I. YURI

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Dans la montagne se trouve un chalet isolé de toute civilité. Il est recouvert de neige, l'épaisse neige éternelle. Un cri se fait entendre, un second puis un troisième. Trois petits cris de nourrirons provenant de ce chalet perdu. Leur mère agonisant, épuisé par l'accouchement de ces triplés. Seule, elle attend la venue d'un homme. Homme qui vain peu après entrer dans ce petit chalet, sa seule pièce chauffée par une petite cheminé. L'homme ne pris le temps d'ôter ses chaussures et son long manteau qu'il se précipita au chevet de la mère et de ses enfants. Elle le lui présenta dans un dernier souffle. « Voici Yukio... » dit-elle difficilement en montrant le premier nourrisson. « ... Rin... » reprit-elle d'autant plus difficilement en regardant son second enfant. « Et... Elle... » La femme avait beaucoup de mal à respirer et s'exprimer. L'accouchement l'ayant trop affaiblie. « Elle ... s'app- ... -elle... » l'homme s'agenouilla et pris la main de la mère en reprenant « Elle s'appelle... ? Dis-moi, je t'écoute. » Mais ce fut sans réponses, les muscle de la femme se relâchèrent doucement, sa main quitta celle de l'homme pour tomber, son souffle ralentissait pour finalement s'arrêter. Ses yeux se fermèrent, sa tête s'est posée sur son oreiller, son âme s'est envolée. Le silence régnait dans le chalet, jusqu'à se que se fit entendre des goutes tomber sur le sol, une à une les larmes roulaient et coulaient sur les joues de l'hommes pour tomber sur le plancher. L'homme trop attaché a cette femme pour la laisser ainsi avec ses nouveaux nés les enveloppa dans des draps et couvertures pour les placer ensuite dans un panier d'osier habituellement réserver aux buches prêtes à être jeter dans la cheminée. Les enfants emmitouflés dans le panier l'homme les regardait et se rendit compte que le silence n'était que le choc et la perte d'un être cher puisqu'en vérité les trois enfants pleuraient, comme conscient de la perte de leur mère. L'homme ne pouvant rester plus longtemps, recouvrit la femme d'un drap blanc en versant une dernière larme qui atterrit sur sa poitrine. Il prit le panier puis sortit du chalet et s'en alla loin, très loin. Pour calmer ses enfants maintenant orphelins, il les berça doucement en disant « Calme-toi Yukio, doucement Rin... » et comme naturellement poursuivi « ne t'inquiète pas Yuri. »

Ce nom prononcé, le chalet quitté, une flamme, une petite flamme bleu apparue sur la poitrine de la femme. Elle n'était pas agressive, au contraire. Elle ne la consumait ni elle ni se qui l'entourait. Au bout d'un certain temps où la flamme dansait sur la poitrine de la femme, cela se comptait en secondes, minutes, heures ou jours ? Personne ne sait. Ce temps écoulé la flamme grandit, d'un coup recouvrit la femme et la consuma, elle et les draps, le lit, les murs, le sol et bientôt la flamme ayant tout consumé, s'éteignit. Il ne restait plus que de simples cendres grises qui, avec le temps et le vent, se mélangèrent à la neige pour ne laisser plus que le tapis blanc et froid qu'est la neige éternelle des hautes montagnes.

YURIWhere stories live. Discover now