Les gouttes de pluie tambourinaient sur les vitres de l'arrêt bus souslequel il s'était réfugié. La pluie était arrivé si vite ! Ilfaisait beau puis quelques instants plus tard de sombres nuagesétaient venu assombrir le ciel de mois de Février. Heureusement ilne neigeait pas, du moins pas encore, il en était presque sur. Ilfrissonna. Quelle mauvaise idée il avait eu d'oublier son parapluiece matin, il était trempé maintenant et le froid n'arrangeais rien,il était aussi totalement frigorifié. Mais le plus problématiqueétait certainement qu'il avait entraînement. Et il lui étaitimpossible d'y assister encore une fois à cause de cette mauditepluie. Que lui dirait Akashi le lendemain ? Il ne lui hurlerait pasdessus car cela ne correspondait pas à sa noble personne. Non,Akashi ne pouvait pas faire ça. Depuis son intégration dansl'équipe de la "Génération des Miracles" ,comme on lesappelait, il avait toujours eu un étrange sentiment vis-à-vis deson capitaine. Ce n'était pas de la peur, non. Mais pas non plus del'amitié, quelque chose de plus fort mais il ne pouvait mettre unmot dessus. Certes il l'admirait mais bien plus que ça, c'étaitvéritablement indescriptible pour lui. Quand il était là il devaitchoisir ses mots pour ne pas froisser Akashi, toujours réfléchir àde possibles questions. Il voulait sentir le regard fier du génieaux ciseaux sur lui. C'était donc pour cela que le jeune garçonarrivait toujours le premier, après Akashi bien sur, dans legymnaste pour s'entraînait. Mais aujourd'hui il avait failli. Pauvrepetit, un seul échec et tout ses efforts était réduit au néant,du moins il le pensait. Un fois, et il s'en souvenait, Kise, le grandjoueur blond, avait eu le malheur d'avoir du retard. Sa punitionavait était direct, il avait du aller courir dans toute la villeavec plusieurs pneu de voiture accrochés à la taille. Iln'était revenu que le soir vers 20h au gymnaste, leurs exercicescommençants à 16h30 il avait tout bonnement couru 3h30. Ilfrissonna de plus belle. Pour lui impossible de courir plus d' uneheure sans arrêt, il était de corpulence bien trop faible, soncorps ne suivrait pas. Et ça Akashi le savait, mais alors quellepourrait être sa punition ? Il éternua.
Ducôté du gymnaste :
Oùest-il ? Que fait-il ? Lui qui est toujours là le premier, sans mecompter évidemment. Il fit signe à Midorima de s'approcher et luidemanda s'il n'avait pas vu Kuroko cette après-midi. Le vert luiindiqua que non d'un signe de tête, frustré d'avoir étaitinterrompue dans son élan, il allait marquer ! Il interrogea lesautres d'un regard et tous reproduirent le même signe que non, iln'avaient pas vu Kuroko. En même temps Kuroko disparaissait tout letemps avec ses talents d'ombres. Heureusement qu'eux étaienthabitués à sa présence pour pouvoir le distinguer à n'importequel endroit, mais si l'ombre ne voulait pas être vu, seull'empereur le pouvait grâce à ses yeux. Akashi soupiraintérieurement, mais où était-il bon sang ? Et surtout depuisquand s'inquiétait-il pour quelqu'un d'autre que lui-même ? Toutesces questions tournaient en boucle dans sa tête. Kuroko étaitdifférent, il l'avait toujours attirait, avec son apparence faible,ses cheveux bleus et ses yeux indifférent. Il ne savait pas pourquoimais il voulait le protéger. C'était instinctif, si Kuroko tombaitpendant un match il avait sans cesse envie de se jeter à ses côtéset de le rassurer, mais il ne le faisait jamais, sa fierté l'enempêchant. Il était l'empereur et l'empereur n'aide et ne sesouci de personne. L'entraînement se déroula sans qu'il ne puissetrouvait une seule réponse à l'une de ses questions. Chacun prit lechemin des vestiaires quand Akashi déclara qu'il était temps derentrer, ce soir Midorima était de rangement de gymnaste, il demeuradonc dans la salle et rangea les quelques affaires qui avaient étéutilisés. Une fois changé Akashi, dit aux autres, ou plutôt leurordonna de ne pas faire trop d'efforts inutiles car demain ilsdevaient jouer un match contre un autre collège voisin. Puis ilquitta la salle sans un regard de plus. Dehors la pluis s'étaitstoppé, il jeta un bref coup d'œil à sa montre, 18h15, pile àl'heure comme d'habitude. Dans 10 minutes il serait chez lui s'ilpassait devant le collège. Cette solution lui paraissant être lameilleure, il se dirigea d'un pas lent vers ce chemin. En croisant lechemin de l'arrêt de bus de son établissement, il reconnu unetouffe de cheveux bleus familière. Que faisait-il là ? Ils'approcha et constata que le garçon semblait endormi et que sesaffaires étaient trempées. Il esquissa un geste pour le réveiller.N'ayant pas de réponse il ré-essaya, mais rien encore une fois. Ilsoupira. Comment en était-il arrivé là ? Il saisi les jambes dubleuté d'un bras puis son dos de l'autre de façon à ce qu'il soitbien calé et qu'il puisse le soulever plus facilement. Une fois latache accomplit il reprit son chemin en direction de sa maison.
Ilétait bien. Douillettement installé. Très bien. Trop bien. Oùétait-il ? Il n'avait pas souvenir d'être rentré chez luini d'avoir quitté son arrêt de bus. Il ouvrit un œilparesseusement. Il observa la pièce, décidément il n'était paschez lui. Il se redressa et constata rapidement qu'il n'avait quepour seul vêtement son boxer noir. Il quitta son expressionimpassible pour rougir, où était-il bon sang ? Et pourquoi était-ildans cette tenue ? La porte de la chambre s'ouvrit à ce moment làet Akashi pénétra dans la pièce. Aussitôt Kuroko rougit encoreplus fort si c'était possible et s'enroula dans la couette pourmasquer son corps nu. Le rouge le regarda faire et un infime sourirese dessina sur son visage. Il prit la parole :
-Commentte sens-tu ?
-B...bien!
Ilavait répondu trop rapidement et en bégayant légèrement. Lesourire d'Akashi s'élargit un peu, décidément Kuroko étaitvraiment mignon, surtout dans cette tenue, si on pouvait l'appelercomme ça. Minute... Il venait de penser que Kuroko était mignon ?Oui, c'est bien cela. Kuroko était l'image même du petit chatonperdu dans un environnement lui étant inconnu. Remarquant quel'objet de ses pensées le fixait, il continua :
-Tuas bien dormi ?
-O...oui.Mais... hum... Pourquoi je...?
-Pourquoitu es dans ma maison ? Pourquoi dans cette tenue ? Pourquoi ?
-...c'estça.
-Carje t'ai trouvé sous ton arrêt de bus, comme un pauvre chatabandonné. Je t'ai donc prit chez moi pour évitait de te laisserdehors dans cet état. Dans cette tenue car je n'aurait pas supporterque tu mouille mes draps. Et enfin parce que.
Akashin'avait pas dit que la vérité. Pour les deux premières questionsoui mais pour la troisième il fallait avouer que ce n'était pasentièrement ça. Kuroko, qui était toujours enroulé dans lacouette se détendit un peu. Il essaya de trouver des mots cohérentspour exprimer sa gratitude mais il n'y arrivait pas, il ne pouvaits'empêchait de regarder Akashi, qui était pour une fois dans unetenue différente que leur uniforme, et cela lui aller très bien.Trop bien même. Et puis, Kuroko avait, comment dire ? Vraiment trèschaud. Il se résigna donc à seulement dire la formule deremerciements général :
-...merci,souffla-t-il à l'attention d'Akashi.
Kurokodétourna les yeux, toujours rouge de gène. L'empereur s'approchaet saisit le menton de Kuroko le forçant à le regarder.
-Jene t'ai jamais dit que c'était gratuit...
Kurokole fixa, tremblant d'appréhension. Il était si proche de lui, ilvoulait sentir sa chaleur. Et maintenant il le savait, ce n'étaitpas non plus du respect qu'il éprouvait envers son capitaine, il...Il l'aimait. Depuis le premier jour, la première rencontre mais iln'avait jamais osé se l'avouer. Oui, il aimait Akashi depuismaintenant 3 ans. Et ce besoin de le sentir contre lui se faisait deplus en plus ressentir. Il regardait maintenant ses lèvres, sedemandant quel goût elles pouvaient bien avoir, si elles avaientdéjà embrassées quelqu'un. Lui, garçon pure qu'il était n'avaitjamais goûter au plaisir des langoureux baisés des séries télé,il n'était même jamais sorti avec quelqu'un. Le rouge aillantremarquait le soudain intérêt de Kuroko pour ses lèvres s'avançavers le visage du bleu et lui mordilla l'oreille, taquin,si seulement il savait à quel point il avait envie de l'embrasser làtout de suite. Mais il se retient et susurra d'une voix bien tropsensuel au goût de Kuroko :
-Jevais te punir pour avoir manqué l'entraînement...
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Un jour de pluie OS Akakuro
RomanceOS Akakuro - Léger Lime Kuroko ne vient pas l'entraînement. Où est-il passé ? Heureusement, quelqu'un est toujours la pour le trouver... Aux risques et périls du bleuté.
