À l'aube naissante, alors que les premiers rayons du soleil se frayaient un chemin à travers le voile de l'obscurité, la ville sénégalaise s'éveillait lentement de son sommeil paisible. Les ruelles étroites et les bâtiments modestes se dessinaient dans la douce lueur matinale, comme si la promesse d'un nouveau jour se reflétait sur chaque pierre et chaque façade.
Alors que le ciel s'éclaircissait peu à peu, le mystérieux silence de la nuit était brisé par les douces mélodies du wazifa, récitées par les fidèles à la suite de la prière du fajr dans les mosquées voisine. Les mélodies sacrées se mêlaient harmonieusement à l'atmosphère calme et sereine, touchant les âmes de ceux qui sortaient de la mosquée, apaisés et remplis de dévotion après avoir accompli la prière. Ces chants sacrés semblaient porter les espoirs et les aspirations de ceux qui avaient accompli leur prière matinale, tandis que d'autres, sortant de chez eux, s'engouffraient dans les rues, prêts à affronter une nouvelle journée.
Certains se hâtaient vers l'arrêt de bus le plus proche, leurs pas pressés résonnant sur les pavés usés. Ils étaient vêtus de leurs tenues de travail, certains arborant un uniforme, symbole de leur labeur quotidien, tandis que d'autres, portant des sacs à dos chargés de livres et de cahiers, se dirigeaient vers les écoles et les universités. Leurs visages reflétaient l'espoir, la détermination et un zeste d'anxiété face à ce que la journée leur réservait.
Les premiers bus de la journée s'approchaient des arrêts, leurs moteurs vrombissant dans l'air frais du matin. Les portes s'ouvraient pour accueillir les passagers, qui montaient avec hâte, cherchant une place pour s'asseoir ou se cramponnant aux barres de métal, offrant ainsi le spectacle d'une danse éphémère entre les mouvements du véhicule et les corps en équilibre précaire.
Le flot des conversations animées envahissait l'espace, mêlant des dialectes locaux et la langue officielle du pays. Des rires étouffés, des murmures de prières et des exclamations de surprise se mêlaient, créant une symphonie chaotique, mais pourtant harmonieuse, qui résonnait dans les oreilles des passagers et dans l'âme de la ville.
Tout cela se déroulait sous le regard bienveillant du ciel, où les nuages se teintaient de couleurs pastel, ajoutant une touche de féerie à ce tableau urbain en constante effervescence. Le vent léger caressait les visages, comme pour rappeler à chacun que la nature elle-même était témoin de leurs aspirations et de leurs efforts.
En cet instant précis, tandis que l'extérieur baignait dans une sérénité absolue, une atmosphère diamétralement opposée se développait au sein de l'espace clos. Adji Fatma Diop et Alioune Badara, indéniablement enlisés dans un cycle perpétuel de discorde, se trouvèrent inextricablement embourbés dans un nouvel affrontement verbal.
__Badara, aujourd'hui, tu sembles m'accuser de te porter malheur, malgré tout ce que j'ai entrepris en ta faveur, mes sacrifices et les épreuves endurées à tes côtés.
__Qu'as-tu accompli, sinon pourrir mon existence ? À l'heure actuelle, j'aurais pu occuper des postes enviables, être parmi les personnes les plus fortunées du pays. Hélas, toi et ta famille indigne ne cherchez qu'à me jeter le mauvais œil, sans oublier ton stupide père qui s'est permis de ternir ma réputation. Naturellement, riche et connaisseur des cercles les plus éminents de la société sénégalaise, il est donc normal que je ne puisse accéder à un emploi dans les entreprises, même avec un curriculum vitae éblouissant.
__Alioune Badara, tu peux tout me dire, sauf insulter ma famille, car c'est grâce à eux que tu te sustentes chaque jour. Badara, depuis quand ne me procures-tu plus de quoi me nourrir ? Tu as manqué à tes devoirs d'époux. Les rares fois où tu les accomplis, c'est uniquement pour assouvir tes désirs charnels. Certes, il est trop tard, mais j'ai désormais compris pourquoi mon père n'a jamais voulu de ce mariage. Les adultes avisés sont doués pour discerner les canailles de ton acabit. Dit-elle en éclatant en sanglots. La seule chose que je regrette est de ne pas avoir écouté mes parents. Badara, tu es un ignoble ingrat. Ajouta Adji Fatma.
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Éternel insatisfait
General FictionPour le trône tout se régle par le sang ! ⚠️Histoire protéger au niveau international. Toute reproduction partielle ou intégrale serait passible d'une poursuite au niveau de la justice ⚠️
