Putain, enfin...

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"Tu verras, le lycée tu vas adorer !"

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"Tu verras, le lycée tu vas adorer !"

C'est la première fois que je n'ai pas eu confiance en le jugement de ma mère et paradoxalement c'est la dernière fois que je lui ai parlé, des fois je me dis que c'est dommage que le souvenir le plus récent d'elle que j'ai soit celui-là, puis après je me rappelle de son sourire ce jour-là, de tous les souvenirs du lycée qu'elle m'avait raconté lors de cette dernière discussion et ça me fait chaud au cœur.
Maman est morte pendant ma période d'examen de passage du collège au lycée. Ce qui était "marrant" c'est qu'elle avait à la même période des examens elle aussi, même si les siens étaient médicaux, alors on faisait des blagues sur le fait qu'on allait avoir des examens en même temps (elle pour son cancer et moi pour mon passage au lycée), mais elle est morte bien trop tôt, donc finalement il n'y en a qu'un seul des deux qui a pu les faire ses fameux examens.

Je vais passer toutes les problématiques concernant le deuil, je pense que ce n'est pas une surprise, mais le deuil ce n'est pas la chose la plus simple à vivre et à raconter, mais pendant cette période j'ai surtout connu les envies suicidaires et la peur de finir à la rue, mais j'ai eu de la chance, j'étais bien accompagné, mon ami d'enfance Tib et sa famille était là pour moi.
Tib c'était comme le frère que je n'avais jamais eu, il était toujours là quand j'avais besoin de lui, dès que ma mère est partie, les parents de Tib avaient tout pris en charge, ils m'avaient tout de suite héberger, l'enterrement de ma mère avait était organisé par sa mère et son père avait aussi commencer des démarches d'adoption.
Pour m'aider avec ma santé mentale, ils m'avaient même trouver un psychologue (d'ailleurs c'est lui qui m'a conseiller d'écrire ma vie dans un cahier, chose que j'ai fait jusqu'à la fin du lycée) et un psychiatre, bref à ce moment-là j'avais vraiment cru avoir vécu le pire et que tout irait mieux, c'était sans compté l'administration catastrophique de notre pays.

Honnêtement, je ne me rappelle plus exactement de comment tout ça s'est déroulé, parce que, déjà j'étais trop jeune pour comprendre et en plus j'étais trop occupé à pleurer ma race avec Tib, mais pour la faire courte, il avait suffi de mes vacances d'été pour que je perde tout, les aides, la famille et les amis, les parents de Tib n'avait pas réussi à avoir ma garde et comme j'étais devenu orphelin (ma mère était la seule famille qui me restait), j'ai fini en foyer.

Je ne sais plus si j'ai détesté ou haïs cette période de ma vie, pour être honnête je n'en garde pas énormément de souvenirs et du peu que je me souviens, je préfère continuer d'oublier ce putain de foyer de merde.

Si l'ambiance au foyer était déjà horrible, celle au lycée l'était encore plus, il faut dire qu'avant le décès de ma mère j'étais gros, ce qui ne me dérangeait pas moi en soit, ma mère et mon entourage d'avant m'avait toujours fais comprendre que peu importe mon poids je serais toujours aimer tant que ça ne détruisait pas ma santé, mais visiblement c'était une autre paire de manche pour les gens du lycée pour que je ne passe pas un seul jour sans me faire insulter, frapper, humilier, je me rappelle surtout de cette fois où j'avais était jeter dans une poubelle le vendredi soir avant la fermeture du lycée et où je n'ai pu en sortir que le lundi matin quand le concierge était venu faire du nettoyage, c'était aller tellement loin que j'ai perdu le plaisir de manger et je suis rapidement devenu aussi fin qu'un fil de fer, mais bon, ça n'avait inquiété personne, pire encore les éducateurs du foyer me félicité pour ma perte de masse.

Heureusement pour moi, le lycée ça ne dure pas toute une vie, alors une fois que j'avais réussi à avoir mon diplôme (ce qui n'a pas été une partie de plaisir, avec tout ce qui se passait autour de moi je n'ai finalement réussi qu'à avoir la moyenne), j'étais bien décidé à quitter cette putain de ville et ne plus jamais revenir, dans ma tête tout était décidé, j'allais allez à l'école la plus loin possible de ce lycée pour être sûr de ne plus jamais croiser personne de cet endroit de torture. L'attente a été longue, mais un jour dans mais mail j'avais enfin reçu une lettre d'admission, je l'aurais eu aussi en format physique si les connards de mon foyer ne c'était pas amusé à la déchiré, bref une école m'avait accepté l'Université d'Elnra, et je crois que je n'avais jamais été aussi heureux depuis ces dernières années. Elnra, c'est une ville portuaire qui est très connu et très apprécié pour ses plages que ce soit par les habitants de mon pays ou par les touristes, mais par chance pour moi, personne n'a envie d'aller faire ses études là-bas et en plus elle était à plus de 12 heures de route en voiture de ma ville, c'était sûr que personne n'allait choisir cette école à part moi, la fin de mon calvaire se retrouvé donc dans cette université.

Maintenant, je suis dans le train, le trajet est certes long, mais au moins je voyage léger, je n'ai pris avec moi que le strict minimum des souvenirs et des produits hygiéniques, je n'ai pas voulu prendre des habilles, ça me rappeler trop de mauvais souvenirs, en plus j'ai repris contact avec Tib, je m'en sentais enfin la force, et son père a insisté pour financer mes études, malgré mes nombreux refus, ce qui fais que je pourrais me racheter des vêtements sur place, peut-être que je serais enfin à l'aise à l'idée de les porter ceux-là.

Je profite de mon trajet pour lire le cahier qui retrace toutes mes années lycée, oui même pendant cette période difficile j'avais continué d'écrire (enfin si on peut appeler ça écrire, je ne comprends qu'une phrase sur deux), j'ai de la musique dans mes oreilles celle que j'adorais écouter avant que ma vie ne change "Proud Family" de Destiny's Child, on adorait l'écouter avec ma mère, une fois que j'ai fini de lire ce cahier, je me jure à moi-même que je ne me laisserais plus jamais faire et le jette à la poubelle.

Putain, j'te hais ! - Tome 1Des histoires addictives. Découvrez maintenant