Chapitre 1

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Salut,nous ne nous connaissons pas encore mais cela ne saurait tarder. Jem'appelle Emma, je suis châtain aux yeux verts. Je mesure seulement1m65, ce qui est petit pour une fille de mon âge et les personnesqui m'entourent me le disent assez souvent d'ailleurs, à un telpoint que ça en devient saoulant. J'habite actuellement en Franceavec mon père, ma mère et mon frère. Mon géniteur est un hommed'affaires très réputé du pays ce qui signifie une très grandeabsence à la maison et une connaissance partielle de son travail. Eneffet il lui arrive de travailler avec le gouvernement grâce à sanotoriété. Sans mentir ça me donne un élan de supériorité dedire aux autres le métier de mon père, une sorte de travail secret.Le mystère a toujours intéressé les gens. C'est comme le fait dedire non à un enfant, il va forcément se mettre en tête de fairele contraire de ce que tu viens de lui dire, ce qui énerve tout lemonde. Ma mère est secrétaire dans l'une des entreprises de monpère. Ils ne se lâchent plus depuis qu'ils se sont mariés. Monfrère est entré dans la puberté depuis 2 ans et me fait chier tousles jours du matin au soir. Toujours en train de réfléchir à uneconnerie qu'il va nous faire subir. J'ai la sensation qu'il medéteste comme si il ne voulait pas de mon existence, rêvant d'êtrele seul fils unique, cependant c'est moi qui suis née la premièreet c'est lui qui est venu ruiner ma vie de fille heureuse . Je merappelle pas mon passé, comme si on l'avait enlevé de moncerveau, une sorte de lavage de cerveau comme dans les films du style"Men in Black " pour que la population oublie ce qui vientde se passer. Cependant je me rappelle très bien la fois où je suisrentrée du lycée et où je me suis étalée comme une flaque surmon lit, des tonnes de dentifrice se sont échappées du drap et demon oreiller. Quelque chose d'impossible à nettoyer même avecl'énergie la plus folle. Une odeur qui certes peut te sauver la viele matin quand tu as une haleine de rat crevé mais qui, à fortedose, est répugnante. Mon premier souvenir doit remonter à 10 anset c'est vrai que quand j'en parle à mes parents ils font comme siils ne m'avaient pas entendue et essaient d'esquiver la conversationcomme si il y avait quelque chose de particulier que je ne devraispas savoir, une sorte de passage dans ma vie dont je ne devrais pasme rappeler. Je me pose constamment plein de questions, qui suis-jeréellement ? Qui sont-ils ? Ou peut être que je me pose beaucouptrop de questions inutilement.

L'heuredu souper a sonné et j'entends ma mère gueuler pour nous fairedescendre parce que nous sommes collés sur nos téléphones avec leson de la musique à fond. Du fait du travail de mes parents etnotamment celui de mon père, notre habitation est très grande. Jene la comparerais pas non plus a la Maison blanche ou aux grandesbaraques des superstars mais nous avons une piscine extérieurechauffée, un énorme jardin et une multitude de pièces, ce qui nouspermettrait d'accueillir une famille supplémentaire. Mon pèren'était pas encore rentré à la maison, sûrement une affaireurgente à règler encore une fois mais bon on s'adapte. Cela faisaitcinq bonnes minutes que la madré nous avait appelés et toujoursaucune présence de mon frère. C'est donc furax que ma mèrem'envoya le chercher, j'ai fait comme si je ne l'avais pas entendueet me précipitai dans la cuisine pour fuir mais ça ne marche pasavec elle. C'est limite si elle me prend par la peau du cul pour queje monte le chercher, j'ai dû me résigner à obéir. Je dois monterces escaliers une bonne centaine de fois mais il faut voir le boncôté des choses : une façon simple de se faire les cuisses et lefessier pour plaire aux garçons. Oui, les filles de mon âge nepensent qu'a ça, on va pas se le cacher. J'ouvre la porte de lachambre de mon frère et à mon grand étonnement il n'y a personne,la fenêtre est fermée, où peut-il bien être ? Je marche dans lelong couloir pendant quelques secondes. .

"Clément! " Hurlais-je

Unpetit "oui" se fit entendre du coin du couloir vers l'unede nos toilettes, des chiottes un peu isolés comme si il avaitquelque chose à cacher. Ça m'étonnerait qu'il s'isole pour lebruit, il ne s'en est jamais préoccupé auparavant. C'est alors quej'entends une sorte de conversation entre deux personnes, en tant queninja professionnel je me suis mise à coller aux murs pour merapprocher de la porte pour écouter la conversation, j'avaiscomplètement oublié que ma mère attendait que je le ramène dansla cuisine.

De l'autre côté du murStories to obsess over. Discover now