Une douce brise d'été me caresse le visage. Je me laisse apaiser par la joie de vivre présente autour de moi et ferme les yeux quelques secondes. Je prends une grande bouffée d'oxygène avant de les ouvrir pour observer ceux qui se trouvent autour de moi. Des familles, des couples jeunes ou âgés, des groupes d'amis, tout le monde discute et rie aux éclats, ils ont tous l'air de passer un bon moment. J'adore cette saison. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi mais c'est vraiment le meilleur moment de l'année.
Un couple de personnes âgées assis juste à côté de nous attire mon attention. Ils se fixent intensément tout en dégustant leurs assiettes de spaghettis bolonaises. Aucun d'eux ne parle et ce jeu doit durer depuis leur arrivée puisque je ne me souviens pas les avoir entendu dire un mot même pour commander, ils doivent être des habitués. Mais malgré cette absence de dialogue l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre est flagrant dans leur façon de se regarder. Il n'ont pas besoin de dire qu'ils s'aiment de le crier sur tous les toits de le montrer au monde entier. Non. Il ne font que se regarder et ça leur suffit amplement.
Hazel me rappelle à l'ordre en un raclement de gorge.
- Il faudrait vraiment que tu arrête de fixer les gens comme ça. Dit-elle l'air grave.
- J'observe c'est tout.
Elle lève les yeux aux ciels et je lui tire la langue pour la taquiner. J'ai toujours aimé observer ce qu'il se passe autour de moi, prendre le temps d'analyser chaque détail. Cette manie est perçue comme un défaut aux yeux de certains comme Hazel ou mon père mais je vois plutôt ça comme quelque chose de positif parce que cela me permet de cerner une personne sans qu'elle ai besoin de dire quoi que ce soit et comme le répète souvent ma mère « En tant que future journaliste c'est un atout à ne pas négliger. »
- J'ai tellement hâte de commencer mon stage Amaya !! Dans quelques heures je vais intégrer la meilleure agence de mannequins d'Atlanta tu te rend compte ? Se réjouit ma meilleure amie.
Je lui sourie sincèrement très heureuse pour elle. J'étais sensée faire un stage avec ma mère pour l'été, celle-ci étant reporter elle m'avait proposé de la suivre dans ses voyages durant les deux prochains mois. Mais elle a annulé au dernier moment sans vraiment me donner d'explications. J'étais déçue mais pas parce que je me retrouvais sans stage, c'était le fait de rater l'occasion de passer beaucoup de temps avec ma mère qui me décevait vraiment.
Je me retrouve donc sans objectif précis pour l'été et avec une mauvaise note assurée pour la rentrée puisque le rapport de stage compte pour la moitié de la note finale du premier semestre. En vérité je m'en fiche un peu, j'ai choisi le journalisme car c'est ce que veut ma mère « le meilleur pour moi » selon elle mais cela ne me plait pas vraiment. Depuis petite j'ai une passion, une passion bien gardée que seule Hazel connaît l'existence : le dessin. J'aime bien dessiner. Je pourrais passer des journées entières assise à même le sol munie d'un crayon et de mon carnet à dessiner tout est n'importe quoi mais surtout des gens dont le style et l'allure me fascine. Chaque personne cherche à faire ressortir son authenticité par son style et sa façon de se comporter. La mode est quelque chose que j'ai toujours secrètement aimé mais je n'ai jamais osé en parler surtout à ma mère. Je sais qu'elle était mannequin quand elle avait à peu prêt mon âge et c'est un sujet qu'elle évite plus que tout, comme si elle souhaitait effacer cette période de sa vie. Alors me pointer devant elle et lui dire que je veux me lancer dans la mode en tant que styliste est quelque chose que je n'envisage même pas connaissant parfaitement sa réaction et sa réponse.
Nous avons terminé de déguster nos pizzas Hazel et moi. Nous quittons donc la terrasse du Baraonda Ristorante pour rejoindre le Broadstone Midtown l'immeuble où nous habitons quelques rues plus loins. Hazel et moi habitons ce bâtiment depuis toujours sur le même pallier. Lorsque mes parents ont emménagé il y a 19 ans ma mère était enceinte de moi d'un peu plus de sept mois, Mme Pierce la mère d'Hazel avait elle accouché depuis quelques mois alors elles ont vite trouvé un sujet de conversation en commun pour sympathiser. Nos mères sont devenues inséparables. Puis, quand je suis venue au monde c'est Hazel et moi qui sommes devenues inséparables. Nous passions nos journées ensemble que ce soit à l'école ou les weekends. Chez elle c'est chez moi et inversement. Nous sommes toujours là l'une pour l'autre et les rares fois où nous nous disputons cela ne dure pas plus de cinq minutes, elle est comme une soeur pour moi. Bien sure nous avons d'autres amis avec lesquels nous trainons souvent mais ce n'est pas pareil.
Une fois arrivées sur le pallier de nos appartements respectifs, Hazel et moi nous disons bonne nuit avant de rentrer nous coucher, demain est un grand jour pour elle.
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Pour l'amour du pouvoir
Romance« Le problème, ce n'est pas la douleur. La douleur, ça te fait souffrir, mais ça ne te détruit pas. Le problème, c'est la solitude engendrée par la douleur. C'est elle qui te tue à petit feu, qui te coupe des autres et du monde et, qui réveille ce q...
