Chapitre 1

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PDV Steven

Je rentre chez moi, le cœur lourd. Ces deux semaines ont été fortes en émotions. Lisa est rentrée chez les parents, tandis que je m'assieds sur le canapé de mon appartement. L'instant où Per m'avait embrassé résonnait encore dans ma tête, comme une mélodie douce-amère. La chaleur de ce contact avait réveillé des émotions enfouies, mais la réalité de mon cœur me rattrapait, une ombre insidieuse.

J'avais toujours voulu une connexion authentique, mais la peur de me lancer dans une relation me paralysait, surtout après Luck. Per, avec son sourire lumineux et sa sincérité, était tout ce que j'avais toujours désiré. Pourtant, une part de moi se sentait fragile, hésitante à dévoiler mes blessures, mais pour l'instant, j'avais besoin de temps pour moi-même.

Je tourne la tête et aperçois ma valise qui trône devant l'entrée, Je sais que je dois la défaire, mais l'idée même de plonger dans mes affaires me semblait accablante. La valise est lourde, non seulement de vêtements, mais de souvenirs que je n'étais pas sûr de vouloir affronter. J'ouvris la fermeture éclair et, un à un, je sortis mes vêtements pliés avec soin. Chaque pièce semblait raconter une histoire, une partie de moi que je transportais toujours. Une fois la valise complètement défaite, je la regarde, vide et insignifiante. Peut-être que, tout comme elle, j'avais besoin de faire de la place pour quelque chose de nouveau, même si cela demandait du temps. La journée a été longue, marquée par ce trajet. Je me dirige vers la baie vitrée. Dehors il fait noir, pas d'étoile dans le ciel, dans les rues, que les plus courages sont sortis. Je pose ma tête sur la vitre et ferme les yeux.

Je me dirige vers ma chambre, allumant une lampe douce qui diffuse une lumière apaisante dans l'obscurité. Je m'assis sur le bord de mon lit, les épaules lourdes. Un silence oppressant règne. Je me glisse sous les draps, mets en charge mon téléphone. Je m'allonge sur le côté. Je pris un moment pour laisser mon esprit vagabonder, me remémorant le sourire de Per, le goût sucré de notre baiser. Le doux murmure de la nuit m'enveloppe, et je ferme les yeux.

Quand je me réveille, le soleil est haut dans le ciel, m'éblouissant, les rideaux ouverts de la veille. Je me maudis de ne pas les avoir fermés hier soir, j'aurais bien dormi encore un petit peu. Je me redresse dans mon lit en me frottant les yeux. Je prends une profonde inspiration avant de me lever et de me diriger vers la salle de bains. Je me regarde dans le miroir, des cicatrices parcourent mon corps, signe de mon passé. Je relève mon regard et me regarde dans les yeux. "Je fais peur à voir" pensais-je. Je rentre dans la douche, allume l'eau. Je me teins devant le miroir, mais la buée issue de la douche bien chaude à rendu ma réflexion presque indistincte. Les contours de mon visage se mêlaient dans un flou, tout comme mon corps. Je ne prends pas la peine d'essayer de dégager une petite zone pour mieux voir. Je retourne dans ma chambre, serviette autour de ma taille pour seul habille, je prends de quoi m'habiller, une chemise bleu clair, une cravate bleu foncée et un pantalon de la même couleur que ma cravate. Je prends mon téléphone qui était toujours sur ma table de nuit. En le déverrouillant, je sens mon cœur s'emballer, espérant avoir un message de Per, je fais défiler les notifications, mais rien. Que des messages de ma mère ou de mon père, me disant de ne pas arriver en retard au repas. Bien évidemment, comme mon père est connu dans son milieu, avait toujours cette façon de transformer les événements familiaux en occasions publiques. Je soupire et pars dans la salle de bains pour continuer de me préparer, en reposant mon téléphone sur ma table de nuit.

Je retourne dans la salle de bains pour finir de me préparer. Il est 11h45, quand je finis de me préparer, le rendez-vous est à 12h30. Je pars m'asseoir sur mon canapé, pour me reposer avant de devoir sympathiser avec toutes ces personnes que je ne connais qu'à travers les écrans. Je bascule ma tête en arrière et ferme les yeux. Je soupire en repensant à se baiser, à cette sensation électrique qui m'a traversé. Je reste ici, à prendre un moment pour moi. J'écoute les bruits du monde extérieur. Au bout d'un moment, je me lève, prends mes clés et mon casque de moto, et retourne dans ma chambre prendre mon téléphone. Je descends dans le garage de la résidence, monte sur ma moto, enfile mes gants et mon casque et je démarre. Ça faisait longtemps que je n'en avais pas fait, mon téléphone sonne, je descends la tête, pour voir qui c'est. Je décroche à la vue du prénom de ma sœur.

Qui à dit amour impossible ? [TOME 2][EN PAUSE]Povești de care să fii obsedat. Descoperă acum