Chapitre 8 : Bataille

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Chapitre 8 : Bataille

Edeline venait de me sauter dessus. Elle me frappait alors je ripostai. On se battait toute les deux. Comme deux lionnes. Et tout ça, pour un seul homme. Elle me tira les cheveux, je criai et lui envoyai mon poing dans la figure. Nous finîmes toutes les deux à terre. Elle était pour l'instant sur moi.

Je profitais d'un moment d'inattention pour reprendre le dessus sur elle. Je montai à mon tour sur elle et la frappai du mieux que je le pouvais.

Autour de nous, une marrée humaine s'était formée pour assister à la bataille. Des gens criaient et nous acclamaient pour que l'on continue.

Edeline reprit le dessus et me tapa dans mon dos, déjà fragilisé par le plaquage au mur d'Hugo. Je lui pris alors une poignée de cheveux et tirai dessus. Elle hurla et relâcha un peu sa pression sur moi. J'en profitai pour reprendre le dessus.

Nos amis et les siennes essayaient de nous séparer sans grand succès.

Nous continuions à nous battre comme des sauvages, comme des lionnes.

Une main vint attraper mon épaule et me poussa de Edeline. Celle-ci se releva prête à me ressauter dessus alors que quelqu'un essayer de me maîtriser. J'étais folle de rage et elle aussi. Nous nous regardions dans les yeux avec toute la haine et la violence que nous pouvions.

"arrêtez ! Circulez, ça a sonné! Et vous, mesdemoiselles, suivez moi ! Cria le surveillant"

Les deux personnes qui nous retenait nous lâchèrent. J'avais envie de la frapper encore et encore. Pourtant je n'avais jamais été violente dans ma vie auparavant mais là, la haine et la douleur était trop grande pour me contrôler. Edeline me regardait elle aussi comme une lionne en cage. Elle m'en voulait.

Le surveillant nous poussa jusqu'au bureau du directeur.

"assaillez vous là et là. Je veux aucun bruit jusqu'à l'arrivée de monsieur le directeur. Suis-je clair ? Demanda-t-il"

J'acquiescai de la tête, alors que Edeline restait de marbre.

"Edeline ? Questionna-t-il

-oui, cracha-t-elle

-bien, répondit-il fermement"

Le silence se fit. Il ne restait que nos regards de haine.

Ma joue et mon dos me faisaient mals. Je remarquai qu'Edeline n'arrêtait pas de se toucher l'œil. Elle devait avoir mal, vu la grimace qu'elle tirait. Une infirmière entra et nous donna une poche de glace à chacune.

Elle partit lorsque le directeur Mr Pontier, imposant dans son costume noire, entra dans son bureau. Le surveillant sortit.

Je n'étais jamais encore venu dans le bureau du directeur. Il était assez grand, et décoré des tableaux des anciens directeurs du lycée.

"Alors mesdemoiselles, pourquoi vous êtes vous battus ? Demanda-t-il, en fronçant les sourcils

- elle veut me piquer mon petit copain! S'écria-Edeline

- n'importe quoi, monsieur, je discutais tranquillement avec des amis, et Edeline est venu me chercher, elle m'a tout de suite monter la tête. Déclarai-je

- bon, qui a commencé ? Questionna-t-il, ennuyé

- c'est elle ! Dit-Edeline

- c'est Edeline monsieur ! Repris-je"

Le directeur nous regarda une a une à tour de rôle, souffla, puis reprit la parole.

"Bon, vu la situation, je vais vous exclure deux jours à partir de maintenant, c'est à dire, demain et après-demain. Je vais appeler vos parents, tout de suite pour les prévenir. Je ne peux pas tolérer de tels agissements dans mon établissement."

Les parents d'Edeline puis mon père arrivèrent. Mon père me ramena à la maison. Il ne me cria pas dessus. Il ne me punit pas. Je lui avais expliqué ce qui c'était passé dans la voiture et il me croyait. Je n'avais jamais eu de problèmes de la sorte auparavant.

J'étais sur mon bureau tranquillement à faire mes devoirs. Je venais juste de finir une conversation téléphonique avec Lucile. Je lui avais tout raconter et elle était très fière de moi. Elle me dit que je m'étais très bien battu.

Hugo était aller la voir pour lui demander ce qu'il s'était passé entre Edeline et moi. Elle lui avait un peu expliquer mais sans plus. Il était énervé, paraît-il, contre moi, mais surtout contre Edeline. Au final, on s'était quand même battu pour lui.

Je m'étais battue. Je m'étais battue avec quelqu'un pour la première fois de ma vie, mais je ne regrettais rien. Je l'avais fait pour Hugo, pour mon Hugo. Et ça, ça n'avait pas de prix.

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