Never click suspicious links
Reminder: Wattpad will never ask for passwords, payment information, or other sensitive account security details.

Chapitre 1

570 30 0
                                        

PDV Frédérique

Tout va bien. Oui? Tout va trop bien même quand je m'y attarde réellement. Je ne pensais pas que ça pouvait m'arriver à moi après toutes ces années de torture mentale. Non, je n'avais aucunement envie de parler de ce que j'avais vécu avant ma nouvelle vie. Peut-être un jour, mais pas maintenant certes. Ces souvenirs me faisaient beaucoup trop mal et j'avais tellement tenté de les faire disparaître de mon esprit que ce ne serait pas le bon moment qu'il revienne me hanter. Enfin ma vie allait beaucoup mieux maintenant et je n'avais rien à envier à qui que ce soit. Je me sentais heureuse, j'avais deux magnifiques enfants et un mari plus que parfait. Oui j'avais toujours considéré Marc-Antoine comme mon étant véritable fils même si j'en avais demandé la garde. L'endroit d'où il venait me répugnait plus que tout. Je n'arrivai pas à le croire que quelqu'un l'ait laissé dans un tel endroit. C'était tellement indigne d'agir de la sorte. Je devais avouer que si je ne l'avais pas trouvé, il n'aurait probablement jamais survécu. Je lui avais sauvé la vie après tout. Je ne me considérais pas une mère parfaite, loin de là, mais je pense que j'avais réalisé un véritable miracle avec cet enfant. Je l'aimais tellement, il était mon fils peu importe les circonstances. Je l'aimais autant que je puisse aimer ma fille Marianne qui venait de mon idylle de jeunesse. Benoit, mon mari était mon premier vrai amour et probablement mon dernier. Je ne me voyais pas passer ma vie sans lui. Il était une partie de mon bonheur et de mes réussites. Bon, il y avait aussi mes parents qui en étaient responsable parce que j'avais une famille en or. Mais Benoit avait tellement tout fait pour m'aider à me réaliser en tant que femme. Ce que je cachais depuis des années, personne ne l'avait vraiment su mise à part mon père du moindre c'était ce que je croyais. Comme je le disais, ce fut trop difficile à encaisser. Comme à chaque vendredi après-midi, je me recueillais seule dans mes pensées à la maison. J'avais toujours congé, puisque je travaillais seulement 4 jours/semaines donc c'était moi qui m'occupait des enfants le vendredi jusqu'à l'arrivée de Benoit.  J'entendis la porte s'ouvrir. Ce sont les enfants à l'heure qu'il était rendu, Marianne devait aller chercher son petit frère au primaire. Ma grande fille avait commencé sa deuxième année du secondaire cette année. Le temps pouvait passer si vite qu'on se rendait pas compte à quel point les enfants grandissaient si rapidement.




Marianne: M'man? T'es tu occupée?
Frédérique: Salut Mari? Un petit bonjour maman serait bien apprécié il me semble.
Marianne: Ben oui scuse-moi. C'est juste que j'aurais besoin que tu m'amènes chez une amie pour un travail d'école.
Frédérique: Premièrement où est ton frère?
Marianne: Devant la maison, il parle avec Olivier. Je l'aurais pas laissé à l'école quand même tser.
Frédérique: Okaie. Je vais voir avec ton père après souper. Ce soir, on attend de la visite. Donc ce n'est pas le bon moment pour aller chez des amies.
Marianne: Ah come on m'man! Qui vient à la maison?
Frédérique: Tes grands-parents...
Marianne: Maudit ! Je voulais voir mamie avant qu'elle parte en voyage. Pourquoi ça tombe le seul soir où Marilee pouvait m'aider pour le travail. Fait chier!
Frédérique: Hum ton langage s'il te plait!
Marianne: C'est correct, je vais annulée. Je veux trop voir mamie.
Frédérique: Contente que ma mère te fasse changer d'idée, mais ça serait l'fun que tu nous considères autant.
Marianne: J'abandonne jamais Marctiti.






Ah oui, ma fille avait toujours appelé son frère ainsi. J'ignorais pourquoi d'ailleurs, mais j'avais toujours aimé leur proximité l'un envers l'autre.






Frédérique: Donc je peux compter sur toi ce soir?
Marianne: Mais oui toujours m'man!(Elle me fit un clin-d'oeil)



Je vis dès ce moment-là mon fils rentrer dans la maison et il semblait de très bonne humeur. Quand il était comme ça, je me sentais toujours comme si j'avais accomplie mon devoir de mère. J'avais l'impression d'avoir si bien réussi que j'en étais fière.






Marc-Antoine: Mommie...(Il vient me faire un câlin) Je me suis ennuyé aujourd'hui.
Frédérique: Ah oui? Plus qu'à l'habitude on dirait bien.
Marc-Antoine: Ben c'est jusque...Bah tu sais ce que tu m'as dis l'autre jour.
Frédérique: Oh mon grand! J'ten dis souvent donc rafraîchie-moi la mémoire un peu.
Marc-Antoine: Quand tu as dis que je n'avais pas les mêmes origines que Riri. Est-ce que c'est vrai tout ça?
Frédérique: Oui c'est vrai, mais j'ai pas voulu te dire ça pour te créer des peurs mon grand garçon. Je pense que tu étais en âge pour que je te dise la vérité c'est tout. Mais pourquoi tu me parles de ça? Et en quoi tu t'es ennuyé de moi pour autant?
Marc-Antoine: Parce que j'avais besoin de t'en parler un peu. Depuis que tu m'as dis ça, j'arrête pas de penser à elle.
Frédérique: Penser à qui?(J'avais peur)
Marc-Antoine: À ma vraie maman. Peut-être qu'elle est morte, c'est pour ça qu'elle m'a donné à toi.
Frédérique: Je ne pense pas qu'elle soit morte Marc et je ne pense pas qu'elle t'a donné à moi non plus. Et de toute façon, je ne l'a connais pas du tout. Et fort heureusement! Je ne sais pas ce que je lui ferais pour tout le mal qu'elle t'a causé.
Marc-Antoine: J'ai envie...(il figea)J'ai envie de la voir mommie. J'ai besoin de savoir de quoi elle a l'air.
Frédérique: Tu ne veux pas ça Marc-Antoine! Tu dis n'importe quoi! Ça changerait quoi que tu saches c'est qui. Si ça se trouve, elle ne se rappelle même plus de toi.
Marc-Antoine: Je suis sûr qu'elle s'en souvient quand même j'ai sorti de son ventre. Elle doit avoir un souvenir de moi. S'il te plait, aide-moi à la retrouver. Retrouve-là avec moi mommie!
Frédérique: Écoute mon grand...donne-moi du temps. Je ne sais pas si cela va être possible. Je ne sais pas du tout qui elle est. Et où elle se trouve. Quand je t'ai trouvé, il n'y avait aucune indication à part un mémo inscrit ton prénom dessus. J'ai conservé le tout pour ne pas trop te déstabilisé. Tu étais très jeune et je ne pense pas que tu avais conscience de l'endroit insalubre qu'elle t'a laissé.
Marc-Antoine: Non ! Où j'étais?
Frédérique: Dans une ruelle près d'une maison de débauche. Demande-moi rien de plus, je te dirai pas c'est quoi ce genre d'endroit. Compris?
Marc-Antoine: Je comprends le sens d'une ruelle, mais le reste non. Mais oui c'est beau.
Frédérique: Pas un mot à ton père de ce qu'on s'est dis. J'tai pas dis ma décision sur les retrouvailles avec ta mère biologique. Laisse-moi faire mes propres recherches.



Je n'avais aucunement l'intention de retrouver cette câlice de folle qui a osé laisser un enfant dans de telle condition. C'était le cas de le dire, je la détestais peu importe la raison qui l'avait poussé à le faire. Il n'y avait aucune raison de poser un tel geste.




Benoit: Bonjour mes amours...(il venait d'arriver)
Frédérique: Chéri! Enfin t'arrive!
Benoit: Ça va toi?
Frédérique: Oui oui, je voulais juste pas me ramasser seule pour accueillir mes parents.
Benoit: Bah là t'a tellement le tour avec eux. Qu'esse tu veux je fasse de plus?
Frédérique: Okaie, je t'avoue que c'est pas ça le vrai problème. C'est Marc-Antoine.
Benoit: Hein? Depuis quand il demeure un problème?
Frédérique: Depuis qu'on a fait l'erreur de lui dire qu'on l'avait adopté. Maintenant, il veut connaitre sa vraie mère. Il n'arrête pas de me poser des tas de questions, je sais plus quoi faire.


Il changea d'expression. Je ne savais pas si il me comprenait à travers mes craintes.




Benoit: Je vois...Et ça te fait peur de devoir la confronter?
Frédérique: J'ai pas peur, j'ai crissement pas envie de la voir c'est différent.
Benoit: Bah pourquoi tu te mets autant de pression. C'est elle qui est à blâmer, pas toi. T'a rien à lui envier mon amour. C'est une petite conne qui n'a pas su prendre ses responsabilités de mère.
Frédérique: Je sais...mais je ne sais pas comment je réagirais en sa présence.



Je me poussai à la salle de bain. Je me sentais moins bien. Je ne sais pas, je commençai à angoisser à l'idée que cette possibilité puisse se produire. J'avais vraiment pas besoin de se poids lourd sur mes épaules. Tout allait bien. Merde! Ça me mettait hors de moi de savoir que mon bonheur était toujours aussi éphémère.

EnsembleDes histoires addictives. Découvrez maintenant