Ma vision commence dans le noir. Puis le noir s'estompe. Je vois à travers les yeux de quelqu'un. Je n'arrive pas à distinguer qui. La personne a très mal à la tête. Elle ne se souvient pas des derniers événements passé. Je crois que c'est un garçon, mais je n'en ai pas la certitude. Il/elle commence à promener son regard aux alentours. Le soleil est aveuglant. Tellement brillant qu'il semble irréel. Il y a de l'herbe. Il se trouve dans une forêts. Il se lève et commence à marcher. Quelque chose attire son attention. On dirai une croix. Il y a une inscription sur cette croix: "Un blocard avertit en vaut deux". Je ne comprend pas ce que cela veut dire. Pourtant, le garçon de ma vision semble réaliser quelque chose. Soudain ses yeux se lèvent vers l'horizon. C'est là qu'ils les remarques. Ils sont imposants.

Il connaît cet endroit-

Je me réveille doucement. Ce rêve était vraiment étrange. Je n'ai pas vu qui était le garçon. De plus, je n'arriver pas à savoir si c'est un souvenir ou une vision du futur. Allison est à mon chevet. Elle semble endormi. Son visage enfantin est cerné. J'imagine qu'elle a du apprendre pour papa. J'ai vu ce qu'il s'est passé. Mon cœur est brisé en mille morceau. Mais je suis la dernière famille qu'il lui reste. C'est ma petite sœur, je dois veiller sur elle. Pour papa et pour maman.

"- Alli. lui dis je doucement.

La jeune fille se réveille. Ses yeux sont rougis par les larmes et la fatigue.

- Jo! J'ai eu tellement peur!

- Ça va, ma puce. Ça va.

- Tu sais, papa...

- Je sais déjà tout, Alli.

- On croyait que tu ne n'allais jamais te réveiller! Tu étais presque mort...

Je serre la petite fille dans mes bras. Des gouttes salées perlent sur mon épaule. Je voudrai tellement qu'elle arrête de souffrir. J'essuie les larmes sur son visage.

- Alli, tu es la dernière famille qu'il me reste au monde. Je ne veux pas te perdre toi aussi. Pas alors que je viens de te retrouver. Mais ces monstres vont revenir nous chercher. On doit se serrer les coudes. Pour papa et pour maman. On doit rester uni. On va se venger. Tu me le promets?

La colère se lit dans les yeux de ma sœur. Sa soif de vengeance est aussi forte que la mienne.

- Je te le promets"

Je me lève. Je ne sais pas si je dois parler de mon rêve. Ce qui est sur, c'est que ce n'était pas moi dans le rêve. Oui mais qui alors? Peut être que pour une fois, c'était un rêve normal, pas réel. Pas un autre futur cauchemar qui nous attend. Je ne sais pas, ma tête est encore trop engourdie pour réfléchir. Je descend dans le salon. Comme moi, tout le monde est triste. Je n'ose pas parler. Tout ça, c'est de ma faute. Si j'avais été moins con, mon père serai encore là. Je l'ai tué. J'ai perdu mon papa que je viens juste de retrouver. Et tout ça pour quoi? Parce que j'ai suivi une fille. C'est moi qui devrait être mort à l'heure qu'il est.

"- Jo...je suis vraiment désolé. commence Minho

Je baisse les yeux comme seule réponse. Mais j'ai quand même une question.

- Comment est il mort?

- Un griffeur. Comme quand on était dans le labyrinthe.

- Mais il avait l'habitude. Et si il n'était...

- Il est mort! Je suis désolé, mais il est mort. On ne peut pas vaincre un griffeur seul.

Puis quelque chose me vient à l'esprit. Je ne sais même pas ce que je dis.

- Et personne ne peut survivre une nuit dans le labyrinthe.

- Pardon? demande Minho. Qu'est ce que tu viens de dire?

- Eh bien je crois qu'un jour tu as survécus une nuit dans le labyrinthe. Pourtant tout le monde pensait que c'était impossible.

- Comment tu connais tout ça?

- J'ai rêvé du labyrinthe beaucoup de fois. Papa était un coureur, n'est ce pas?

- Oui, mais il détestait ça. Et ce n'est pas pour ça qu'il a pu survivre à un griffeur. Seul contre le WICKED, c'est difficile. Je suis désolé, Jo, mais ne crois pas ça. Il faut accepter."

Je ne veux pas accepter. Je ne veux pas croire qu'il est mort. Les larmes commencent à ressortir alors je sors de table. Quelle ironie tragique, quand on y pense. Mon père est mort là où il m'a sauvé la première fois. J'espère qu'il a rejoint maman là où il est. J'ai besoin d'aller prendre l'air. J'ouvre la porte. Le froid s'abat comme un coup de fouet sur mon visage. Un coup de fouet venu pour me punir. Il fait froid. Je sens tout mon cœur se crisper sous la température et le froid vient s'enfoncer sur mes plaies toujours ouvertes. La douleur à quelque chose de rassurant. Mes yeux remplis de tristesse se tourne vers le ciel.

" Papa....tu m'avais promis. Tu m'avais promis que tu ne me laisserai plus jamais."

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