Lui, il s'appelait Thobias Hunter, nous on l'appelait burnes d'acier, eux ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire.
Tout le monde le savait, Hunter c'était une vraie plaie pour sa pauvre mère... Oui, ils avaient débarqués en ville d'on ne sait sous, on ne sait trop comment. Elle la femme seule aux visage marqué par la fatigue. Et lui le petit blondinet silencieux qui vous tuait net du regard. Oh, non pas qu'il fut vraiment turbulent... Il s'intégra très vite au sein de notre petit école, enfin si on peut dire s'intégrer. En fait il ne s'intégra vraiment jamais, c'est nous les anciens qui nous adaptâmes à lui. Son silence, son étrangeté, sa façon de ne pas vraiment être la... Le truck avec Hunter c'était ça, il n'était pas vraiment là, du moins la plupart du temps enfin, c'est ce que nous croyons, il pouvait rester inexpressif des heures durant, juste à nous écouter et à nous observer comme si nous étions en dehors de son monde, comme si nous n'avions pas d'intérêt ni d'impacte sur lui mais il restait avec nous. Mais il ne restait pas tout le temps inactif. Parfois, et c'était vraiment formidable a voir, il faisait de ces... de ces choses que nous les autres gars on aurait jamais pu faire.
C'était les vacances, avec Francis on en avait marre de rester chez Dave, à dégommer à l'infini les mêmes aliens sur sa dernière console, alors on avait décidé de se dégourdir un peu les jambes et d'aller se marrer dans le bois. On était jeunes, on était cons, on avait des cailloux à jeter et il y avait un rivière au milieu du bois, et bien sur aucun de nous trois ne savait nager, et bien sur Dave avait autant d'équilibre qu'un flamand rose estropié. Avec Francis, on a mit à peut prés 4 seconde à se rendre compte qu'il était tombé, pas a cause du gros "Floc" mais pars-que cet imbécile infortuné criait comme une otarie. Francis a couru pour chercher de l'aide en ville et moi j'étais là comme un poteau en métal, incapable de faire le moindre mouvement, ça devait faire 30 secondes que Dave était dedans, où une éternité je sais plus et tout un coup il était là de l'autre coté de la rive, ses vêtements à ses pieds. Il prit une grande respiration et se jeta dans la rivière, les bras en avant, étendu de tout son long. C'était presque comme dans les films vous voyez ? Hunter, ce grand blond bien taillé qui arrivait pour nous sauver au moment exact où on en avait besoin. En cinq grandes brasses il avait rejoint Dave qui tremblait comme une feuille, accroché à sa branche de saule comme si on allait la lui voler. Dix secondes plus tard il les avait extirpés tout les deux du "mortel ruisseau de l'effroyable agonie" et moi je me tenais toujours comme si on m'y avait enfoncé un bâton. C'est ainsi que nous trois on devint nous quatre, ainsi qu'on l'adopta et ainsi qu'on le baptisa, Thobias Hunter alias Burnes d'Acier.
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Burnes D'acier
Ciencia FicciónPartie 1 L'enfance: Premier mouvements des 3 qui composent la nouvelle. Récit de la vie de Thobias Hunter. Raconté par un tierce, l'histoire de cette personne toute particulière. La partie 1 témoigne de la naïveté édulcorée de l'enfance, par la sui...
