Un matin, au dernier étage d'un immeuble locatif de la ville de Sion, sortait de son sommeil un jeune homme. Avec fatigue et lenteur, il réussit à éteindre le réveil qui, quelques secondes plus tôt, l'avait extirpé des bras de Morphée. Il lui fallu un effort presque surhumain afin d'arriver à se mettre assis sur son matelas gisant à même le sol. Après un bref instant, ses yeux s'ouvrirent enfin sur l'appartement délabré qu'il habitait. Et à ce moment, il se posa la question suivante : pourquoi ne suis-je pas mort dans mon sommeil? Une larme, coulant de son œil droit, s'écrasa silencieusement au sol avant même qu'il ne puisse la sécher. S'en suivirent d'autres larmes, cette fois-ci, coulant le long de ses deux joues. Ce pauvre jeune homme, à force, n'arrivait plus à retenir son chagrin et finit par fondre en larme. Un quart d'heure plus tard, épuisé de pleurer, il prit une profonde inspiration qui s'acheva en un long soupir de tristesse. Il aurais aimé rester dans sa souffrance, seul. Mais malheureusement pour lui, il devait la partager avec le monde extérieur. Il se leva donc du confortable matelas encore chaud et se dirigea vers la salle de bain. En entrant, il ne pris la peine d'allumer la lumière. Il préférait rester dans le noir afin d'éviter de croiser son reflet dans la glace. En effet, depuis qu'il s'était retrouvé dans cette misère, il éprouvait une grande honte et une profonde haine lorsqu'il lui arrivait de se regarder, par mégarde, dans un miroir. En premier lieu, il usa des toilettes. Et au même moment qu'il tira la chasse d'eau, il tourna le robinet d'eau chaude afin de se laver les mains et par la même occasion la frimousse et les dents. Ceci fait, il se coiffa soigneusement tout en prenant garde à ce qu'aucun cheveux ne dépasse de sa coupe. Il savait pertinemment que cela ne servait à rien. Mais, tout de même, cette action lui donnait l'impression d'être moins laid qu'au réveil. Après un énième soupir, il quitta la salle de bain et reposa l'outil de coiffage sur l'évier et s'en alla, ensuite, dans la cuisine. Cette fois-ci, il alluma la lumière et ouvrit une armoire d'où il sortit une tasse vide. Il la remplit avec du lait venant tout droit de son frigo, puis s'empressa de la mettre dans le four à micro-ondes afin de la chauffer. Il referma la porte dudit engin et règla le temps sur une minute. Pendant que le liquide prenant son bain de chaleur, le jeune homme ouvrit un placard renfermant une chose dont il en raffolait : le chocolat en poudre. A peine le lait ne finissait de chauffer qu'il se dépêcha de sortir la tasse du micro-ondes pour y verser quelques cuillères à café de la plus délicieuse poudre divine. En buvant son élixir, il sentit le bonheur de vivre l'envahir et, par la même occasion, le courage d'affronter l'extérieur. Malgré la grande envie de rester enfermé dans son appartement, un endroit où il se sentait protégé par ces quatre murs, il devait s'en aller au travail. Ce fut avec une angoisse dissimulée par un faux calme qu'il se dirigea vers la sortie, son manteau et son sac sur lui. Pourquoi fut-il si attristé et anxieux de quitter son doux foyer ? Que lui réserverait cette journée ?
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Les épreuves de la maladie
Genel KurguUn jeune homme, souffrant d'une maladie redoutée de tous, tentait désespérément de survivre tant bien que mal dans un monde rempli d'angoisse, de souffrance et de tristesse. Mais un jour, son destin bascula en quelques heures quand il commit un acte...
