Un simple matin de février

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Un matin paisible de février, l'herbe est gelée, la brume conserve un goût de rêve éveillé, un jeune renardeau quitte son terrier attiré par la lumière du soleil qui se lève doucement. Il lézarde entre les arbres dans la forêt qu'il connait si bien pour avoir accompagné sa mère à la chasse aux souris et aux petits oiseaux. Il se promène entre les arbres, écoutant attentivement les doux bruits du labyrinthe de feuillages. C'est un canidé de moins d'un an, encore débutant dans la vie, né le printemps précédent, il est encore jeune dans se début de mois d'avril.
Son pelage carmin contraste délicatement avec ses yeux azur. L'agile animal à pour but de se désaltérer avec l'eau du lac voisin. La ferme près de l'étendue d'eau est habité par un couple de fermier respectueux de l'environnement. La dernière fois que le canidé les a vu lors d'une partie de chasse avec sa petite famille, les paysans ne l'ont pas chassé. Ils les ont regardés lors de la chasse matinale mais n'on pas déranger leurs activitées. Tout le monde dors pour lors dans la bâtisse, par l'heure matinale même les poules sont dans les bras de morphée malgré les premiers rayon du soleil qui percent l'horizon. Auncun son ne transperce le silence, mis à part une brise légère qui chatouille des moustaches du genou Goupil. Il se rapproche petit à petit de la surface de l'eau qui miroite, reflétant les couleurs douces du ciel. Un spectacle de pastels l'éclaire. Il se penche doucement, il aimerait boire l'onde. L'herbe mouillé par la rose et nouvelle du matin n'est malheureusement pas le meilleur appui pour un jeune renardeau à l'équilibre encore précaire, qui tombe dans le lac encore partiellement gelé. Il est sous l'eau c'est étrange; c'est encore plus calme. Son corps dans l'eau froide lui glace son sang, mais le rend si placide. Il n'était jamais allé sous l'eau... Il sent ke froid le ronger, mais il souhaite pourtant faire durer ce moment de calme sous-marin. Dans le lac sans fond, sous le ciel sans astres, le silence est complet, pesant, oppressant, irréel. Des bulles d'airs s'évadent doucement de ses petits naseaux. Il ne s'en inquiète pas, il se laisse juste bercer par l'eau glaciale. Il se décide à remonter à la surface; il n'a plus d'air. Ses poumons s'enflamment, il est à quelques centimètres...

Quelques heures plus tard, le fermier découvre un corps de renardeau sans vie au bord du lac poussé pas les petites vagues. Sa dernière maison sera une benne à ordure désaffectée.

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