Après FF, après Ao3... me voici sur Wattpad. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette fic (coucou/bienvenue/les commentaires sont mon gagne-pain), l'histoire est terminée, et c'est un happy-end (oui parce qu'y'a des chapitres un peu craignos). Bonne lecture !
*
On dit souvent que le stress généré par une situation dangereuse est bénéfique pour le corps. Il produit pléthore de réactions physico-chimiques, comme la dilatation des bronches pour nous permettre de respirer, ou encore la sécrétion d'endorphines pour appréhender une douleur à venir.
Le chef d'orchestre qui régule tout ça, c'est l'hypothalamus. Mais croyez-le ou non, ce type est un abruti.
Et Stiles n'était pas dupe.
Il avait lu un jour que le stress chronique qui favorisait la libération de molécules d'adrénaline ou d'hormones d'aldostérone était toxiquepour la santé si toutes ces substances chimiques n'étaient pas «consommées » par une activité physique intense.
Et depuis que Stiles avait rencontré Derek Hale, il soupçonnait son hypothalamus de faire des siennes et de décupler ses crises de panique.
Derek Hale était le facteur stimulant qui faisait se réveiller son système nerveux à n'importe quel moment du jour et de la nuit.
Sans compter que, généralement, le loup avait le chic pour dramatiser plus que de raison et Stiles voyait rouge à chaque fois. Son pauvre cœur ne tiendrait pas longtemps à ce rythme...
L'adolescent en était venu à la conclusion que –CQFD : Derek Hale était toxique pour son organisme.
Inspirant profondément pour calmer son système hypothalamo-hypophyso-surrénalien, Stiles se mit à taper nerveusement du pied tout en se rongeant les ongles.
Il était assis sur le perron de sa maison et attendait depuis vingt minutes que Derek rapplique. Ce dernier l'avait appelé (chose qu'il ne faisait a priori que lorsqu'il était dans l'incapacité de faire autrement, c'est-à-dire jamais) et lui avait annoncé qu'il arriverait d'une minute à l'autre, sans donner plus d'explications.
Si ce foutu mec ténébreux s'était contenté de lui envoyer un SMS, Stiles ne serait pas, en cet instant précis, en train de baliser et d'essayer d'éviter une crise de spasmophilie aiguë.
Quelque chose fit tilt dans son esprit qui tournait à plein régime : Scott ne l'avait pas appelé, lui.
En cas d'événement grave, son meilleur ami lui aurait envoyé un message, à défaut de lui passer un coup de fil. Il jeta un coup d'œil sur l'écran de son portable puis soupira.
Rien.
Il n'y avait pas de quoi paniquer, pas vrai ?
Une éternité plus tard, le bruit caractéristique du moteur de la Camaro lui parvint. Il l'aurait reconnu entre mille. Stiles se leva, avançant jusqu'au trottoir tandis que Derek se garait avec une lenteur extrêmement... extrême. Bon sang, ce type savait se faire désirer !
Stiles eut le temps de se demander si la Chevrolet était équipée d'un V8, si les suspensions à l'avant étaient de type MacPherson et si par ailleurs, c'était le modèle RS, avant que Derek ne coupe enfin le moteur et pose un pied sur l'asphalte. Déjà, l'adolescent était à sa portière.
« Va falloir qu'on définisse ensemble l'expression « d'une minute à l'autre », mec ! Ça fait une heure que je t'attends ! » s'exclama Stiles tandis que Derek sortait de la voiture tout en l'écartant de son chemin.
YOU ARE READING
Hold On
FanfictionPour Stiles, son système nerveux n'est en rien responsable de ses crises de panique. Le facteur stimulant, c'est Derek Hale. Et l'ado n'est pas... mais alors vraiment pas... au bout de ses surprises.
