Chapitre 1 : Souvenir.

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Je me nomme Loup, Loup Sans Nom. Je suis orphelin de père et mère inconnus. On m'a plaçé à l'orphelinat de St Pascal dans le Sud de la France.

J'y est vécu toute mon existence, jusqu'à mes seize ans. Les soeurs m'ont dit que je n'ai jamais vu mes parents. Mais, je me rappelle , au plus profond de mon cœur, une sorte de sensation de bonheur.

Aujourd'hui, le seul souvenir qu'il me reste d'eux est ce souvenir, une courte lettre où on n'avait noté mon prénom et un curieux pendentif en argent sur lequel est représenté un loup hurlant.

Mes passions sont ; la création, l'Histoire, l'escrime... et encore l'escrime! Je vais vous expliquer d'où vient celle-ci : un jour je me suis retrouvé dans une salle d'escrime, après une énième rixe , en plein milieu d'un duel impressionnant. La grâce, l'élégance et la puissance de leurs gestes m'ont scotchés.

Le soir même, j'ai réussi à m'inscrire et j'ai commencé un long entraînement.

J'avais alors 12 ans.

Actuellement,je...

- Loup , bon sang!!!!! cria une voix juste à côté de mon oreille.

Je sursauta et failli faire tomber le sac de pommes de terre que je portais dans mes bras.

Sœur Margareth me fusilla du regard.

Je lui souris :

- Désolé ma sœur , j'étais plongé dans mes pensées.

Elle eut un sourire narquois.

- La prochaine fois, fais attention. La sœur Anna peut maintenant déambuler partout. Il ne faudrait pas qu'elle se fasse renverser par un taureau !

J'éclate doucement de rire. C'était une bonne blague! J'étais loin d'avoir le physique d'un taureau. J'étais un garçon plutôt mince, de grande taille.

Elle ajouta, toujours en souriant ;

- Bon, tu sais où tu dois apporter ça.

- Oui, oui..

Je passa rapidement devant la sœur, et je me dirigeais vers les cuisines pour y déposer mon fardeau, lorsque par la fenêtre qui donnait sur l'extérieur je remarqua un homme étrange.

Il était en imperméable noir avec un chapeau sombre sur la tête, me masquant son visage.

Je ralentis progressivement, jusqu'à l'arrêta. Je poussa un hoquet de stupéfaction. Et avec raison!

Se sentant observer, l'homme avait redresser la tête. Il n'avait qu'un seul œil !

****
Je ferma les yeux un instant. C'est impossible !!
Les Cyclopes n'existent pas !
Lorsque je rouvrit les yeux, lentement craignant de toujours le voir, il n'était plus là.
Derrière moi, sœur Margareth me demanda si tout allait bien.
Je lui répondis :
- Oui. J'ai juste une espèce d'hallucination.
Pour la énième fois, j'avais vu quelque chose d'improbables.

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