Chapitre 5: Le départ

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PDV Rayane:
J'ouvris les yeux. Je tournais la tête à ma gauche et une personne se trouvait allongée à côté de moi de dos. C'était Denitsa. Après notre rendez-vous à la cafétéria, je l'ai emmené faire les magasins, ce que toutes les femmes adorent faire. Ensuite, nous sommes rentrés chez moi, nous avions regardé le film préféré de Denitsa "N'oublie jamais". Et puis, nous sommes allés nous coucher, nous étions épuisés. Je lui caressai le bras tout en douceur et elle bougea, comme un vrai petit bébé. Elle se retourna vers moi et la première chose qu'elle fit est de me sourire.
-Bonjour mon ange.
-Bonjour mon prince, me dit-elle en s'approchant et me déposant un baiser sur la bouche.
-Tu as bien dormi ? lui demandais-je
-Dans tes bras on ne peut que bien dormir.
Et elle se blottit contre moi. Je profitais de cet instant car dans quelques heures j'allais partir pour la Belgique. Je n'allais plus pouvoir serrer dans mes bras la femme dont j'étais éperdument amoureux, ne plus la voir sourire, ne plus l'entendre rire et ne plus entendre son accent si mignon, qui faisait tout son charme, tout cela pendant deux mois. Ces deux mois étaient importants pour ma carrière mais je ne pensais pas que cela allait être deux mois si durs. J'aimais mon métier de comédien par dessus tout, c'était ma passion, mais le fait d'exercer ce métier loin de ma princesse allait être horrible et encore, le mot n'était pas assez fort pour décrire ce que je ressentais.
-Ma chérie, je vais prendre une douche, va prendre ton petit déjeuné si tu veux pendant ce temps. Je fais vite.
Et je partis sous la douche pendant que Denitsa s'était dirigée dans la cuisine. Je sortis quelques minutes plus tard, je me préparais et je rejoignis Denitsa dans la cuisine. Elle était entrain de manger des tartines avec du beurre et de la confiture. Je souris et je décidai de lui couper des morceaux de mangues comme elle les aime.
-Ho merci mon Rayane ! me dit-elle avant de me prendre dans ses bras et m'embrasser tendrement.
-Mais de rien ma petit princesse, lui dis-je avant de m'installer à mon tour pour prendre mon petit déjeuné. Je me servis un bol de céréales Chocapic, c'était les céréales que je préférais depuis mon enfance mais Denitsa riait à chaque fois. Pour l'embêter un peu, je la chatouillais sur les côtes et elle s'arrêta immédiatement. On profitait de chaque seconde de notre matinée ensemble. On riait, nous nous taquinions comme deux enfants à l'école primaire. Quand je la regardais, je me rendais compte que c'était vraiment la seule femme dont j'étais réellement tombé amoureux. Elle me faisait connaître ce sentiment d'amour que je ne connaissais pas avant de la rencontrer, ce que c'était le fait d'être aimé par la personne dont on était amoureux. Je ne cessais de la regarder, de l'admirer car, cette personne se trouvant en face de moi, était tout simplement splendide sous toutes les coutures, elle dégageait un charme de fou. Elle redressa la tête vers moi et mon cœur ne cessait de battre. Voilà ce qu'elle me procurait : ces papillons qui battaient des ailes dans mon ventre. Je pensais que cette métaphore n'était qu'une façon de parler mais on se rendait compte qu'elle existait lorsque la personne que vous aimiez vous faisait ressentir cette sensation. Denitsa me la faisait ressentir depuis la toute première fois que j'ai posé les yeux sur elle. Elle se leva pour débarrasser la table et je la rejoignis. Elle était entrain de laver les assiettes et je me mis derrière elle pour passer mes bras autour d'elle et lui faire des bisous dans ses cheveux qui sentaient si bon.
-Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire sans toi pendant ces deux mois, me dit-elle doucement.
Je la retournai face à moi et je l'embrassais avec passion. Ce baiser était pour lui montrer que je l'aimais, que je reviendrais vite et c'était la seule personne qui comptait à mes yeux, qui faisait de ma vie un véritable bonheur.
-Je t'aime Denitsa, lui dis-je quelques secondes plus tard.
Son visage s'illuminait et je pouvais voir dans ses beaux yeux marrons une sincérité dans ce qu'elle me répondait avec une voix douce.
-Je t'aimerai jusqu'à la fin.
Elle m'embrassa une dernière fois avant de se diriger dans la chambre pour aller s'habiller.
Elle revint une heure après. Elle était allée sous la douche et s'était préparée. Elle était ravissante, comme d'habitude. Même si il ne se mettait pas sur son trente et un tous les jours, c'était vraiment la plus belle femme au monde à mes yeux. Il était 10h30. J'avais le temps de préparer ma valise car mon train était à 15h04 précise. Denitsa m'aida à ranger mes affaires dans ma valise. Ils nous a fallu près de deux heures car elle faisait l'enfant à m'empêcher certaines fois de faire ma valise. Je voyais bien que d'un côté ce n'était pas qu'un jeu et cela me touchait car je pouvais voir qu'elle tenait vraiment à moi. 12h30. Le temps avançait rapidement. On allait manger. Denitsa avait préparé des pattes car il fallait que l'on se dépêche. Pendant ce temps, je prévenais Jade, Christian et Katrina à l'heure à laquelle mon train allait partir. Denitsa y tenait à ce que je les prévienne. Nous étions vraiment une bande d'amis tous les cinq. Après avoir mangé, je descendis ma valise en bas pour la mettre dans le coffre du taxi et nous partions enfin pour la gare. Denitsa me prit la main et la serra très fort dans la sienne. Je la regardais du coin de l'œil et je vis des larmes couler sur ses joues. Je les essuyais avec mon index et elle se retourna vers moi pour m'embrasser doucement. Elle posa sa tête sur mon épaule et je lui caressai les cheveux délicatement. Le taxi arriva enfin à la gare et, après avoir payé le chauffeur, je pris la main de Denitsa et nous nous dirigions vers l'entrée. 14h15. Au loin, Denitsa vit Christian, Jade et Katrina et nous allions les rejoindre.
-Alors Rayane, tu es prêt ?
Denitsa me serra fort pour me faire comprendre que, de son côté, elle n'était pas du tout prête à ce que je parte.
-Et bien, à vrai dire, non, mais c'est pour ma vie professionnelle, je suis obligée, je reviendrais sur Paris pour les fêtes de Noël, je vous le promets.
Nous nous dirigions vers des chaises en attendant l'annonce de l'arrivée de mon train. Nous parlions de tout et de rien, comme à notre grande habitude et je pouvais voir Denitsa rire avec ses deux meilleures amies, et cela me faisait chaud au cœur. Je l'aimais la voir ainsi, heureuse. Le temps passa très vite et une voix résonna dans la Gare de Lyon de Paris. "Le train à TER n°886 564 en direction de Bruxelles, départ à 15h04 est annoncé voie H. Il sera sans arrêt jusqu'à Bruxelles."
Denitsa me regarda durant l'annonce et nous nous levions pour se diriger voie H. Le train était arrivé. Je disais au revoir à Christian, Jade et Katrina. C'était le moment de nos au revoir avec Denitsa et des larmes coulaient sur ses joues.
-Ma chérie, je reviens vite, je te le promets.
Elle ne répondit rien et se jeta sur moi pour m'embrasser passionnément. Après quelques secondes, les trois autres nous regardaient déconcertés. Mais, des sourires commençaient à s'afficher petit à petit et Jade et Katrina prirent Denitsa dans leurs bras pour la féliciter et Christan me tapa dans la main. Je leur disait une dernière fois au revoir et je montai dans le train. 15h04. Le paysage se mit à bouger, d'abord doucement, puis rapidement. J'étais en route pour Bruxelles.

Rayane et Denitsa : Comme une évidence (Tome 1)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant