Dimanche, Dix heures pile.
J'enfile un survêtement noir ainsi qu'un sweat à capuche qui contrastait avec la douceur du mois de Mai et chausse mes basket en toiles. Je récupère mon portable ainsi que mes écouteurs puis je sors de ma chambre et part grignoter quelque chose avant de sortir de la maison.
Mon père n'étant toujours pas réveillé, je décide donc d'aller vers le cimetière qui se situait à cinq minutes de chez moi. Je prends le trousseau de clés qui était posé sur la commode à l'entrée et m'éclipse en verrouillant la porte derrière moi. Je mets mes écouteurs et commence à marcher le long du chemin.
Une fois arrivée, je me dirige jusqu'au fond du cimetière pour aller me recueillir sur la tombe de ma mère. Je m'assois en tailleur devant la stèle et commence mon discours à base de plainte, de pleure et de colère.
Voila bien deux heures que je m'étais apitoyé sur mon sort. Il fallait que je rentre avant de subir la tornade qu'est mon père. A l'époque, c'était un homme aimant, qui s'occupait de moi du matin au soir, qui m'offrait toute sorte de cadeaux qu'une petite fille rêvait d'avoir. Je n'ai jamais su d'où il sortait tout cet argent mais recevoir ce genre d'attention me suffisait amplement pour être combler d'amour.
Mais le jour de l'accident à changé quelque chose en lui, perdre sa femme... Ma mère, l'a détruit plus que je n'aurais pu imaginer... Il a commencé a boire, un verre de temps en temps, puis une bouteille, jusqu'à devenir un alcoolique violent et dangereux.
Il n'avait jamais levé la main sur moi, sauf cette fois la, quand, du haut de mes treize ans, je suis rentré dans son bureau et j'ai compromis quelque chose d'assez important à ses yeux. Une réunion avec beaucoup trop d'hommes puissants aux yeux de l'état et tout aussi dangereux les uns que les autres. Alors mon père s'est approché de moi, m'a fait sortir de force et m'a giflé si fort que ma lèvre s'est fendu. Ce jour la, c'était le début d'une longue lignée de violence verbale et physique qui allait suivre les semaines et les mois suivants.
Je sors de ma rêverie et regarde l'heure sur l'écran de mon téléphone. Midi trente. Bien trop tard pour s'en sortir indemne.
Je soupire pour chasser les démons de mon esprit et reprends le chemin inverse en direction de la maison, d'un pas ferme et décidé.
- C'est à cette heure-ci que tu rentres ?! Cria-t-il.
Je me tourne vers lui en fermant la porte d'entrée et l'aperçoit, affalé sur le canapé avec un verre de vin à la main, son regard rivé sur la télévision qui affichait un programme de foot. Je range le trousseau à son emplacement habituel et me dirige vers la cuisine sans répondre quoi que ce soit.
- Je t'ai parlé, jeune fille ! J'espère que tu as ramené de quoi manger parce qu'il est bientôt treize heure et je crève de faim.
- Je n'ai rien pris, j'irais préparer à manger. Je garde un ton calme et posé. S'énerver ne fera qu'empirer les choses.
- Tu étais encore en train de chialer la perte de ta mère ? Tu n'es bonne qu'a ça. Me blâme-t-il.
Il est vrai que depuis son décès, je n'ai pas arrêter d'aller au cimetière, mais c'est aussi un échappatoire de cette endroit rempli de malheur. Epuisée de ses remarques, je prends mon courage à deux mains pour aller l'affronter de face, malgré la terreur qui tentait de me pétrifier sur place.
- Et toi tu n'es bon qu'a boire et te bourrer la gueule en espérant que tes souffrances s'en iront mais laisse moi te faire comprendre quelque chose, Papa. J'insistais sur le Papa, voulant le faire réagir mais il reste impassible à l'entente de ses quatre pauvre lettres qui lui était devenu insignifiante depuis bien trop longtemps et cela me faisait atrocement mal à la poitrine.
- Boire n'arrange aucun problème, au contraire. Ca les empires et retarde seulement l'inévitable. Sentant un semblant de force en moi, je me rapproche de mon père et plante mon regard dans le sien.
Depuis que maman s'en est allé, tu es devenu le connard que tu as toujours voulu fuir et te voila maintenant, à te détruire la santé et celle de ta fille, que tu charriais et protégeais. Tu crois qu'elle est fière de te voir comme ça ? De voir l'homme qu'elle a épousé, devenir un porc qui maltraite sa fille ? Moi j'en doute.
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Kidnappée par erreur, elle devient la cible d'un chef de gang
Ficção GeralPrologue Un mercredi, la famille Giordano prit la route pour se rendre au mariage de leurs amis. Ils étaient tant excités à cette idée qu'aucun membre n'avait aperçu le Dodge noire aux vitres teintées, qui les suivait déjà depuis bientôt une heure...
