Histoire et réveil

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La mairesse tappait lentement sur les touches de son clavier. La tête encore pleine des paroles de Rapace, elle essayait tant bien que mal d'écrire des avis pour ceux qui voudraient accompagner les Élites dans l'antre de l'hexarque.

Elle effaça une troisième fois la même ligne qu'elle essayait d'écrire depuis plus de dix minutes. L'esprit épuisé et à bout de forces, elle décida de recommencer le lendemain, d'aller prendre une bonne douche et de se reposer. La nuit lui porterait sûrement conseils.

Elle appela sa secrétaire et lui fit part de sa déscision, en plus de lui demander, si elle n'avait rien de mieux à faire de bien vouloir lui préparer une conclusion pour sa demande, histoire de gagner du temps. Celle-ci accepta en lui disant qu'elle ferait de son mieux.

Après ses préparatifs, la mairesse se coucha et étonnament, trouva rapidement le sommeil.

Au dehors, la ville continuait inlassablement à vivre, refusant le sommeil. À cette heure, les véhicules étaient relativement absents, sauf quelques exceptions éparses. Mais à leur place mugissaient les usines qui produisaient les ressources nécessaire à une ville humaine: eau, dioxygène, énergie électrique et tout plein d'autres nutriments et minéraux. Les hommes devaient être reconnaissant de leur planète pour ce miracle, car les roches étaient pleines de ces minéraux et le sol, plein de nutriments. Il fallait seulement les extrairent et les modifier pour qu'ils soient assimilables, car la seule forme de végétation présente sur la planète qui aurait pu faire ce travail était un végétal qui s'apparentait plus aux lichens qu'à de vrais arbres. Bien que ce soient le seul végétal présent, il était présent partout. Chaque roche en était couvert, ce qui rendait le paysage vert éclatant. Seulement, ces étendues se trouvaient seulement à l'équateur, suivant la même règle de température que sur Terre: chaud à l'équateur et froid aux pôles.

Bien sûr, l'homme avait appris à cultiver cette sorte d'algue, appelée takus des roches, ou simplement takus pour la majorité de la population. C'était une plante, ou quelque chose qui s'apparentait à une plante, extrêmement nourrissante que la population avait appris à apprêter de multiples façons, toujours plus inventives les unes que les autres.

Le seul problème, c'est qu'en venant clamer cette nourriture, l'homme était venu s'intégrer dans la chaîne alimentaire de la planète. Mais ici, les concurents n'étaient pas de simples alligators ou élphants comme sur Terre. Ici, l'herbivore de base faisait plusieurs mètres de longs, était incroyablement bien armé pour se battre, car en présence d'herbivores, il y a toujours un prédateur non loin, et sur Rhiga, ces prédateurs n'avaient peur de rien. Ils étaient bâtis pour jouer le tout pour le tout, car la récompense d'une proie capturée était bien plus grande que les dépenses néccessaire pour la capturer, tout cela grâce à l'incroyable apport énergétique du takus.

Pour contrer la présence quasi-permanente des prédateurs près de la cité humaine, les habitants avaient dû développer un horaire et des règles très strictes. Les heures de fermeture des portes centrales et des hangars étaient étroitement surveillés, car il fallait s'assurer qu'aucune créature n'entre dans le ville. Avec tous les marchés, épiceries et autres boutiques où la nourriture abondait, un animal étranger pourrait très bien subvenir à ses besoins sans aucun problème. Ainsi, chaque porte se voyait attribuer un gardien, d'habitude un soldat haut placé qui savait faire face à une multitude de problèmes. Ensuite, il devait en permanence y avoir soixante soldats à chaque entrée possible, nombre doublé lorsqu'il s'agissait de portes par où les véhicules pouvaient circuler. Mais trouver des soldats n'était pas une chose aisée de ces temps-ci.

Il avait fallu environ douze ans pour que les choses se mettent en branle. Avant cela, la population de rebelles pouvait aisément tenir dans trois ou quatre vaisseaux spatiaux, auxquels ont mettaient toute la puissance à l'équilibre de température ou au maintien d'un niveau oxygène optimal. Mais la population commença lentement à augmenter, puis, dix-sept ans après l'arrivée des premiers colons sur Rhiga, ceux-ci reçurent un message de détresse d'une petite flotte rebelle non loin de la planète. Ils furent secourus et accueillis dans la communauté, mais évidemment, l'espace vint a manquer et il fallu sortir pour construire quelque chose de plus grand pour accommoder tout le monde.

La rage des ÉlitesWhere stories live. Discover now