Mes yeux s'ouvrirent enfin. Il me fallut un court laps de temps avant de regretter amèrement cette action. À l'instant même où j'ouvris mes paupières, un violent flash blanc m'irrita la rétine. Je fus prise d'une migraine insupportable avant d'enfin pouvoir apercevoir à nouveau des silhouettes noires danser devant mon champ de vision. Ma vue était trouble, comme parsemée de milliers de petites taches blanches qui virevoltaient comme dans une danse endiablée, en compagnie des longues et fines silhouettes noires qui se dessinaient devant moi. L'air était froid et glaçant. Une fine brise voletait avec finesse et rapidité autour de mon visage plaquant mes cheveux le long de mon dos. Mon chignon avait dû se détacher en raison des violentes bourrasques intervenues peu avant. J'eu l'idée de me couvrir la tête de ma capuche mais à peine eu-je le temps de me rendre compte qu'elle n'était plus là que les migraines reprirent.
J'essaya à tâtons de trouver un point d'appui près de moi. Mes mains rencontrèrent alors une surface rugueuse et humide. On aurait dit de l'écorce. Suis-je en forêt ? Comment est-ce possible ? L'angoisse me gagna peu à peu. Étais-je dans un rêve ? Ma conscience cherchait frénétiquement une explication plausible à tout ça mais le fait est, que pour l'instant, il n'y en avait pas. L'instant d'avant, j'étais tranquillement installée avec Ivy à la bibliothèque à bavarder activement autour de notre sujet préféré, quand je fus soudainement prise de terribles maux de têtes insoutenables. Je me rappelle encore l'expression inquiète sur le visage de ma meilleure amie quand mon corps se précipita violemment sur le sol dur et froid de la pièce. L'instant d'après, je me retrouvais ici, dans le froid et l'obscurité. Terrifiée et de plus en plus inquiète, je décidai de scander le nom de mon amie en espérant obtenir une réponse. Je criai à m'en brûler les poumons mais rien que le faible bruissement du vent me répondit. Au bord de la crise d'angoisse, je réussis pourtant à retrouver mon sang-froid. Je pris une grande inspiration et me concentra sur ma vision.
Lorsque ma vue s'adapta enfin à mon environnement, je ne pus que constater que j'avais bel et bien quitté Ivy et la bibliothèque.
Devant moi s'étendait une forêt poussant ses limites jusqu'à l'horizon.
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Sœurs à travers le temps
General FictionJane et ses deux sœurs vivent une vie calme et relativement heureuse, jusqu'à la disparition de ses deux sœurs qui tourne au drame familial. Jane, raisonnée à retrouver ses deux sœurs entame un long périple dont elle en imagine loin l'ampleur.
