Avant de commencer, je tiens à vous préciser que cette histoire est fictive ce qui signifie donc que ce que j'écris n'est pas forcément juste ou fidèle à la réalité, surtout aux niveau de ses études.
Le début de l'histoire a été écrit il y a longtemps, j'ai donc progressé au fil du temps, alors accrochez-vous dans les premiers chapitres, cela s'améliore par la suite.
J'espère sincèrement qu'un simple échange réussira à vous transporter, je vous souhaite une très très bonne lecture !
•••
Je salue une dernière fois mes parents et leur promets que je les appellerai une fois arrivée.
Je monte ensuite dans le train et peine à me déplacer avec ma valise bien trop chargée. Je regrette déjà d'avoir voulu prendre une paire de chaussures en plus. Ma mère m'avait prévenue mais je ne voulais pas l'écouter. Cela m'avait paru primordial d'emmener avec moi deux paires d'escarpins noirs.
Mon ticket dans la main gauche, je cherche ma place dans le train bondé. Les gens se poussent et certains pensent être plus pressés que tout le monde. Au milieu du brouhaha, je traverse les wagons et arrive enfin au mien au bout de quelques minutes.
Je pose, non sans peine, ma valise à l'endroit prévu à cet effet et cherche ma place des yeux. Je la repère facilement et regarde autour de celle-ci. Un homme d'une quarantaine d'années est en pleine conversation téléphonique près de la fenêtre. Juste en face, se trouve une dame plutôt âgée qui semble plongée dans un livre. Ses cheveux grisonnants contrastent avec les couleurs vives de son chemisier, c'est étrange.
Je me penche légèrement et parviens à lire le titre, «Sous les étoiles». Deux jeunes personnes se tiennent la main sur la couverture, dévoilant un ciel étoilé. J'imagine d'ores et déjà le genre de livres à l'eau de roses pour les adolescents. Un petit sourire se forme sur mon visage. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.
Elle me remarque lorsque je m'assois et me dit alors gentiment bonjour. Ravie, je la salue à mon tour, tout en lui souriant. De nos jours, les gens sont souvent malpolis et même un échange des plus banals avec cette vieille dame, me fait chaud au cœur.
Après m'être installée, je sors mon ordinateur de mon sac et commence à consulter mes mails. Je suis étudiante en école de commerce, dans le but de travailler dans le marketing ou la gestion. Jusqu'à maintenant, j'étudiais de façon classique dans une école à Nîmes mais une énorme opportunité s'est présentée. Le meilleur ami de mon père, PDG d'une marque de vêtements en plein essor, m'a proposé un stage de six mois dans son entreprise à Paris. J'ai bien évidemment accepté, une telle proposition n'arrive pas tous les jours.
Le problème de la localisation s'est alors posé, et j'ai décidé avec l'encouragement de mes parents de m'installer dans la capitale. Cependant, je ne me sentais pas capable de m'investir pleinement dans ce stage tout en continuant mes études dans une école donc j'ai pris la décision de suivre mes cours par correspondance. Le changement sera considérable mais je me sens prête. Je laisse derrière moi, ma famille, mon copain et quelques amies, j'ai toujours préféré la qualité à la quantité.
Un raclement de gorge me sort de mes pensées. Je tourne alors la tête et découvre un jeune homme. Il est debout en train de me regarder et semble vouloir parler. Je ne peux m'empêcher de l'observer et je constate qu'il est très grand. Ses cheveux marron et courts font d'autant plus ressortir son visage. La couleur sombre de ses yeux se confond avec ses pupilles, si bien qu'on ne les voit pratiquement plus. Son teint légèrement halé laisse penser qu'il revient de vacances. Il s'installe devant moi avec un sourire.
Je baisse la tête et continue de rédiger la réponse au mail que mon nouveau « patron » m'a envoyé. Un bruit de notification me déconcentre et je lève la tête. Ce n'est autre que le jeune homme en face de moi qui vient d'en recevoir une. Il fronce les sourcils et je suis aussitôt piquée par la curiosité. À qui parle-t-il ? D'après la tête qu'il fait, cela doit le préoccuper. Il me suffirait de m'approcher un peu pour découvrir la conversation.
Je pense à ma mère dont je connais d'avance la réaction. La curiosité est un vilain défaut, me dirait-elle. Il est vrai que cela m'a souvent porté préjudice. Ma raison l'emporte et je redirige ma tête vers l'écran de mon ordinateur portable.
— On peut se tutoyer ?
Je lève la tête vers mon interlocuteur qui n'est autre que le même garçon. Je m'efforce d'être polie et lui réponds.
— Oui bien sûr.
— Tu as quel âge ? se renseigne-t-il visiblement curieux lui aussi.
— Dix-neuf ans, je lui réponds.
D'ordinaire, je n'aime pas donner des informations personnelles à des inconnus mais la question m'a prise de court.
— J'en ai vingt, on n'a pas beaucoup d'écart, affirme-t-il en me souriant de toutes ses dents.
Je me dis que ce garçon doit adorer sourire car il ne fait que ça depuis qu'il est arrivé. À part lorsque ma vie va pour le mieux, je ne souris jamais autant. Je me demande si ce sourire fait craquer des demoiselles car il ne me fait pas vraiment d'effet. Il marque une pause puis me demande après quelques secondes :
— Tu t'appelles comment ?
— Éden, je réponds simplement pour couper au plus court la conversation.
— J'aime bien c'est original. Moi c'est Antoine.
Une soudaine envie d'uriner se fait ressentir. Je me lève immédiatement et me dirige vers les toilettes du train. De nombreuses personnes y sont agglutinées comme si tout le train avait décidé de me faire attendre. Lorsque c'est enfin mon tour, je rentre dans la petite pièce et me libère d'un poids considérable. Avant de ressortir, je me regarde rapidement dans le miroir. Ma tête n'est pas très jolie à voir. Mes boucles brunes complètement désordonnées retombent sur mes épaules, me donnant un air décoiffé. Je ne porte que du mascara mais celui-ci a coulé pour je ne sais quelle raison, ressortant davantage avec mes yeux verts. Le dénommé Antoine se moquait sans doute de ma tête depuis le début.
Je retourne à ma place sans adresser un regard au jeune homme d'en face. Sûrement très curieux ou têtu, l'individu me pose une énième question.
— Tu vas en vacances à Paris ?
— Non j'y emménage, je lui explique, lassée.
— Sérieusement ? C'est cool ! J'habite dans le quinzième arrondissement. Je pourrais te faire visiter. Je connais des endroits vraiment beaux.
Je lui souris rapidement, fais mine d'acquiescer et continue de rédiger. Il va peut-être enfin me laisser tranquille.
— Tu fais encore des études ou tu as un travail ? m'interroge-t-il avec un petit sourire.
Bon, je crois qu'il ne me lâchera pas.
•••
Voilà pour mon premier chapitre !
C'est la première histoire que j'écris sur wattpad alors c'est loin d'être parfait.
Je m'excuse d'avance pour les possibles fautes de frappes ou d'orthographe.
N'hésitez pas à voter et commenter ça me ferait vraiment plaisir !
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Un simple échange [En cours]
Teen FictionÉden, à tout juste dix-neuf ans, déménage dans la capitale suite à une opportunité professionnelle. Dès le premier jour, elle échange son téléphone avec un inconnu et se dispute avec un autre. Elle ne compte jamais les revoir, pourquoi se complique...
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