Chapitre 1

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« Si tu peux encore rire lorsque tu te sens complétement brisée, alors plus rien ne peut te briser                                                                                       désormais »




- Aller viens-là ! Je ne vais pas te faire de mal, tu verras. Au contraire, je t'assure que tu vas aimer ça !

Je ne réponds rien et reste dans le coin de cette pièce qui m'est maintenant très familière. En y réfléchissant bien, c'est comme ma maison. Je passe mon temps dans cette pièce où ne se trouve rien d'autre qu'un lit miteux avec une petite table de chevet sur le côté droit. Un livre à l'eau de rose que je connais par cœur à force de l'avoir lu des dizaines de fois est posé dessus. C'est assez ironique quand j'y pense, puisque ce livre parle de bonheur et de liberté ce qui est tout l'opposé de ce qui se passe dans ma vie à l'heure actuel.

En voyant que je ne réponds pas, l'homme en face de moi s'approche à grand pas en m'attrapant brusquement par le bras en me forçant à me lever. Grace à la lumière blanche du néon accroché au plafond je peux percevoir l'agacement et l'énervement sur son visage, surement dû au fait que je ne réponds pas à ses demandes, comme toutes les autres fois. Un cis de surprise sort de ma bouche quand il me jette sur le lit. J'ai à peine touché le matelas que je sens déjà ses mains sur mon corps, sa bouche collée à mon oreille me susurrant des trucs salaces, ce qui a pour effet de me retourner l'estomac. Une forte envie de vomir me prend comme à chaque fois. D'un coup, il remonte mon tee-shirt blanc qui ne l'est plus à cause de la crasse qui s'y est accumulée aux fils des jours et des semaines. Cela me fait penser que j'ai vraiment envie de prendre une douche puisque la dernière date d'il y a bien longtemps. J'arrête d'y penser quand je vois qu'il est en train de défaire la boucle de sa ceinture, son pantalon de costume de luxe tombe au sol dans un bruit sourd et métallique.

Je me réveille en sursaut, haletante, quelques mèches de cheveux collé sur mon visage. Ses voix, j'entends toujours ses putains de voix dans ma tête. Les voix de tous ses putains d'hommes qui m'ont touchée de quelconque manière que ce soit.

- Putain de merde ! Je peste.

Je prends quelques minutes pour me remettre de mes émotions en regardant le plafond.

- C'est fini, je n'y suis plus. C'est fini, je suis sortie.

Je me répète ces phrases en boucle pour essayer de calmer les palpitations de mon cœur qui bat tellement fort que je pense sérieusement qu'il va sortir de ma poitrine si je ne me calme pas, comme à chaque fois. Après quelques minutes à rester allonger sur mon lit, je me lève et me dirige en direction de le cuisine pour boire un verre d'eau bien frais. Je prends un verre et le rempli à ras bord, je regarde l'horloge en face de moi qui indique 5h57.

- Super ! dis-je sarcastiquement.

Sachant que je ne pourrai plus me rendormir après ce putain de cauchemar, je m'assois sur le canapé en prenant la télécommande de la télé et l'allume. Je zappe les chaînes sans vraiment rien trouver d'intéressant. La plupart des chaines diffusent des téléshoppings à cette heure-ci.

Je souffle et peste encore une fois. Je m'ennuie déjà et la journée n'a même pas encore commencée. Une idée me vient et je sourie malicieusement en pensant à ce que je vais faire. Je me lève et me dirige vers ma chambre, je débranche mon téléphone qui a maintenant fini de charger et je m'installe sur le canapé la tête en bas et les pieds en l'air. Je vais dans mes messages et envoie un message à mon frère. Ethan est quelqu'un de très irritable quand on le réveille et je m'ennuie, donc... Après avoir écrit mon message, je le relis une dernière fois avant de lui envoyer. J'attends quelques minutes mais en voyant qu'il ne me répond toujours pas je décide de l'appeler un sourire malicieux aux lèvres.

BriséeWhere stories live. Discover now