Chapitre 1 : Nouveau départ

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          Chaud. Il faisait si chaud. Le velux et les 3 fenêtres de mon petit appartement parisien de 25m carrés avaient beau être tous ouverts je ne ressentais aucun courant d'air. Dans un grand fracas, ma mère posa les cartons qu'elle portait sur le palier, couverte de sueur et haletante. Les sept étages sont en effet, une horreur, surtout lorsqu'il n'y a pas d'ascenseur.

- Maria quand tu auras fini de tirer au flan peut-être que tu pourras venir nous aider ? Me dit-elle en souriant, me voyant pendue à la fenêtre, désespérée de sentir ne serait-ce qu'une minuscule brise.

- J'arrive, j'arrive répondis-je lascivement.

En descendant les escaliers je croisais mes frères l'un derrière l'autre, ultra concentrés pour ne pas faire tomber leur précieuse marchandises.

          Aujourd'hui toute la famille était venue sur Paris pour m'aider à emménager dans mon premier appartement. Bien qu'ils aient accepté facilement de me laisser voler de mes propres ailes dans la capitale, je ne suis pas seule. Je partagerai l'appartement avec ma meilleure amie Else, que je connais depuis l'école primaire. Absente aujourd'hui car elle n'a évidemment pas terminé ses cartons chez ses parents, on se retrouve entre nous. 

J'ai tellement hâte de démarrer ce nouveau chapitre de ma vie ! Quelle explosion de joie lorsque j'ai reçu l'e-mail me proposant un stage sur un film ! Le cinéma ça a toujours été ma passion et j'avais passé mon été a envoyé des lettres de motivation et CV à toutes les adresses mails de chefs décorateurs que je pouvais bien trouver sur internet. Aucune, je dis bien AUCUNE réponse ne m'était parvenue et j'avais passé le reste de mon été à me morfondre et à m'imaginer devoir rester une année de plus chez mes parents à trouver un job alimentaire. Jusqu'à ce que je reçoive le saint Graal : une proposition de stage qui durerait toute l'année et ce, sur un film à gros budget, le rêve. Je n'avais pas beaucoup de temps pour me préparer psychologiquement puisque je commençais dès demain. Oui, l'organisation n'est pas mon point fort je vous l'accorde, et me connaissant je n'allais pas réussir à dormir de la nuit.

Mon père me sorti de mes pensées en me tendant les deux derniers cartons qui permirent de clore cette longue journée épuisante. Après avoir embrassé mes parents et mes frères en leur souhaitant un bon retour, je claquais la porte et me retournais pour observer mon nouveau chez moi et le travail de déballage qui m'attendait. Hé bien ça allait patienter encore un peu parce que je n'avais qu'une chose en tête : prendre une douche, aller me chercher un kebab en bas de chez moi (même si l'idée même de devoir me refaire un aller retour dans cet enfer qu'étaient mes sept étages ne me réjouissait pas du tout) et finir par me coucher dans un lit qui n'était constitué que d'un matelas au sol.

C'est le ventre bien rempli – peut-être un peu trop ma foi – et la boule au ventre que je consentis à aller mettre des draps et me coucher passé minuit. Je mis mes huit réveils pour le lendemain matin, mon anxiété me forçant à en mettre un toutes les 7 minutes, et mis mon téléphone en mode avion. Rien ne troublerait mon sommeil, il fallait vraiment que je dorme pour faire la meilleure des impressions pour mon premier jour ! Je fermais les yeux et me laissais aller à imaginer toutes sortes de scénarios plus fantastiques et romantiques les uns que les autres et finis par trouver le sommeil deux heures plus tard.

Tentons le tout pour le toutStories to obsess over. Discover now