L'histoire se souviendra toujours des êtres qui partent à l'aventure en laissant derrière eux leurs parents, proches et amis. Ceux pour qui ils se battent, ils souffrent, ils saignent, ils se blessent et continuent d'avancer en espérant que leurs sacrifices n'auront pas été vains. Ces êtres qui malgré l'éventualité d'un échec gardent l'espoir et ne daignent de croire que demain sera meilleur deviennent souvent des figures mythiques, des légendes au premier rang des élégances incontestées. Ils sont les bâtisseurs de l'humanité, ils voyagent à travers le temps, réparent les cœurs et les âmes, donnent du courage aux hommes, dissipent les peines et les douleurs. Ils sont animés par la volonté indéfectible de rompre le chao qui règne et d'instaurer l'harmonie dans l'univers. Ils ne sont ni des dieux, ni des prophètes mais leur abnégation résignée de lutter sans se plaindre avec tant de bravoure et de détermination sera toujours récompensée par l'accomplissement de grandes oeuvres au cours de leur vie leur rendant ainsi immortels.
En vérité ce n'est pas la mort aussi cruelle soit elle mais bien la vie qui l'a précédée qui donne un sens à notre existence, ce n'est ni le pouvoir, ni la richesse et ni la célébrité. La foi en une vie meilleure illumine pour un temps soit peu le quotidien des êtres égarés par la misère et l'infortune telles des étoiles dans un ciel obscure, une lueur d'amour, une once d'espoir que nous devons chérir et transmettre car elle nous montre la voie.
Les Hommes n'échappent pas à leur destinée cela dit. Sur terre chaque âme est censée suivre le chemin qui lui est tracé, contre vents et marées, nul ne peut dévier la trajectoire qui lui est réservée. On fini inéluctablement par obtenir ce qu'on mérite. Les revirements fatidiques ne sont que des réinventions de l'avenir, ils nous permettent d'échapper aux attaches du passé. La meilleure manière de refuser de se faire violence c'est d'accepter de vivre avec ses erreurs, de noyer ses démons, de faire face au péril quoi qu'il advienne, d'avancer sans jamais fléchir ni tergiverser dans sa lutte car il y a toujours une lumière au bout du tunnel.
C'est une péripétie récitale à la fois mélancolique et mélodrame qui ressasse l'existence d'un être qui restera à jamais gravé dans le cœur des siens pour plusieurs générations à venir. La personne dont on parle se nomme Maïmouna Bathily,
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elle est une femme d'ethnie Soninké issue d'une modeste famille de paysans originaire de la région de Kédougou. Son village s'appelle Sorykouta et se situe dans la partie orientale du Sénégal, située à proximité de Nayé, à la frontière avec le Mali. Unique fille de ses parents, elle avait des rêves. Elle songeait à un avenir meilleur, mais surtout devenir une femme libre et indépendante.