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Point de vue Hanbin :

-Flashback-

Je rentrais d'une soirée à l'un de mes amis, Junhoe. Ce gars avait le don de faire des soirées d'enfer alors je ne me privais pas pour y aller. Un peu d'alcool me circulait dans le sang sans pour autant que je sois bourré. Enfin le seul qui l'était, c'était Huang Zitao. Un pote de l'école que je fréquentais. En plus d'être bourré, il était de plus en plus étrange. Tao n'était pas loin d'être un garçon horrible et il connaissait bien mon penchant pour les garçons. Il avait les cheveux auburn, un visage très fin, des yeux noirs de jais et une bouche fine et pulpeuse. Quant à son corps, il était véritablement attrayant et bandant. Pour l'occasion, il avait rattaché ses cheveux en un petit chignon sur le sommet de son crâne, un grand t-shirt noir dont les manches lui arrivaient un peu au-dessus des coudes, un pantalon assorti troué au niveau des cuisses et des genoux, des bottines noires à lacets. Il avait ajouté une chaîne argenté à son cou et une montre blanche à son poignet gauche.

-Alleeeeez, tu peux rentrer avec moi, non ? Insista-t-il en se pendant à mon bras gauche.

-Tao, tu es bourré ! Je te ramène et puis je m'en vais point.

Mais il était loin d'être de mon avis. Sans comprendre ne serait-ce qu'une seconde à la situation, je me retrouvai contre le mur de la rue que nous étions en train de traverser. Une rue plus au moins sombre et étroite, là où personne ne passait bien sûr. Le brun m'attrapa les poignets et les plaça au-dessus de ma tête avec force. Ses lèvres avaient prises de force les miennes. Tentant péniblement de l'obliger à me relâcher, je me débattais sans pour autant le faire reculer ne serait-ce que d'un pas. Son genou se logea entre mes jambes et appuya sur mon entre-jambe, me faisant gémir contre ses lèvres. Je lui mordis la lèvre inférieur violemment dans le but de le blesser et de les faire lâcher prise. Il se recula d'un coup, me regardant avec un regard envieux et plus que désireux. Non, hors de questions ! Une idée me traversa l'esprit alors qu'il s'apprêtait à de nouveau m'embrasser de force, je détournai la tête de côté, mettant hors d'atteinte mes lèvres. Un petit ricanement résonna près de mes oreilles. Merde... mon cou lui n'était pas hors d'atteinte et il en profita pour mordiller ma peau. Je pinçai mes lèvres, je ne voulais pas lui offrir le luxe de m'entendre. Ses mains descendirent petit à petit pour saisir mes hanches alors que mes paumes se hâtaient déjà à se déposer sur ses épaules. Je le poussai comme je le pouvais, mais que voulez-vous faire contre un gars qui pratique du Taekwondo ?

-Arrête ça ! Je ne veux pas !

-Mais bien sûr~ murmura-t-il contre ma peau.

L'une de ses mains s'égara jusque la braguette de mon pantalon qu'il ouvrit avant de la glisser dans mon bas, saisissant au travers de mon dernier tissu mon membre avec excitation. J'enfonçai mes dents dans mes lèvres, empêchant un gémissement de passer la barrière qu'étaient celles-ci. Oui, malgré que je ne veuille pas, cela restait de l'attouchement et donc mon corps pouvait bien apprécier certains de ses contacts. Surtout à ce niveau-là. Mes yeux se fermèrent, je voulais penser que tout ça n'était qu'un cauchemar dont j'allais bientôt me réveiller.

-Ha ! Il appuyait encore plus pour me faire craquer. Ta-tao arrête... Pi-pitié !

Mais il n'entendait pas mes supplications à cause de l'alcool présent dans ses veines. Cet état ne lui permettait de voir que sa propre envie, son propre désir d'assouvir son besoin sexuel. Puis plus rien, je ne sentais plus la chaleur de Tao contre mon corps, ses mains n'étaient plus sur moi et ses lèvres plus dans mon cou. J'ouvris un à un les yeux, tâchant de reprendre un peu mon souffle. Mais au final, peut-être aurait-il mieux fallut pour moi de ne pas ouvrir les paupières. La vision qui s'offrit à moi était à vomir. L'auburn était au sol, les joues creuses, les yeux vides pointés dans ma direction. Un homme cagoulé était dans son cou, d'où s'échappait un liquide pourpre, du sang... Ce type était en train de boire le sang de Tao qui, à chaque seconde qui passait, devenait un peu plus pâle. Je pris mon courage à deux mains. Il restait mon ami, je ne pouvais pas lui en vouloir pour ses gestes. Il n'en était pas conscient.

Opposés par l'espèceStories to obsess over. Discover now