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Chapitre 1 : Je m'ennuie donc j'écris

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Hey, moi c'est Loreena. Je suppose que vous et moi allons être embarqués dans de sacrées péripéties, enfin si on peut les caractériser en tant que telles. Disons que ma vie se résume à des montagnes russes, tantôt je me sens apaisée et dans un état mental correct, tantôt les émotions négatives empiètent et se croient à un buffet à volonté. C'est assez difficile à imaginer je vous l'accorde, néanmoins ceci est mon quotidien. Alors oui, je ne devrais pas me plaindre, gémir et je passe tous les synonymes, mais je pense que parler de ce qui m'arrive ici et expliquer que cela n'est pas toujours idyllique, ne relève pas de la "plainte" mais plutôt du réalisme. Il y a plusieurs choses que je trouve d'un comique incroyablement agaçant, notamment le regard que peuvent apporter les gens sur cette pathologie. Il m'est arrivée beaucoup de fois de ne pas me faire comprendre et bien sûr ça m'a joué des tours. Les autres en général ont du mal à assimiler une situation; un comportement; une pensée, quand cela ne leur parle pas. Ce que je veux dire c'est que si ils n'ont jamais eu à faire de loin ou de près à quelque chose alors généralement ils comprendront sans vraiment comprendre. La bipolarité en somme n'est pas une fatalité mais elle peut vite devenir invivable que ce soit pour nous ou pour notre entourage. J'ai rencontré un nombre incalculable de psychiatres, de psychologues et autres dérivés trop compliqués à écrire, pourtant je me suis entendue avec très peu d'entres eux... Prenons un exemple qui vous parlera. Il est parfois complexe de trouver un professionnel que vous ne connaissez pas totalement mais avec qui vous vous sentez à l'aise ou en confiance pour lui livrez vos peurs (mêmes les plus inquiétantes). Car la confiance est un point vachement important dans toute relation. Voilà et ben c'est le principe, sauf qu'avec les psy le but est de leur confier des événements qui nous torturent psychologiquement et physiquement parlant, le tout avec l'incertitude permanente que ce qu'ils auront à nous proposer à la fin nous conviendra (médocs; soins...). Le plus difficile est que je ne suis pas tout le temps tombée sur des professionnels qui me comprenaient, oui, c'est comique. Pour vous raconter une anecdote, une psychiatre m'a littéralement dit "Si tu n'es pas d'accord tu prends la porte". Donc bon, ok, cette dame avait possiblement voir certainement passé une sale journée, son mari l'avait peut-être quitté, son poisson rouge était peut-être mort, fin bref, beaucoup d'options sont possibles. Néanmoins la conclusion était là, je suis ressortie en pleurs avec des envies de meurtre sur toute personne qui passait à proximité de moi. Vous vous en doutez, j'ai nettement évité de la revoir et si cela se produisait alors que mon cerveau et mon petit coeur n'y étaient pas parés, je serrais les dents pour ainsi éviter de lui balancer la première chose dangereuse que j'atteindrais. Je ne lui faisais donc plus confiance et en bonus j'avais envie de la voir six pieds sous terre. Ah oui... J'ai oublié de mentionner qu'en plus des psychiatres, psychologues ect, j'ai dû me coltiner des soignantes qui ma foi souvent m'ont posé question. C'est-à-dire que parfois j'ai hésité à partager mon traitement avec elles tellement leurs humeurs variaient, un peu comme la météo en Bretagne si on fait une comparaison.

Évidemment je ne l'ai jamais proposé. Mais par contre il se peut que j'ai déjà imaginé l'état des soignantes si elles prenaient un quart de ce que certains jeunes prenaient. Oui je l'avoue, j'ai fort bien rigolé en l'imaginant. M'enfin, c'est vrai quoi, imaginez vous aussi des soignantes qui vous répètent "C'est pas parce que tu as un médicament et que tu es fatigué que tu ne dois pas aller en cours" alors que celui-ci est un médicament qui a quand même en effets secondaires fréquents la somnolence et l'envie insatiable de dormir. Et que d'un coup les soignantes se mettent à les prendre. Ahahaha, je ris, parce que littéralement c'est du foutage de gueule. Ces personnes ont certainement "étudié" ces "médicaments" mais est-ce que étudier nous permet d'absolument tout comprendre ? Pardon, pardon, je fais de la philosophie donc elle prend le contrôle de ma tête quand ça l'arrange.

Actuellement il est plus de 11h, je me suis levée et j'ai bu un sirop de grenadine. Ouais je sais c'est pas très "sain" ou "diététique", ben je vous invite cordialement à aller vous plaindre au créateur du sirop. Parce que entre vous et moi, je préfère boire ça plutôt que de me taper un jus d'orange d'une couleur nucléaire étrange avec un goût qui l'est tout aussi (hein les internats ?).

Je vais m'arrêter ici, j'ai mal aux doigts et j'ai envie de regarder une série sur les zombies ou sur quelque chose y ressemblant.

Donc bon... On se retrouve quand l'envie d'écrire reviendra et que mon fiancé ne sera pas là puisque si il est là ce sera plus l'envie de bisous, câlins, papouilles qui triomphera.

Bye les louveteaux
Puisse le sain sirop vous tomber jusqu'au cerveau

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⏰ Última actualización: Jun 19, 2020 ⏰

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