Moi, c'est Azzarah
Orpheline depuis mon plus jeune âge. J'ai été recueillie à mes 16 ans par un gang, celui de la Torra negra. Non pas parce qu'on m'a forcée, mais parce que dehors, y'avait rien pour moi. Seule certitude que j'ai sur moi-même, c'est que mes racines plongent à la fois au Nigeria et en Colombie. Sinon dehors j'avais pas de repère , pas de réponses. Uniquement soif de pouvoir, de contrôle sur ma vie, après des années à subir l'abandon, la rue, la violence.
Je voulais pas être victime de la société. Je voulais comprendre comment ça marche, ce monde où les faibles finissent écrasés. Alors j'ai rejoint les miens, ceux qui font leur loi dans l'ombre, ceux qui prennent ce qu'ils veulent.
Les Torronegros, c'est comme ça qu'on se fait appeler. C'est devenu ma famille, même si c'est pas du tout la douceur qu'on imagine. C'est brutal, dur et dangereux. Mais c'est chez moi maintenant. Et j'ai appris à vivre de la sorte.
On est une quinzaine à vivre à la Torra Negra. C'est un vieux bâtiment du sud, de 3 étages en béton, au bord du fleuve. Là où personne vient, sauf pour livrer et chercher de la came, ou encore pour nous laisser des armes. Derrière des murs tagués, avec des trous d'impacts un peu partout, ça pue l'huile et la poussière.
Au sous-sol, le QG.
C'est le bordel organisé cet endroit : armes, billets, camions qui arrivent, gars qui gueulent, machines qui tournent. L'ambiance ? Ça tape dur, ça sent la sueur, la poudre et la haine. D'un côté de la salle, c'est là où tout le monde taff, où on gère les sous, la came, les armes, les opérations. Et de l'autre, c'est là que tout le monde s'entraîne : un ring, des punching-balls, des haltères, un peu de tout.
Au rez de chaussé, la cuisine et grande salle a mangé . Bien que je sois la seule à l'utiliser. Les autres je les laisse même pas y entrer, vu comment ils sont tous bordélique ici, la cuisine ils y ont pas accès sauf en ma présence, sinon ils vont me la dégueulasser et elle finira comme leurs chambres ou le QG
Le 1er étage, c'est les dortoirs des mecs. En un mot ,des cages à poules. Leurs matelas sont déglingués, y'a des sacs qui traînent partout, des cigarettes, des caleçons, des chaussures, des armes c'est le souk. Les mecs dorment à même le sol, ils se passent le mot, ils s'engueulent, ils vivent à l'arrache, entre les impacts de balles et les trous de souris, ensemble, mais comme des bêtes à l'état sauvage.
Moi, je suis pas avec eux, et heureusement sinon j'aurais déjà commis des meurtres. Je suis la seule fille ici, la seule qu'ils protègent et craignent. Alors le boss m'a foutue toute seule, au 2e . C'est assez spacieux contrairement à eux, à côté d'eux mon secteur c'est une villa 5étoiles. J'ai mon lit 2 place, ma garde robe, même si j'ai que des vieilles tenue, ça me sert bien. Y'a personne qui va venir foutre le bordel. C'est pas non plus un luxe, mais je vie bien ici. C'est ma zone, mon repaire.
Et 3e et dernier étage, C'est le boss, juste sous le toit, lui il a limite un palace dans tout son étage, ça a rien à voir avec le mien et celui des autres mdr. C'est tout refais à neuf, comme si il habitait dans un penthouse. On dirait deux bâtiments distincts.
Zayad Ben Seghir, le boss de la Torra negra, il m'effraie pas autant qu'il effraie les autres, mais j'avoue que rien qu'à son aura, je mentirais si je disait qu'il ne me faisait pas trembler.
Il m'a prise sous son aile ça fait maintenant 5ans , mais j'suis pas sa meuf à dompter. Il comprend pas encore qu'on me dresse pas. Je peux attaquer à n'importe quelle heure, n'importe quel moment, et surtout n'importe qui, même le patron de ce refuge.
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Chronique d'Azzarah
FanfictionAzzarah, orpheline et seule fille d'un gang impitoyable, a grandi dans l'ombre du cartel du B. Entre braquages, trahisons et survie, elle est la protégée du chef Zayad Ben Seghir, un homme aussi dangereux que charismatique. Résistera-t-elle à son ch...
