Chapitre 1.

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     Encore une de ces routines qui commençait... Le son de mon réveil résonnait tellement fort dans mes oreilles que j'aurais voulu le casser de mes mains en le jetant contre le mur rouge de ma chambre.Or, si je le faisais, ce serait fichu. Je me réveillerais en retard -bien que ça m'aurait arrangé- et fini le cadre d'élève sérieuse,même si je ne suis pas si compétente que ça. -à mon avis-

Doucement,du pays des rêves que je quittai, mon dos se redressait du matelas,et, écoutant encore le boucan de ce qui allait bientôt s'arrêter de force, je levais mon bras gauche. Ma main formait un poing et s'écrasa violemment sur ce fichu porte-bonheur qui me permettait de garder mon rythme scolaire. Pouah... Enfin de la tranquillité,pensai-je.

Lorsqu'aucun son ne surgissait de ma chambre, mes yeux balayaient du regard les alentours, et, une énorme flemmardise se prit en possession de mon esprit. Je n'avais pas envie de me lever et bien que j'avais le temps de me préparer, je voulais repenser à ce rêve que j'avais fait cette nuit.

Je vivais dans un monde où un rien errait. Comme si j'étais seule au monde à contempler le vide...Comment dire ? Au fil du temps qui passait, j'entendais de plus en plus plusieurs rires d'hommes qui disparaissaient l'un à l'autre mais qui revenaient, puis tout ce qui semblait être un rêve devenait cauchemar. Néanmoins ; je vivais seule et sans émotions, c'était une sensation agréable, ne plus ressentir de douleur...Mais de l'autre, quelque chose de brisant quand l'on veut sentir des sentiments de bien-être. Une sorte de liberté sans l'être. Quelque chose d'impossible.

Voilà pourquoi je savais que ce n'était qu'un rêve. Qui ne pouvait bien pas ressentir une seule once de sentiment ?

Ça ne pouvait se passer ainsi, la vie était trop cruelle pour certains et trop magique pour d'autre pour vivre le même recoin. Eh ouais. La mienne n'était pas parfaite du tout, dans tous les cas.Quand on vit dans une famille où le père est quelqu'un de très important et que ses enfants le sont automatiquement, c'était sûr que tout ça attirait la jalousie dans toutes ses formes. Pour ma part, nous étions trois enfants, le grand frère, Vernon, qui devrait prendre la place de notre père, moi, la moyenne, puis la petite sœur, Tzuyu, qui semblait porter une vie paisible et agitée.Elle était au collège, moi au lycée, puis lui en études supérieures. J'avais toujours trouvé que cette différence d'étude était amusante.D'une part le niveau, et d'autre part l'intelligence...

Enfin,assez parlé de moi ! Lorsque je m'étais enfin retirée de mes pensées, j'eus décidé, en grognant, de me retirer de mon lit pour me jeter juste en face, où se trouvait ma commode.

J'ouvris doucement celle-ci de mes mains et pu sentir le bois sous ma peau qui était légèrement froid, mais agréable. Puis l'odeur accompagnée était parfaite ! J'aimais bien cette odeur quelque peu ancienne. Ça me rappelait mon enfance. Mon père m'emmenait toujours voir mon grand-père dans sa vieille maison pour que je me mette habituellement à contempler les anciennes reliques et il y avait cette odeur semblable. J'espérais que mes vêtements y tenaient aussi à cette petite odeur malgré le parfum que j'allais mettre plus tard.

Je pris mon uniforme entre mes mains et pris soin de l'enfiler en retirant mon pyjama que je jetai sur mon matelas, et, je refermai ce qui servait à ranger mes habits pour me tourner vers le grand miroir qui allait me permettre de me contempler et de voir ce qui n'allait pas dans les prochaines minutes à venir quand j'aurais fini de me préparer.

Je me retournais une à plusieurs fois, et, fixai les motifs de mon uniforme scolaire, un gilet à manches longues tissé de carreaux gris et de bords roses, ainsi qu'une jupe courte et de chaussettes montantes assorties. C'était surtout l'uniforme que devait porter les filles, car les garçons avaient le droit à un pantalon, et la couleur des bordures étaient bleues.

Gage.Where stories live. Discover now