«Tu me dégoûtes.»
Cette phrase, aussi courte soit-elle lui fit l'effet d'un bombe. C'était comme si, tout son univer s'était écouler, son cœur se serra, l'air se faisait étouffant, il avait du mal à respirer, il avait l'impression de suffoquer. Prenant son t-shirt entre ses main, il baissa la tête et se morda la lèvre, il trouvait sa réaction ridicule, il s'en doutait, Sans ne ressentait rien d'autre que de la haine envers lui, et pourtant, il avait espéré, espéré si fort que, cette réponse, même prévisible l'avait blessé. Sans oublier la maladie de l'Hanahaki Disease qui le dévorer un peu plus chaques jours, il avait souhaité que ses sentiments soient réciproques.
Cependant, entendre ce qu'il cherchait à nier prononcé par la personne aimé lui fit l'effet d'une claque.
Idiot était-il, qui pourrait bien être suffisamment naïf pour aimer la personne ayant détruit sa vie ? Enfin, n'était-il pas le véritable imbécile dans cette histoire ? Il l'avait brisé... Enfin, ''il'', techniquement c'était Frisk qui l'avait fait, c'était elle qui avait tout recommencé, c'était elle qui avait fait le premier meurtre, c'était elle qui avait souhaité découvrir tout ce que ce monde avait à lui offrir. C'était sa détermination qui avait ressuscité Chara à la vie, pourquoi était-il celui qui devait assumer les erreurs de sa partenaire ? Pourquoi devait-il toujours être la personne blâmé pour des faits qui n'était pas totalement siens ?
Peut-être parce que Frisk avait la confiance de tous le monde, après tout, c'était la personne qui avait redonné de l'espoir aux monstres.
Même si pour Chara, Frisk n'était pas suffisamment vrai pour avouer qu'elle avait sa part de responsabilité. Elle aimait l'image pacifiste qu'elle envoyait, peut-être voulait-elle s'en persuader ? Se dire que c'était Chara qui avait guidé ses actions était sûrement plus simple qu'en assumer les conséquences. Pour lui, Frisk était la personne la plus fausse qu'il connaissait.
Malgré tout, Chara devait beaucoup à Frisk, c'était grâce à elle et au docteur Alphys que lui et Asriel avaient pus revenir, et ça, il lui en sera reconnaissant toute sa vie. Même s'il ne le méritait peut-être pas, il en vient à penser, n'était-il pas la personne qui se voilait la face ? Chara était totalement perdu.
Il devrait être reconnaissant, il ne devrait pas penser comme cela de sa partenaire, pourtant, une partie de lui détester Frisk.
Il détestait sa relation avec Sans. Il rêvait d'être plus proche de ce dernier, avoir une relation de complicité comme il l'avait avec Frisk. Il voulait être à la place de la jeune fille, être la personne aimé de tous le monde, il voulait être la personne que Sans aimait.
C'était aussi une chose dont il redoutait, la façon dont il se comportait avec elle... Était-ce de l'amour ?
Cette pensée lui donnait la nausée, de la jalousie s'empara de lui.
Ce qui l'énerver le plus, c'était que Sans ignorer tout de la vérité.
Pour celui-ci, c'était bel et bien Chara qui avait commis le génocide. Ce dernier avait essayé de lui dire sa version des faits, que tout n'était pas de sa faute. Il en avait marre de leur relation, il cherchait à la faire évoluer.
Toujours tête baissait, sa respiration de plus en plus saccadée, il osa levait les yeux vers son bien aimé.
Il avait essayé de lui expliquer la situation.
Le squelette s'était énervé.
Il l'avait traité de menteur.
Il lui avait demandé d'arrêter de raconter des bêtises sur le dos de son amie.
Il lui avait dit que Chara le dégoûtait.
Relevant la tête, Chara croisa son regard emplie de mépris.
Ses yeux le piquait, sa gorge le brûlait.
Il s'était mis à courir, se dirigeant vers la sortie, une crise de toux plus forte que jamais l'avait assailli. Ses mains devant sa bouche, il avait quitté la maison des frères squelettes pour aller chez celle de Toriel, elle se trouvait à quelques maisons de chez eux.
On pouvait observer des pétales entre les doigts de Chara. Celui-ci se sentait de plus en plus mal, sa tête lui tournait, il sentait sa vue se brouiller, des larmes se mirent à dévaler ses joues.
Manquant de trébucher à plusieurs reprise, il se sentait ridicule. Plus le temps passer, plus il se détestait.
Il ouvrit violemment la porte d'entrée, et couru jusqu'à sa chambre, ignorant les questions d'Asriel suite à son entrée précipitée.
Il respirait bruyamment, il avait du mal à reprendre son souffle, serrant sa main contre son t-shirt, il pouvait sentir son cœur qui battait à toute allure dans sa poitrine. A croire qu'il allait exploser.
Une fois enfermé dans celle-ci, il s'écoula contre sa porte. Il laissa les fleurs bleues tomber au sol accompagné de larmes qu'il essayait tant bien que mal de retenir jusqu'à maintenant.
Il avait l'impression d'étouffer, en fin, ce n'était pas qu'une impression. C'était un des symptômes du Hanahaki Disease.
Entre ses sanglots, il regarda ses mains, il laissa échapper un petit rire.
Ça faisait déjà un moment qu'il avait ses violentes quintes de toux, cependant, celle-ci était plus forte que jamais, du sang glissait entre ses doigts.
Il ferma les yeux, levant la tête, il aimait l'ambiance de sa chambre, en faite, était-ce peut être la solitude qu'il appréciait le plus ?
Il souffla bien que difficilement.
Au début, il ne comprenait pas, il toussait de plus en plus souvent, et le jour où un pétale bleuté s'est retrouvé dans sa main, il était allé voir le docteur Alphys. Celle-ci l'avait ausculté, c'était avec surprise qu'elle avait donné son verdict, c'était le "Hanahaki Disease".
Elle n'avait jamais eu affaire à cette maladie, n'ayant jamais vu de monstre atteinte de celle-ci, elle avait pensé que ce n'était qu'une légende urbaine.
Elle touchait que les personnes ayant un amour non réciproque, elle en déduit que seulement les humains étaient infectés par celle-ci.
Elle s'était renseigné sur le sujet, elle avait vu qu'il existait une possibilité d'enlever les fleurs présentent sur le cœur et les poumons du malade. Ce qui expliquait ses difficultés respiratoire. Alphys avait proposé cette alternative à Chara, elle lui avait aussi appris que, si ses sentiments envers la personne aimée était réciproque, les fleurs disparaîtront.
Cependant, malgré cette alternative, Chara avait refusé. Alphys n'arrivait pas à comprendre ce choix.
Pour Chara, c'était son karma, il n'avait pas empêché Frisk, il aurait pu le faire, mais lui aussi était curieux. Il était aussi coupable que cette dernière, même s'il refusait de prendre toute les conséquences sur son dos.
Il se sentait fatigué, penchant la tête sur le côté, il se disait que seul la mort l'attendait.
Sa respiration s'affolait, refermant ses genoux contre sa poitrine, mettant sa tête sur celle-ci, il se rassurait en se disant qu'il aurait dû être mort depuis longtemps, alors... Autant l'accueillir comme une vieille amie.
Toussant de plus en plus fort, tachant de rouge son pantalon et son t-shirt, laissant les pétales se faufiler entre ses doigts. Il se mit à sourire, un sourire nerveu dessinait son visage.
Au final, il comptait juste se laisser aller.
