Partie 01

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- Wow ! M'exclamais-je.
Je venais de sortir de l'aéroport de Saint-Hubert. La verdure et l'air frais émanant de ce territoire m'accueillaient déjà superbement.
Je dirige mon regard vers ceux qui tenaient les pancartes pour reconnaître leur correspondants mais c'était peine perdue. Ma myopie me privait de ce luxe d'identifier au loin au premier regard. Sachant que mon boîtier à lunettes était au fond de ma valise, je souffle de désespoir avant de me rapprocher.
Certains me regardaient curieusement s'imaginant peut-être que je suis le correspondant où dédaigneusement sûrement parce que je ne suis pas la personne qu'ils attendent.
Fatiguée, je m'assois dans un banc à côté. Ces explorations n'étaient pas de tout repos. Les voitures allaient et venaient, certaines déchargées des bagages, des familles entières qui en sortaient sûrement pour aller en vaccances, et d'autres sortaient sans être accompagnés.
Je pensais à faire la même chose, mais c'était peine perdue.
Tout d'un coup une voiture déboule, avec une vitesse incroyable, et je ne semblais pas la seule surprise d'ailleurs. Tout le monde autour s'interrogeait sur l'auteur de cet acte.
Un homme sortit de la voiture. Il avait une carrure imposante, si je puis me permettre, il est super bien dessiné! Quoique je devrais baisser le regard car tout ça m'est interdit.

Il s'approche de plus en plus de moi et j'avais des sueurs froides. Bon sang! Qu'est-ce qu'il me veut?

- Bonjour, dit-il.
- Salut, répondis-je.
- C'est bien toi Amaliya?
- Oui c'est bien moi?
- Parfait. Je suis Idriss le neveu de ton oncle Elimane. Laisse moi charger tes bagages et allons-y.
- D'accord, merci.

Je le suis dans sa grande voiture, il ouvre la porte et je m'y engouffre, le temps qu'il finisse de mettre dans la malle toutes mes affaires.
Dans la voiture, il régnait une ambiance d'homme. L'odeur de parfum pour homme chic, une musique sans paroles à son réduit et son téléphone accroché à un endroit près du volant où on entend les pronostics d'un match de football. La voiture était très spacieuse. J'ignorais que la famille de mon oncle était pleine aux as...

Il revient et se positionne devant le volant. Il allume le moteur et se tourne vers moi.

- Surtout mets toi à l'aise, dit-il en me souriant.

Je lui souris à mon tour et il se tourne pour démarrer.
Comme le trajet se faisait en silence, j'entrepris d'allumer mon téléphone portable pour le manipuler un peu, histoire de passer le temps.

- Sinon à Dakar?
Je me tourne instantanément vers lui et remarque qu'il me scrute à travers son rétroviseur. Heureusement que je ne suis pas du genre à perdre mes moyens devant un homme en temps réel...

- Ah.. Ça se passe bien.
- Ah ce pays! Tu te rend compte cinq ans j'y ai pas mis les pieds! Depuis mes dix-sept ans.
- Ah ouais, dis-je en riant.
- Il est magnifique ce pays, de très beaux souvenirs.
- C'est clair, répondis-je amusée.
- Sinon, tu sais que je serai ton guide ces deux jours à venir?
- Non, je ne savais pas. Ça ne te dérange pas?
- Non! Pas le moins du monde, c'est pour ma cousine quand même.

On est pas cousins mais bon.

- Sinon ton accent tu l'as depuis que t'es là?
Il rigole avant de répondre.

- Non! Je jongle entre l'accent québécois et celui français mais avec l'habitude et les fréquentations faut dire que je fais plus québécois.

- Donc tu choisis comment parler en fonction de ton entourage? Répondis-je en riant.
- Ouais, tu vois là j'ai clairement pas l'accent québécois. Et puis tu te fais mieux comprendre parce qu'ici les mots ne veulent pas dire la même chose.
- Ah ouais? Dis-je étonnée.
- Oui. Comme par exemple si tu demandait à une passante où sont les magasins pour faire ton shopping elle ne saurait pas quoi te répondre.
- Ah bon? Et je lui dis quoi alors si je veux faire les magasins?
- Justement! Tu lui dis que t'aimerai magasiner, répondit-il en riant.

AMALIYAWhere stories live. Discover now