Ce matin-là, je m'étais rendue au domicile d'Aïcha et de sa mère, les bras chargés de provisions. C'est alors que mon regard croisa celui d'une inconnue. Elle arborait un teint mat, une chevelure d'un noir profond et des yeux au magnétisme foudroyant, tandis que sa silhouette laissait deviner une poitrine généreuse. Ce fut un coup de foudre immédiat, si intense que je perdis toute contenance.
Lorsque Aïcha procéda aux présentations, m'apprenant qu'il s'agissait de sa jeune sœur, Noura, mon sang se glaça. Elle était d'une beauté saisissante, mais l'évidence de son lien de parenté avec Aïcha, doublée de leur différence d'âge, m'instilla un profond regret. Noura se tenait là, devant moi, pareille à une insoumise. Elle n'avait aucun trait commun avec son aînée ; son regard était dur, altier, et pourtant d'une splendeur absolue.
Je déposai hâtivement les provisions avant de prendre congé. À compter de ce jour, je fus contrainte de retourner en ces lieux sous les ordres de Annaïs, suspendue au règlement de ce différend complexe lié à leur père. Noura nous apparaissait bien trop intransigeante ; elle s'était déjà illustrée par de vifs démêlés avec son frère aîné. Sa nature profondément rebelle persistait, à tel point qu'une sourde appréhension à son égard commença à s'emparer de moi.
Les mois s'écoulèrent, menant enfin aux fiançailles d'Aïcha. Il me fallut reprendre contact avec toute la famille. Ayant obtenu le numéro de téléphone de Noura, nous échangeâmes à plusieurs reprises afin de planifier les préparatifs de l'événement. Le jour convenu, je devais passer la prendre à son domicile pour effectuer quelques courses. À peine fut-elle installée dans ma voiture qu'elle m'adressa un compliment
Noura :Vous êtes fort élégante, et j'apprécie tout particulièrement les effluves de votre parfum, me glissa-t-elle.Touchée, je tentai de dissimuler mon trouble
Moi :Je vous remercie pour ces charmantes attentions. Si cette fragrance vous plaît tant, je me ferai un plaisir de vous l'offrir.Noura ancra alors son regard dans le mien et rétorqua
Noura : Non, je préfère de loin le sentir sur vous.
À ces mots, je sentis instantanément le rouge me monter aux joues.
Un silence dense et presque palpable s'installa alors dans l'habitacle de la voiture. Je fixais la route avec une concentration excessive, tentant de masquer le tumulte de mes pensées, tandis que le rouge de mes joues peinait à s'estomper.
À mes côtés, Noura ne manifestait aucune gêne. Du coin de l'œil, je la sentais m'observer, son regard de braise posé sur mon profil, indifférente au défilé du paysage à travers la vitre.Chaque mouvement, chaque respiration dans cet espace clos semblait amplifié par une électricité nouvelle.
Cette audace, qui m'effrayait tant chez elle quelques mois plus tôt, se muait désormais en une attraction magnétique et troublante. Je réalisai avec effroi que le piège de ce coup de foudre initial venait de se refermer définitivement sur moi.
Sur la route de retour Soudain, elle brisa le silence par une interrogation à laquelle je ne m'attendais absolument pas
Noura: Êtes-vous engagée dans une relation amoureuse ?Prise de court, je balbutiai pour masquer ma surprise
Moi: Non... Mais pourquoi une telle question ?Noura, sans s'embarrasser de détours, lâcha
Noura: Parce que vous me plaisez.Le souffle me manqua, et je faillis m'étouffer de stupeur.
Moi: Mais enfin... Tu n'es qu'une enfant, répliquai-je pour tenter de ramener la raison entre nous. Je suis l'amie de ta sœur aînée. Aïcha 24 ans, quel âge as-tu donc ?Noura ne cilla pas. Son regard se fit plus intense encore, balayant mes objections d'un revers de main
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L'impossible évidence
Ficción GeneralL'IMPOSSIBLE ÉVIDENCE Noura n'a jamais été une femme que l'on pouvait apprivoiser. provocante et terriblement autoritaire, elle avance dans la vie comme si rien ni personne ne pouvait lui résister. Ses cheveux noirs encadrent un visage où se lit une...
