concentra pour essayer de détecter une quelconque présence de chakra. Il dût attendre plusieurs secondes avant de sentir cette aura particulière. Elle était à peine perceptible, mais indiquait bien la présence d'une personne à priori blessée, fût elle amie ou ennemie.
Les trois ninjas se lancèrent à pas de loup vers la cible. S'orientant en fonction du vent afin de ne pouvoir être détectés. Ils avançaient, tel un seul homme, formant de légers sillons dans les hautes herbes qui composaient la petite plaine. Position de combat, kunaï à la main, prêts à bondir. Lentement et toujours sans bruit, ils arrivèrent à l'orée des branches du feuillu. Si celles ci cachaient parfaitement l'intrus de part leur longueur et leur épaisseur, elles permettaient à nos trois soldats de l'ombre de tout aussi bien se dissimuler. La respiration lente, mais le cœur battant rapidement d'adrénaline, les trois ninjas traversèrent l'épais rideau de feuilles, aussi vifs que les cobras du désert de Suna.
Ils s'immobilisèrent aussitôt. Les yeux exorbités par la scène qui se trouvait devant lui, le plus jeune ne pût empêcher un hoquet de dégoût. Elle était surréaliste. Une silhouette, semblant appartenir à un homme, gisait dans une marre de liquide pourpre. Les épaules tout juste appuyées contre le tronc, la tête à peine retenue par l'écorce, tombant sur son épaule droite. La bouche entre ouverte, un filet de sang s'échappait de ses commissures. Mais l'horreur n'était pas là. La moitié de son visage semblait ravagé, comme brûlé par de l'acide. Sa peau autrefois lisse, se composait dès lors de lambeaux sur la moitié de sa face, le recouvrant d'hémoglobine. Ses vêtements sombres, déchirés, luisaient de son propre sang, une plaie béante remplaçant son bras et sa jambe droite.
YOU ARE READING
Suzaku
RomanceAu retour d'une mission, une équipe ninja tombera sur un homme grièvement blessé. Il sera transporté au village afin d'être soigné. Mais dans un contexte où la Quatrième Grande Guerre Shinobi ne fait que se rapprocher à grand pas suite à l'invasion...
